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Fantasmes / Il est 8h59 le 30 novembre 2025

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Fantasmes / Il est 8h59 le 30 novembre 2025
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Fantasmes / Il est 8h59 le 30 novembre 2025

Un peu sec ce matin, je prépare le feu, je profite de la gourmandise du chien pour nettoyer, la lumière apparaît doucettement derrière les volets, météo chafouine, gris et doux, donc pluie et humidité, traces de pattes à venir ainsi que nouvelle organisation hydrographique devant la maison. Un ruisseau traverse le terrain de haut en bas, maintenant canalisé, sinon inondation de la terrasse. Je n'ai pas remarqué ce défaut, la saison sèche facilite les ventes de biens, sous le soleil le charme opère, quand la pluie fut venue, etc... 

Il y aura du terrassement, du "décaissage", terme que j'apprends, quelques mètres cubes à enlever pour une mise à niveau entre ladite terrasse et le gravillonnage intempestif. Rien des travaux d'Hercule certes, mais je ne suis pas un héros de l'Antiquité, mes petits bras musclés, ma brouette et ma pelle sauront se mobiliser pour éviter une submersion due à un manque de clairvoyance de l'occupant précédent, avec d'autres imperfections d'un apprenti bricoleur, ce que je ne suis pas, ni apprenti, ni bricoleur. 

Le 30 novembre annonce quelques mois frais et humides, la saignée est provisoire et devra être pérennisée et comme disait quelqu'un : Et au milieu coule une rivière. 

Le défunt Bob m'aurait regardé l'oeil rieur et comme tout bon américain de l'Ouest, aurait retroussé ses manches et fait le job. 

On a les références que l'on accumule au fil du temps, représentations fantasmées d'un mode de vie, sans les  tracas du concret. J'avais échangé quelques mots avec un écrivain américain lors d'un salon, Rick Bass me semble-t-il, chantre de cette vie dans une vallée du Montana, oeil goguenard aussi quand il évoquait la réalité de ce coin, entre les grizzlis, les promoteurs et le froid extrême avec l'absolue nécessité de savoir manier moult outils autre que la plume ou l'ordinateur. Nous étions au chaud dans les allées d'un salon du livre. Et moi de l'écouter, fasciné par cette double compétence, la plume et le marteau. 

J'entends d'ici les soupirs de mes proches sur l'indécrottable rêveur que décidément, l'expérience de l'âge n'aura pas réussi à faire descendre de son nuage. 

N'exagérons pas, ce n'est pas "Jeremiah Johnson". 

L'actualité ukrainienne est une suite de rencontres stériles avec, au milieu, une intervention officielle de Poutine annonçant (rien de neuf) que de toutes façons il n'y aurait pas de négociations tant que les troupes ukrainiennes n'auront pas quitté les territoires que nous revendiquons. Nous les prendrons, de force si celles-ci ne partent pas de leur plein gré. 

C'est limpide. 

Soit, l'Ukraine laisse un bout de son territoire, soit l'Occident les arme, les aide ou...laisse tomber. Au vu des dégâts sur les infrastructures qui s'aggravent, il est à craindre que l'Europe fasse comme d'habitude, un pas en avant, deux pas en arrière. 

Poutine a dit également avec un sourire narquois qu'il ne voyait pas pourquoi il s'attaquerait à l'Europe de l'Ouest. En effet, on ne voit pas trop, l'Ukraine est une ancienne province de l'ex-URSS, comme les pays Baltes.

A suivre. 

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Les mots, des mots, toujours les mêmes / Il est 8h46 le 29 novembre 2025

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Les mots, des mots, toujours les mêmes / Il est 8h46 le 29 novembre 2025
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Les mots, des mots, toujours les mêmes / Il est 8h46 le 29 novembre 2025

Le plus difficile dans la rédaction d'un billet journalier n'est pas la succession de lettres censée développer une idée, une histoire ou une opinion, non, ce n'est pas cela. 

C'est l'indifférence, le manque total de commentaires, la sensation inverse de celle rencontrée sur fbk, à savoir le silence. On se fait plaisir à aligner des mots, de manière plus ou moins heureuse, écrire pour ne rien dire est aussi un art consommé. Molière se moquait gentiment de ces gens qui se haussaient du col en énonçant des banalités d'un ton sentencieux, comme autant de vérités définitives. Elles l'étaient, pour eux, annonçant la fin d'une ombre de travail neuronal, l'ébauche à peine esquissée d'un développement à venir sur un sujet qu'il convenait d'abord de définir, avant, toutefois, d'en dessiner les contours, liés avant tout à la bienséance. Un honnête orateur se doit à son auditoire, par respect avant toute autre considération, la lassitude n'étant pas la moindre des blessures d'amour propre, un baillement vite étouffé est un signe d'ennui assassin. Il suffit alors de trouver la chute appropriée, point final à un supplice oral à nul autre pareil. 

La rédaction de ces quelques lignes souligne l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir avant de capter l'attention de ces millions de doigts en déshérence sur les claviers ou écrans actifs, quelque soit l'heure. La planète tourne, les fuseaux avec, il y a toujours quelqu'un de disponible pour vaquer à une circulation numérique, tomber par hasard, ou par occurrence sur votre prose. J'écris encore pour ne rien dire, histoire de conforter celles et ceux...qui ne remarqueront même pas que je m'adresse à eux. 

Un carré de fidèles suit les vaticinations, les avis de lectures ou autre opinions vacillantes sur tel ou tel évènement, choix à opérer avec discernement, les mots-clés reviennent en boucle : 

Trump, Israël, génocide, M'Bappé, Ukraine, Poutine, migrants, météo, climat, fachos...gauchistes,etc... 

Tout dépend du canal choisi. Je suis passé à côté de quelques évènements dramatiques, qui se sont déroulés sans mon autorisation, celle d'être au courant. 

Je lis qu'un couple a appris le décès accidentel de leur fille trois mois après, celle-ci vivant ailleurs, dans un autre pays. Ils appellent et apprennent qu'elle n'est plus de ce monde. Trois mois quand même... Ces gens ont appris la mort de milliers de Palestiniens à Gaza au cours de ce trimestre. 

Cela m'est arrivé d'apprendre le décès d'un oncle deux ans après son enterrement, par hasard, un jour de Toussaint, cela ne s'invente pas. Nous n'étions pas proche mais je l'aimais bien quand j'étais gamin, un homme gentil tout simplement. 

J'espère que je n'apprendrai pas la mort de certaines personnes, par hasard, au détour d'un clavier. Un ami m'a demandé, suite à une mésaventure de ce type, de ne pas déménager sans lui donner ma nouvelle adresse. Il était passé chez un ami à lui et avait découvert qu'on l'avait enterré la veille, son fils n'ayant pas trouvé ses coordonnées pour le prévenir. 

Il n'y a pas de mot-clé, juste l'envie de garder le contact, ensuite, il n'y a pas d'après. 

Bonne journée

La bande-son ne suscitera pas de commentaire, quant aux images, elle date du 19 décembre 2017.

 

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Les conscrits / Il est 7h09

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Les conscrits / Il est 7h09

En 1980, j'ai passé l'année dans l'est de la France, à sympathiser avec des jeunes gens de mon âge, plus jeunes en général, le tout pour obéir à une obligation à laquelle je n'ai pu déroger, à savoir le service militaire. Inutile de vous dire, je vous le dis quand même, le brassage social ne fonctionne pas, c'est une vue de l'esprit, concrètement vécue par votre serviteur. Passé ce constat, l'autre aspect réside dans le service à la nation, la défense de la "patrie", concept déjà évoqué consistant à conditionner une population en lui faisant croire qu'elle forme un tout homogène sous prétexte qu'elle habite sur un territoire donné, géographie ô combien fluctuante, demandez aux Alsaciens, aux Lorrains et plus d'actualité, aux habitants de l'est de l'Ukraine. Cette foutaise loin de tout, je la vécus sans aucune conscience particulière, à l'époque déjà, j'étais un mauvais sujet, sans me cacher et je peux vous assurer que je n'étais pas le seul. Le troisième point réside dans l'organisation de ce camp de vacances, non payé je précise dont la principale occupation était...rien. Le néant fait homme, l'alcool, le tabac, le machisme de caniveau, et du virilisme de pacotille, voilà, c'est ça le service militaire. Alors aujourd'hui, dix mois à glander, à défaut d'être au chômage, entre deux CDD, à suivre une hypothétique formation et entendre des discours débiles sur la défense de la liberté ( celle de qui ?), à subir la montée de l'extrême-droite de l'intérieur, au coeur du sujet vérolé que devient l'état français. La discipline militaire (sic), l'intolérance, la violence institutionnelle, la guerre comme moyen de s'affirmer, l'appartenance à une famille (je l'ai lu!), si vous voulez faire la promo, envoyer vos mômes, vous pouvez, ne pleurez pas ensuite sur ce qu'ils vont devenir. 

Macron s'en fiche, il sort ça de son chapeau face à un Poutine qui doit bien se marrer, lui qui va puiser dans les prisons la chair à canon (ou à drone), nous, on essaie de reconstituer un sentiment national via l'uniforme. Pas besoin, consomme de la presse Bolloré, essaie de supporter la vue du bellâtre marketté, et si tu rentres dans le moule, c'est bon, tu es prêt. 

Dans la série bourrage de crâne, sondage bidon en appui, nos jeunes seraient partants pour 10 mois de lavage de cerveau, remarquez, vu les conscrits, il n'y a plus grand chose à nettoyer, c'est propre. 

Une dernière pour la route :

Chauve dehors...chauve dedans et

...Chauve qui peut. 

Bonne journée

P.S / J'ai entendu un général en retraite affirmer haut et fort sur un plateau de télé qu'il n'aimait pas la guerre. Je me demande où, quand et comment il a glané ses galons. Le thème de l'émission concernait l'Ukraine et le danger d'une guerre à nos portes. Poutine, lui, il l'aime bien...la guerre. 

La bande-son va de soi et les images de vacances (pas sûr), le massif de l'Oisans en 2010. 

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Je voulais vivre d'ADELAIDE DE CLERMONT-TONNERRE aux Ed Grasset

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S'attaquer à Dumas demande du talent, à défaut de modestie. Il y a eu une suite à " Autant en emporte le vent", gros coup marketing, nous voici dans un "spin off" des trois mousquetaires. Milady est un personnage comme on aime, double, triple, complexe, belle à se damner (ah, cette phrase !). Avait-elle besoin d'être réhabilitée ? Car c'est de cela qu'il s'agit, lui trouver un substrat suffisamment épouvantable sur lequel la plante vénéneuse a pu pousser, puiser les éléments nutritifs alimentant une haine farouche de l'espèce humaine, des hommes en particulier, un peu de ses soeurs, s'en défendant mais c'était pour la bonne cause cette fois-là.
D'Artagnan est le personnage emblématique, improbable détective du destin de l'aventurière, cherchant lui même à se dédouaner quarante ans plus tard de comportements que l'on qualifierait de machiste aujourd'hui, mais fort courant à l'époque. Milady ne serait-elle que l'arme fatale dont peuvent rêver les féministes contemporain(e)s ? C'est une femme qui a écrit ce roman, brillant et facile à lire, qui nous emporte dans un tourbillon dont on connaît la fin, cruelle, connue de chacun, les détails sordides étaient-ils nécessaires ? Peu importe, la balance oscille en permanence, allers-retours incessants entre justifications hasardeuses et culpabilités assumées. Une personnalité hors-norme nous est dévoilée, juste suggérée chez Dumas, galanterie ultime.
Milady avait toutes les raisons de se jouer des hommes, de se venger, et avec elle, toutes les femmes du passé, du présent et celles à venir, étendard sulfureux dont le pauvre d'Artagnan ne sait que penser au crépuscule de son existence. Les invraisemblances de la fiction sont pardonnées, l'autrice à tous les droits, il n'y a aucune base historique documentée, une simple histoire de parure à la cour d'Angleterre qui inspira Alexandre Dumas, tout le reste n'est que le fruit d'un imaginaire et d'un sens du rythme jamais démenti.
L'autrice connaît son Dumas, comme si dans l'écriture de ce livre, elle avait eu en permanence, sur la table d'à côté, ou dans une boîte ouverte à gauche de l'écran de son ordinateur, le texte, ou l'ordre des différents lieux fréquentés par la belle, course contre la montre, entre carrosses et cavalcades, châteaux et auberges douteuses.
Le grand danger de ce genre de littérature est l'inévitable comparaison.
Un monument de la littérature française du 19ème siècle, l'âge d'or, adulé et mondialement célèbre, et une autrice, certes douée, mais noyée dans un amoncellement de romances à succès. Elle n' y est pour rien mais était-ce bien raisonnable ?
Un prix quand même, récompense d'un travail consciencieux.
A lire, vous passerez un bon moment, sous l'oeil goguenard d'Alexandre le Grand.

P.S / J'avais en tête au cours de cette lecture le visage d'Eva Green, visage de Milady dans les deux films consacrés aux Trois Mousquetaires. 

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Ré-unions ? / Il est 8h07 le 25 novemebre 2025

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L'amateurisme des équipes de la première puissance de ce monde laisse pantois. Dans le conflit ukrainien, agression caractérisée d'un pays par un autre pays, c'est l'agresseur qui tient la main des rédacteurs d'une proposition qui ne peut être refusée du genre, "retenez-moi ou je ...m'en vais", rédacteurs qui s'embrouillent sur l'origine du texte, secret de Polichinelle quand on jette juste un oeil sur les modalités. A un journaliste plus courageux que les autres, la confusion de la réponse donnée confirma que Trump et ses courtisans avaient peu ou pas participé à l'élaboration de ce texte. Le Congrès, certains sénateurs, même républicains, commencent à trouver la potion un peu amère. Le clown perruqué à demi sénile éructe, balance ses trois mots de vocabulaire et envoie sa porte-parole vomir à sa place des horreurs sur à peu près toute la planète. 

Chez nous, le budget a été rejeté à la quasi unanimité. Du jamais vu, pour des raisons diverses, les députés, sauf un, ont envoyé valser un budget dont ils discutent depuis plusieurs semaines. Le sénat va, quant à lui, envoyer promener tous les amendements, et renvoyer le texte corrigé devant l'Assemblée nationale, si j'ai bien suivi le processus. 

Le premier ministre, dans un accès de lucidité, propose un résumé de l'ensemble en cinq points, sur lequel les députés devront se prononcer par vote. Il ne sait plus trop comment se dépêtrer d'un sac de noeuds qu'il a lui même créer. L'intervention entrevue sur le Net est un modèle de langue de bois assez brillant, jouant sur la division du texte global en plusieurs thématiques, espérant ainsi trouver des majorités de circonstances sur les quelles il pourrait s'appuyer, notamment des points de divergence entre les composantes de la "gauche", avec un clin d'oeil touchant au RN en fin d'interview. Je décrypte la rhétorique de contre-feux d'un monsieur intelligent, fidèle parmi les fidèles d'un président au fond du trou, celui-ci toujours en vadrouille entre deux sommets internationaux. 

Ceux-ci se multiplient, les guerres continuent leur chemin de destruction, d'autres conflits se préparent, et tous ces gens parlent, discutent de la date de la prochaine rencontre our évaluer les forces en présence, l'envoi éventuel d'une force d'interposition, mais il faut réunir d'urgence une assemblée générale de l'ONU, ah, non, cela n'est pas possible, untel et untel sont interdits de visa sur le sol américain, et bien, à Genève, non plus ? 

La Suisse se rebiffe, nous ne sommes pas une roue de secours, et la délégation de claquer la porte...

Au passage, la secte Boko Haram a enlevé plus de 300 lycéennes dans le Nord du Nigéria, des chrétiennes ...mais je m'aperçois avec effarement que ce drame a eu lieu il y a dix ans, et que plusieurs de ces jeunes filles n'ont jamais été retrouvées. Je ne sais plus, dans toutes ces exactions, elles s'accumulent, restent flotter sur l'Océan du Net, réapparaissent et s'échouent sur le sable. 

Il faut trier encore et toujours, si l'on veut être crédible. 

Je croyais que c'était une blague, apparemment non, Sarkozy sort un livre sur ses trois semaines de prison. Je demande confirmation, si quelqu'un peut me donner la date de sortie de ce concentré de philosophie carcérale. 

Les calendriers sont terminés, j'informe les impatient(e)s. 

Bonne journée

La bande-son de l'ami Jacques Brel, une de mes chansons préférées, ne pas trop l'écouter tant elle touche au coeur, tant elle dit de vérités. 

Les images retrouvées montrent des tableaux inconnus et une promenade sympathique en forêt de Brocéliande, prises en 2014, comme le temps passe. 

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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025

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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025
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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025
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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025
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Le calendrier est en cours de conception, fin novembre, il est temps de fouiller dans les clichés de l'année 2025. 

Moins deux degrés ce matin, le retour de la douceur est prévue cette après-midi, avec la pluie. Demain, des bricoles administratives m'attendent, tout ce que je fuis de plus en plus. L'actualité distille son lot de misères, c'est son travail que de faire sentir à nous autres, que nous sommes globalement à l'abri, sauf à considérer qu'il faut ériger des barrières pour nous protéger de ce qui se déroule ailleurs. Il y a " eux " et nous. La bataille fait rage dans le microcosme occidental, citadelle assiègée.

Le thème est récurrent, et je m'aperçois qu'il l'est chez moi, à protéger je me demande quoi au juste... Un mode de vie qui n'existe plus, des priorités qui deviennent minoritaires. Je regarde les trains passer, je ne les prends plus que rarement. 

Les contacts se font rares, réels, les autres, via les écrans, sont la règle. Dans une vie antérieure, vivre à la campagne signifiait un isolement réel, le contact physique, visuel était rare, faute d'habitants. Aujourd'hui, j'ai toute la planète si je veux échanger, pauvrement certes, mais quand même un peu. Des images d'un peu partout me suffisent, pourquoi s'embarrasser de soucis logistiques quand votre métabolisme vous susurre qu'il serait temps de poser les valises, que tout ce bruit et ces mouvements de foule, ma foi, c'est fatigant, que les images, tu en as des tonnes, à ne savoir comment les trier, et pour qui ? 

J'ai fait le job, il me semble, de se faire plaisir, d'essayer d'être ....ce que je ne suis pas, d'assumer les erreurs, celles que l'on fait tous, plus ou moins, d'en tirer les leçons comme il est coutume de dire, là aussi, pour en faire quoi ? Il n'y a pas d'après, pas de deuxième chance, de recommencer avec les chemins que l'on n'a pas pris, faire avec ce que l'on a ou pas, regarder passer les trains, l'auto garée devant la fenêtre ne fait pas rêver, elle est utile, le mot est lâché, utile, à appliquer avec modération pour soi, à jeter après usage, dans le regard de l'autre, des autres plus exactement. 

L'autre jour, pour la première fois, ma mère ne m'a pas reconnu, elle cherchait, je le voyais dans son regard, je lui dis, elle n'était plus là, ailleurs, oui, ah oui, Gilles, je l'ai pas vu depuis longtemps, mes fils ne viennent pas me voir...

Terrible mais prévisible, on se prépare, jamais assez, c'est inutile, et vous vous dites que le prochain, ce sera peut-être vous, voyant arriver un inconnu, ou une inconnue, vos enfants, ah oui, je me souviens, puis regardant votre chien, lui, sait, et moi aussi, je sais. 

Un dimanche à la campagne, j'ai allumé le feu, un calendrier à terminer, un roman à poursuivre, commencé hier soir, sur Milady, je vois Eva Green, fiction greffée sur l'Histoire, facile et la belle voit sa vie revisitée par ses bourreaux d'un jour, elle qui les fit souffrir tant et plus. 

Romanesque en diable que cette femme-là. 

Bonne journée

La bande-son était l'idée que je me faisais d'un rêve, illusion dissipée dpuis, et les images sont la réalité d'aujourd'hui, séquences.

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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025

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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025

Un titre ce matin a attiré mon attention :

"Les négociations piétinent pour la survie de l'humanité"

Il est question de la COP 30 au Brésil, réunion dont il ne sortira pas grand chose, les désaccords portant sur l'essentiel, en l'absence de la première puissance économique à la tête de laquelle officie un climato-sceptique roulant pour ses copains patrons d'entreprises pétrolières. La période actuelle est sombre dans ce domaine même s'il faut se méfier des cassandre. Les initiatives existent, elles sont importantes dans certains pays, la Chine par exemple joue sur tous les tableaux, assurant une mainmise sur des technologies et les ressources nécessaire à leur mise en oeuvre, tout en assurant son fonctionnement quotidien par les énergies fossiles, toujours majoritaires dans le fonctionnement de notre mode de vie, le leur comme le nôtre. Dans le même temps, le tsunami de l'IA, bulle ou pas, enclenche une série de constructions de datacenter, fort gourmand en énergie et en eau, denrée précieuse s'il en est, dont le réchauffement climatique prive des sous-continents entiers. L'on pourrait multiplier les contradictions, les oppositions et conflits d'intérêts totalement impossibles à concilier. 

Peut-être l'accouchement d'un monde nouveau se déroule-t-il sous nos yeux ? Les périodes intermédiaires sont souvent chaotiques, chacun se positionnant, par des guerres, des calculs cyniques aux conséquences inconnues. La guerre au Moyen-Orient n'est que la suite du démantèlement de l'Empire britannique, de ses nombreuses possessions aux formes juridiques multiples, protectorats, colonies et autres ports francs. La Palestine est une région du monde comme une autre, pas très riche, au peuplement très ancien, un bout de désert accolé à la mer, terre de prophète tombée dans l'escarcelle anglaise qui protégeait ses routes commerciales. Le coût supplantant le bénéfice, l'Empire n'eût de cesse que de vouloir s'en débarrasser, en promettant à tous, juifs et arabes, le même territoire, sous une forme juridique différente, la main sur le coeur, attisant des conflits locaux, avec pour but de bouter l'Empire ottoman, lui-même en fin de vie. De l'histoire ancienne, aux méthodes obsolètes dont la région paie la précipitation aujourd'hui. 

Dire cela n'affranchit personne de ses responsabilités actuelles, je veux dire depuis un demi-siècle maintenant. Les Anglais n'y sont plus depuis longtemps, les Turcs aimeraient avoir leur mot à dire et la création d'un Etat pour une diaspora qui n'en demandait pas tant semblait avoir résolu le problème en mettant le peuple du cru sous le tapis, espérant sans doute que l'opprimé aurait le comportement du perdant, à savoir l'humilité et le fatalisme. 

Ce ne fut pas le cas, et nous en sommes à un noeud de vipères, d'accords militaires et commerciaux, d'une épine palestinienne que personne ne sait au juste comment extraire de ce corps moyen-oriental. Nous voyons au grand jour des oligarchies finançant des factions hostiles tout en maintenant des bases de l'ennemi déclaré sur son propre territoire, un président américain vendant ses armes à deux armées possiblement hostiles, le tout devant les caméras du monde entier, entériner un plan d'occupation qui n'aboutira à terme qu'à l'annexion pure et simple de Gaza, de la Cisjordanie, c'est écrit, le tout sur fonds d'affaires où l'argent coule à flots, investisseurs en tous genres affluant d'anciens frères ennemis. Le peuple palestinien, qui s'en soucie vraiment, en dehors de tout calcul, en lisant à travers les discours de circonstances, les fausses empathies surjouées. 

Je repense souvent à Lawrence d'Arabie, idéaliste se pliant aux règles de la realpolitik, l'entrevue avec Faycal et le général en poste au Caire révélant le fin mot de tous ces salamalecs. 

Trop d'argent circule dans ce coin du monde pour que l'on se soucie du sort de quelques millions d'êtres ballotés par l'Histoire, les exemples abondent, celui qui me vient à l'esprit est le sort des Tibétains...

Qui s'en préoccupe ?

Personne. 

Bonne journée. 

 

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Impunités / Il est 8h57 le 21 novembre 2025

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L'Europe dit non à Trump, titre trompeur . En ont-ils les moyens ? Après les nombreuses compromissions récentes, vis à vis de Poutine comme vis à vis d'Israël, l'Union européenne pique sa petite crise d'identité. Il paraîtrait invraisemblable de dire oui au plan de capitulation proposée dans les conclusions de conversations entre les USA et la Russie, sans les premiers concernés, c'est à dire l'Ukraine et l'Europe en arrière-plan, littéralement et honteusement ignorée. Poutine a tenu la main du clown perruqué. 

L'acceptation du plan sur Gaza a permis de réduire les bombardements sur ce territoire, tout en continuant à humilier le peuple martyr, livraisons d'aide humanitaire au compre-gouttes, tracas quotidiens sur la délimitation (une de plus) d'une ligne jaune dont on se demande quelle fonction peut-elle avoir si ce n'est de trouver des raisons fallacieuses de bombarder de nouveau. L'accord est mort-né, il consacre la réduction du territoire, enfermant un peu plus les habitants dans un réduit, tenu encore par le Hamas, justifiant dès à présent de futures interventions, avec justifications de l'Etat d'Israël de son droit de se défendre, de brandir l'impossibilité d'un état palestinien avec de tels interlocuteurs. De facto, rien n'a changé. Le groupe islamiste est toujours là, son désarmement est une vue de l'esprit, comme celui du Hezbollah au Liban, incapable de dissoudre des factions qui s'acharnent sur ce pays. Israël intervient quand bon lui semble, donnant des ordres d'évacuation au peuple libanais en fonction de frappes "préventives" au coeur même de la capitale. On n'ose imaginer pareille situation nulle part ailleurs dans le monde. Les camps de Cisjordanie sont devenus inhabitables, les colons fanatisés harcèlent les Palestiniens, protégés par l'armée, personne au niveau international ne bouge le petit doigt. Seuls quelques élus occidentaux s'aventurent et témoignent, pour se faire insulter en rentrant chez eux, dans notre beau pays de France, qui devient une nation aux relents fétides, comme un fruit trop mûr. 

Et notre budget qui n'en finit plus de se faire dépecer, et les gagnants sont...

Il a neigé cette nuit, moins cinq degrés ce matin, le chien découvre la blancheur. 

Mes préoccupations sont bien loin de ces nuits de terreur vécus en Ukraine et ailleurs, Soudan, Gaza et d'autres dont j'oublie le nom. Le monde est petit me disait quelqu'un récemment, pour quelques uns seulement, pour les autres, il est une grande inconnue, celles et ceux, les sédentaires, écrasante majorité qui a peur des ces territoires vus sur Internet ou sur d'autres écrans, le repli sur soi est devenu un réflexe, comme l'enfant qui se réfugie dans une cachette connu de lui seul image lue dans un roman récent. 

Les voyages ouvrent les horizons, j'ai dit le voyage, pas le tourisme mais ceci est un autre débat. 

J'ai commencé le tri d'images pour le calendrier de 2026, il est temps, choix limité par l'égarement de clichés, à voir dans les tréfonds de disques durs, externes et internes. 

Bonne journée

La bande-son est comme une évidence, il le dit depuis toujours, pas de bas de front chez nous, pas des cons, juste des ignorants dans un pays qui offre à ses habitants tous les moyens d'ouvrir son esprit, c'est gratuit.

Images d'ailleurs, allez-y, vous ne craignez rien. 

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Coléoptère menaçant / Il est 9h14 le 20 novemebre 2025

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La météo est normale pour la saison. Un 20 novembre suppose une certaine fraîcheur, 2 degrès, humidité tenace, et couleurs absentes, je rajoute le vent, même Athos ( mon chien ) a mis ses quatre pattes dehors le temps de satisfaire un besoin naturel, vite revenu au chaud. Il neige depuis dix minutes. L'actualité législative se déroule au Sénat, chambre d'échos de nos campagnes dont on se demande quelle est son utilité aujourd'hui. Elle détricote toute avancée sociale, le retour des textes vers l'Assemblée nationale promet un statu quo "ante", quid de la suspension de la réforme des retraites ? N'étant pas constitutionnaliste, je ne saurais dire si nous n'allons pas droit vers une situation bloquée, un buget non voté avec pour résultante, des textes promulgués par une succession d'ordonnnances, nécessaires applications de mesures dites de fonctionnement. Il n'existe pas de "shudown" comme aux USA, quand les fonctionnaires ne sont pas payés. Je connais quelques beaufs qui applaudiraient, et râleraient si les hopitaux fermaient pour cause de salaires non versés. Cela n'arrivera pas. 

Trump traite une journaliste de "truie" ! Et la porte-parole trouve ça normal car elle l'a bien cherchée. Invraisemblable plongée dans la médiocrité la plus crasse et ce type décide de la guerre ici et là. Si j'arrête de m'intéresser à tout cet étalage de vilénies, je pourrais envisager d'avoir une autre opinion de l'espèce à laquelle j'appartiens, me plonger dans la lecture, admirer les oeuvres de peintres connus et inconnus, visionner quelques-uns de mes dvd, parcourir les plateformes à la recherche de pépites introuvables. Puis, toute consommation terminée, essayer de re-créer mes univers personnels, moments de grâce qui, hélas, ne se décrètent pas. 

Mais non, l'analyse sérieuse de journalistes crédibles n'enlève rien à la réalité crue étalée à nu, de ruines fumantes, d'interviews déchirantes. 

Certains se promènent de par le vaste monde, très occupé à prendre leurs marques dans un ailleurs, évitant ainsi de prendre leur part d'empathie, c'est si simple d'être un occidental, toujours plus riche que les trois-quarts de la planète qu'il arpente. Je me suis apercu de la naissance de ce sentiment d'être un super-privilégié, ce qui, en rentrant chez moi, devenait un agacement permanent face aux couinements de gens manifestement sans problèmes majeurs, préoccupés par la défense de leur pavillon de banlieue ou d'ailleurs, du placement de leurs petites économies, et de la sécurité de leur petite personne dès qu'une mouche vole trop prés. 

La politique, c'est un peu tout ça, l'oubli de l'autre, de celui qui vit ailleurs, le sentiment un peu vain d'une supériorité auto-centrée menacée par ceux que l'on a vu, loin de chez nous, la misère n'est pas moins pénible au soleil, elle est plus photogénique dans l'album du voyage, en images seulement, mais pas chez nous, non merci. 

Je vous laisse, mes quelques rares lecteurs, j'ai du bois à ramasser...

Bonne journée

Images d'Inde du sud 2013 et l'album de Bruce Springsteen " Nebraska" à entendre dans le biopic qui vient de sortir sur les écrans. 

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Esbrouffe et vieilles dentelles. / il est 9h11 le 19 novembre 2025

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Les ARS - Autorité régionale de santé - seraient sur le point d'être remises en cause. Leurs compétences, souvent décriées pour leur caractère autoritaire et comptable, seraient départementalisées. L'on continue de fermer des lits, il est très difficile de trouver un médecin généraliste, en ville ou à la campagne, le système hospitalier manque de personnel, et les accès à la formation sont réduites d'année en année pour cause de réduction des dotations budgétaires. Une plus grande proximité avec les citoyens serait la bienvenue. Nous sommes dans un pays où les pouvoirs décisionnels sont confiés à des hauts fonctionnaires nommés en conseil des ministres, préfets, sous-préfets, et autres responsables (dont l'ARS fait partie). Ces gens sans légitimité démocratique ont plus de pouvoir que le député du même territoire ou le conseiller régional, élus, qui doit rendre des comptes, passer par un budget très strict, le faire approuver, etc...processus long et peu réactif. Un préfet rend des comptes, certes, mais n'en réfère qu'à son supérieur direct, le ministre de d'intérieur, voire à personne, quand la situation l'exige, d'où les dérapages fréquents dans le maintien de l'ordre, d'où l'arbitraire mal compris des citoyens. La multiplicité des domaines rend sa tâche sujette à erreurs, ce qui est humain, l'omniscience restant du domaine de la fiction. 

L'ARS quant à elle ne sera pas regrettée par les élus de territoire, ni par les personnels médicaux et para-médicaux. Il reste à savoir qui sera choisi, et par qui ? 

Autre chose :

Je ne saisis pas vraiment comment les trafics de drogue ont pu se répandre à une telle vitesse, apparemment hors de contrôle à Marseille ou Grenoble. Les discours sécuritaires des différents ministres de l'intérieur de l'ère Macron sont d'une stérilité affligeante. Manque de moyens, incompétences diverses nous amènent à l'assassinat "préventif " d'un gamin dont le seul tort fut d'avoir un frère engagé dans cette lutte contre le narco-trafic. Les cris d'orfraie du ministre concerné sont indécents, plus préoccupés par un trait d'humour d'un bateleur. Monsieur, occupez-vous de vos hommes et non de ce que l'on dit sur eux...

Je ne suis pas un boute en train de la répression mais je me souviens, ayant habité Grenoble, d'effets de manche du sieur Darmanin alors ministre de l'intérieur, descendant dans l'arène des quartiers, préalablement prévenus, que nous allions voir ce que nous allions voir, et nous avons vu, tout le monde de sourire, des quartiers propres et exempts de tout trafic, là où, la veille, sévissaient quelques gangs bien connus. L'esbrouffe et les effets d'annonce, la com' ne fait pas une politique. 

Et la stigmatisation non plus, pour celles et ceux coutumiers d'appeler "racaille" tout ce qui porte capuche, sur les réseaux comme dans les ministères ou plateaux de télé. 

On voit le résultat. 

Retroussez vous les manches et fermez vos g..... !

Ce sera tout pour aujourd'hui.

Bonne journée

La bande-son est connue, les images beaucoup moins, juste pour illustrer l'absurde.

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