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Vigilance / Il est 7h22 le 3 décembre 2025

Publié le

Vigilance / Il est 7h22 le 3 décembre 2025
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Vigilance / Il est 7h22 le 3 décembre 2025

J'ai la campagne à mes pieds, en haut d'une colline qui domine la plaine, j'aperçois au loin la Loire, quelques monts au loin vers le sud-ouest, les contreforts du Massif Central. Le hameau que j'habite comprends une dizaine de maisons, dispersées entre des prairies et des bois, habitées par ce que je vois s'échapper des cheminées, les poêles fonctionnent ici, l'abondance de bois de chauffage permet de garder une demeure au chaud quand les températures baissent et l'humidité perfide transperce les os. Je fais livrer quelques stères début de semaine prochaine, la réserve-cadeau trouvée en arrivant s'épuise. Nulle inquiétude, j'ai une aire de stockage abritée des intempéries, ancien entrepôt de vieilles voitures, l'ancien occupant rafistolait des guimbardes d'un autre âge. Je fais connaissance avec des voisins qui me laissent entrevoir, comment dire, un univers inconnu de moi, et dont je doute fort de partager les goûts culinaires. Le sanglier est un animal commun par ici, les chasseurs le suivent de près, quelques têtes de ces animaux ornaient un établi quand j'eus l'idée d'aller inviter ces gens à prendre un café d'ici quelques jours. Je fus bien reçu, au son du chalumeau brûlant les soies disgracieuses des museaux étalés. Le décalage s'accentua avec le récit de scènes de chasse, et la proposition d'une préparation maison d'un "fromage de tête" ainsi que de quelques tranches de viande dont la masse inerte trempait dans une bassine, en attendant la découpe. 

J'ai mangé du sanglier il y fort longtemps, la hure comme me rajouta le fils sur un ton de connaisseur, le lance-flamme à la main. 

Le voisinage est un concept qui s'étiole dans le milieu urbain, les fêtes plus ou moins artificielles recréant le lien social (sic) ne changent rien à l'affaire. En campagne, le marketing rural tente de recréer une image de partage et de camaraderie, une solidarité indispensable à celles et ceux qui vient là, isolés, lieux de résidences non choisis, contraintes économiques à la clé. Ceux comme moi, qui y sont venus, le sont pour des raisons autres, d'économie aussi, l'immobilier y est bon marché et l'on comprends très rapidement pourquoi. 

Je reviens vers les voisins, dont je ne connais pas l'itinéraire, dix années de présence, avec une vie antérieure dont je ne vais pas tarder à connaître les détails. 

Ayant eu une expérience de milieux ruraux défavorisés, oubliés selon la terminologie politique en cours, je n'en connais que mieux les limites, sans l'imagerie faussement bucolique qui s'y rattache, la réalité est hélas plus peuplée de haies et de barbelés, de panneaux d'entrée interdite et de chiens menaçants. La nature est confisquée, propriétés privées et en aucun cas synonyme de liberté d'aller et venir dans les chemins creux. Les régions d'élevage, activité séculaire, ont une nature cloisonnée sillonnée de petites routes reprenant les anciens chemins coupe-gorge du Moyen-âge, beaucoup plus incertains que le bitume viabilisé. Je dis cela en visualisant quelques panneaux sur lesquels l'inscription "voisins vigilants" suppose une surveillance sourcilleuse du bien commun.

Est-ce le sanglier, la cause de ces regards méfiants au travers des persiennes ?

Que nenni, les malandrins rôdent, c'est bien connu... 

Bonne journée

Avis de lecture à venir quand mon réveil sera achevé. 

La chanson de Montand va si bien avec l'image d'avant. Quant aux clichés d'aujourd'hui, quelques extraits de vacances de 2014, dans le sud-ouest. 

 

 

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Après, il n'y a rien / Il est 6h56 le 2 décembre 2025

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Après, il n'y a rien / Il est 6h56 le 2 décembre 2025
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Après, il n'y a rien / Il est 6h56 le 2 décembre 2025

Macron s'entretient avec Trump après avoir reçu Zelensky. Ils finiront par jouer au golf ensemble. Le seul qui compte n'est pas là, lui, il entretient son point de vue en envoyant chaque nuit des dizaines de drones et de missiles. Il faut que quelqu'un leur dise que l'arbre à palabres ne fonctionne que si tous les protagonistes sont présents. Je ne connaît pas l'Afrique dite "noire" mais le peu que j'en sais dans la résolution des problèmes du village, dans la tradition, reposait sur la présence des plaignants. 

Là, nous avons des discussions interminables, au soleil de Floride, sans le principal intéressé. 

Au QG des opérations concernant Gaza et le plan de "paix" de Trump, un bâtiment de trois étages, au rez de chaussée, Israël, au premier, les diverses ong, au second, les Américains et...les Palestiniens sont absents. Est-il besoin d'épiloguer sur la suite ? Un protectorat est en train de naître, avec une présence israélienne permanente, une force onusienne, une force américaine, le tout se partageant des territoires avec en ligne de mire...un statu quo, une vague promesse d'état palestinien dans l'accord, caduc;  puisque Israël n'en veut pas. 

Chez nous, les discussions continuent, point par point, après le budget de l'Etat, voilà la Sécu, tractations entre le PS et le premier ministre, sur un projet fédérateur, puisqu'apparemment le Parti socialiste a les clés du camion, pivot d'un vote ou d'un non-vote de ce budget, les autres ont déjà dit non. Noël approche et sa trève des confiseurs. Dur, dur d'être un élu, difficile aussi de trouver un médecin, un artisan, professions honorables manquant de prétendants. 

La réalité d'en bas se trouve dans les petits détails, ceux qui vous empoisonnent ou embellissent votre vie quotidienne. Pas de drones tueurs, estimons-nous heureux, à chacun ses petits bonheurs. 

Je me parlais à moi-même hier soir, panne d'orange-tv, je me mets un blockbuster sur Netflix, je lis ensuite en regardant mon chien dormir, après une après-midi de cavalcades. 

Je disais donc que je soliloquais, après avoir appris le décès de quelqu'un de mon village, pas un ami, non, un ancien élu. Je n'habitais plus là quand il officiait. J'y étais par contre quand il sévissait quelques années auparavant, jeune et impulsif, le souvenir lointain qui remontait à la surface me mettait mal à l'aise, de ces images d'êtres chers depuis longtemps disparus, blessés et traînés dans la boue par ladite personne. 

Je ne lui souhaite rien de spécial dans l'au delà vu qu'après, il n'y a rien. 

Bonne journée

La bande-son n'a aucun rapport, les images non plus, Randolph Hearst Castle, un Trump des années 30, 40, etc... 2017

 

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On vit une époque formidable / IL est 8h30 le 1er décembre 2025

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On vit une époque formidable / IL est 8h30 le 1er décembre 2025
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On vit une époque formidable / IL est 8h30 le 1er décembre 2025

Les Occidentaux s'agitent. Poutine bombarde. 

Le monsieur vous demande juste de rester là où sont ses troupes, comme en Crimée en 2014. Négocier quoi ? Un futur dépeçage du pays, un calendrier d'annexions, comme Israël. Quand on s'assoit sur le droit international, et qu'il n'y a que  des réactions sans véritable effet dissuasif, pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Le Russe a un exemple sous les yeux depuis qu'il est entré en politique, il s'est dit, pourquoi pas nous, avec notre arsenal et la peur que nous suscitons. Il a essayé la Crimée, ça a fonctionné, puis vint le discours à l'envers des soi-disant provocations ukrainiennes, adhésions à l'OTAN, et à la Communauté européenne, insupportable pied de nez. L'occasion était trop belle, sauf qu'il s'est surestimé le Vladimir et que ça devient agaçant d'être entouré de courtisans qui lui racontent des bobards sur l'état de la grande armée russe. Il doit reconnaître (en privé) que les Ukrainiens font mieux que se défendre, que l'Américain est vraiment très c... , et qu'à l'usure, il obtiendra ce qu'il veut. L'Europe a peur, de quoi, on se demande, comme si l'invasion de l'Ouest européen pouvait être d'une quelconque utilité. Il faut garder les provinces de l'est de l'Ukraine, ne pas perdre la face, garder ce potentiel anxiogéne. 

Le gamin à la tête de l'Ukraine voyage beaucoup, s'agite, se montre, c'était son métier, pour quels résultats ? Il est empêtré dans une affaire de corruption, lui-même peut-être. Pas bon, pas bon du tout, c'est un fruit pourri qu'il faut empêcher de tomber de l'arbre parce que derrière, il n'y a plus d'interlocuteur et un pays qui souffre, un hiver qui arrive, et les drones, missiles, chaque nuit sont autant de coups de hache sur un arbre national fragilisé. 

Qu'on lui donne le Donbass et les autres provinces de l'est, et surtout arrêtez les bombardements aveugles. 

Israêl, un peu et la demande de grâce de Netanyahou, pourquoi pas, au point où ils en sont dans la désagrégation de leur légitimité. 

Et le Tibet ? 

Quoi, le Tibet, tout le monde s'en fiche de cette région, son sort est scellé depuis longtemps. On ne se fâche pas avec les Chinois. Je n'ai pas d'informations en provenance de là-bas. 

Le Soudan, l'Ethiopie, le Nigéria... 

Pas de séjours exotiques à envisager dans ces coins-là, il reste l'Australie, c'est tranquille, dépaysant. Ils ont une députée d'extrême-droite, les nôtres à côté, c'est de la gnognotte. On se demande quelquefois ce que certains ne feraient pas pour se faire remarquer. Elle est venue en Burqa à l'Assemblée nationale australienne. Elle est invitée régulièrement par Trump, vous imaginez le tableau ? 

Non, je n'y tiens pas trop, à voir la mère fouettarde et le blond perruqué, s'ils font des petits...

J'arrête là... Je ne m'appelle pas Stephen King. 

Bonne journée

La bande-son est un clin d'oeil à Mr Souchon. Les images sont prises au Musée Steinbeck de Salinas en Californie et la photo de couverture est extrait du film de John Ford, adaptation des "Raisins de la colère", à lire de toute urgence si ce n'est déjà fait. 

Hier soir, "Rio Grande" du même John Ford. Ce metteur en scène est une légende, qui vieillit, forcément, mais il y a dans chacun de ses films une humanité que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, le noir et blanc ajoutant à ces moments la gravité qui les rend éternels. 

Merci à lui. 

 

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Fantasmes / Il est 8h59 le 30 novembre 2025

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Fantasmes / Il est 8h59 le 30 novembre 2025
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Un peu sec ce matin, je prépare le feu, je profite de la gourmandise du chien pour nettoyer, la lumière apparaît doucettement derrière les volets, météo chafouine, gris et doux, donc pluie et humidité, traces de pattes à venir ainsi que nouvelle organisation hydrographique devant la maison. Un ruisseau traverse le terrain de haut en bas, maintenant canalisé, sinon inondation de la terrasse. Je n'ai pas remarqué ce défaut, la saison sèche facilite les ventes de biens, sous le soleil le charme opère, quand la pluie fut venue, etc... 

Il y aura du terrassement, du "décaissage", terme que j'apprends, quelques mètres cubes à enlever pour une mise à niveau entre ladite terrasse et le gravillonnage intempestif. Rien des travaux d'Hercule certes, mais je ne suis pas un héros de l'Antiquité, mes petits bras musclés, ma brouette et ma pelle sauront se mobiliser pour éviter une submersion due à un manque de clairvoyance de l'occupant précédent, avec d'autres imperfections d'un apprenti bricoleur, ce que je ne suis pas, ni apprenti, ni bricoleur. 

Le 30 novembre annonce quelques mois frais et humides, la saignée est provisoire et devra être pérennisée et comme disait quelqu'un : Et au milieu coule une rivière. 

Le défunt Bob m'aurait regardé l'oeil rieur et comme tout bon américain de l'Ouest, aurait retroussé ses manches et fait le job. 

On a les références que l'on accumule au fil du temps, représentations fantasmées d'un mode de vie, sans les  tracas du concret. J'avais échangé quelques mots avec un écrivain américain lors d'un salon, Rick Bass me semble-t-il, chantre de cette vie dans une vallée du Montana, oeil goguenard aussi quand il évoquait la réalité de ce coin, entre les grizzlis, les promoteurs et le froid extrême avec l'absolue nécessité de savoir manier moult outils autre que la plume ou l'ordinateur. Nous étions au chaud dans les allées d'un salon du livre. Et moi de l'écouter, fasciné par cette double compétence, la plume et le marteau. 

J'entends d'ici les soupirs de mes proches sur l'indécrottable rêveur que décidément, l'expérience de l'âge n'aura pas réussi à faire descendre de son nuage. 

N'exagérons pas, ce n'est pas "Jeremiah Johnson". 

L'actualité ukrainienne est une suite de rencontres stériles avec, au milieu, une intervention officielle de Poutine annonçant (rien de neuf) que de toutes façons il n'y aurait pas de négociations tant que les troupes ukrainiennes n'auront pas quitté les territoires que nous revendiquons. Nous les prendrons, de force si celles-ci ne partent pas de leur plein gré. 

C'est limpide. 

Soit, l'Ukraine laisse un bout de son territoire, soit l'Occident les arme, les aide ou...laisse tomber. Au vu des dégâts sur les infrastructures qui s'aggravent, il est à craindre que l'Europe fasse comme d'habitude, un pas en avant, deux pas en arrière. 

Poutine a dit également avec un sourire narquois qu'il ne voyait pas pourquoi il s'attaquerait à l'Europe de l'Ouest. En effet, on ne voit pas trop, l'Ukraine est une ancienne province de l'ex-URSS, comme les pays Baltes.

A suivre. 

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Les mots, des mots, toujours les mêmes / Il est 8h46 le 29 novembre 2025

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Les mots, des mots, toujours les mêmes / Il est 8h46 le 29 novembre 2025
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Le plus difficile dans la rédaction d'un billet journalier n'est pas la succession de lettres censée développer une idée, une histoire ou une opinion, non, ce n'est pas cela. 

C'est l'indifférence, le manque total de commentaires, la sensation inverse de celle rencontrée sur fbk, à savoir le silence. On se fait plaisir à aligner des mots, de manière plus ou moins heureuse, écrire pour ne rien dire est aussi un art consommé. Molière se moquait gentiment de ces gens qui se haussaient du col en énonçant des banalités d'un ton sentencieux, comme autant de vérités définitives. Elles l'étaient, pour eux, annonçant la fin d'une ombre de travail neuronal, l'ébauche à peine esquissée d'un développement à venir sur un sujet qu'il convenait d'abord de définir, avant, toutefois, d'en dessiner les contours, liés avant tout à la bienséance. Un honnête orateur se doit à son auditoire, par respect avant toute autre considération, la lassitude n'étant pas la moindre des blessures d'amour propre, un baillement vite étouffé est un signe d'ennui assassin. Il suffit alors de trouver la chute appropriée, point final à un supplice oral à nul autre pareil. 

La rédaction de ces quelques lignes souligne l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir avant de capter l'attention de ces millions de doigts en déshérence sur les claviers ou écrans actifs, quelque soit l'heure. La planète tourne, les fuseaux avec, il y a toujours quelqu'un de disponible pour vaquer à une circulation numérique, tomber par hasard, ou par occurrence sur votre prose. J'écris encore pour ne rien dire, histoire de conforter celles et ceux...qui ne remarqueront même pas que je m'adresse à eux. 

Un carré de fidèles suit les vaticinations, les avis de lectures ou autre opinions vacillantes sur tel ou tel évènement, choix à opérer avec discernement, les mots-clés reviennent en boucle : 

Trump, Israël, génocide, M'Bappé, Ukraine, Poutine, migrants, météo, climat, fachos...gauchistes,etc... 

Tout dépend du canal choisi. Je suis passé à côté de quelques évènements dramatiques, qui se sont déroulés sans mon autorisation, celle d'être au courant. 

Je lis qu'un couple a appris le décès accidentel de leur fille trois mois après, celle-ci vivant ailleurs, dans un autre pays. Ils appellent et apprennent qu'elle n'est plus de ce monde. Trois mois quand même... Ces gens ont appris la mort de milliers de Palestiniens à Gaza au cours de ce trimestre. 

Cela m'est arrivé d'apprendre le décès d'un oncle deux ans après son enterrement, par hasard, un jour de Toussaint, cela ne s'invente pas. Nous n'étions pas proche mais je l'aimais bien quand j'étais gamin, un homme gentil tout simplement. 

J'espère que je n'apprendrai pas la mort de certaines personnes, par hasard, au détour d'un clavier. Un ami m'a demandé, suite à une mésaventure de ce type, de ne pas déménager sans lui donner ma nouvelle adresse. Il était passé chez un ami à lui et avait découvert qu'on l'avait enterré la veille, son fils n'ayant pas trouvé ses coordonnées pour le prévenir. 

Il n'y a pas de mot-clé, juste l'envie de garder le contact, ensuite, il n'y a pas d'après. 

Bonne journée

La bande-son ne suscitera pas de commentaire, quant aux images, elle date du 19 décembre 2017.

 

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Les conscrits / Il est 7h09

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En 1980, j'ai passé l'année dans l'est de la France, à sympathiser avec des jeunes gens de mon âge, plus jeunes en général, le tout pour obéir à une obligation à laquelle je n'ai pu déroger, à savoir le service militaire. Inutile de vous dire, je vous le dis quand même, le brassage social ne fonctionne pas, c'est une vue de l'esprit, concrètement vécue par votre serviteur. Passé ce constat, l'autre aspect réside dans le service à la nation, la défense de la "patrie", concept déjà évoqué consistant à conditionner une population en lui faisant croire qu'elle forme un tout homogène sous prétexte qu'elle habite sur un territoire donné, géographie ô combien fluctuante, demandez aux Alsaciens, aux Lorrains et plus d'actualité, aux habitants de l'est de l'Ukraine. Cette foutaise loin de tout, je la vécus sans aucune conscience particulière, à l'époque déjà, j'étais un mauvais sujet, sans me cacher et je peux vous assurer que je n'étais pas le seul. Le troisième point réside dans l'organisation de ce camp de vacances, non payé je précise dont la principale occupation était...rien. Le néant fait homme, l'alcool, le tabac, le machisme de caniveau, et du virilisme de pacotille, voilà, c'est ça le service militaire. Alors aujourd'hui, dix mois à glander, à défaut d'être au chômage, entre deux CDD, à suivre une hypothétique formation et entendre des discours débiles sur la défense de la liberté ( celle de qui ?), à subir la montée de l'extrême-droite de l'intérieur, au coeur du sujet vérolé que devient l'état français. La discipline militaire (sic), l'intolérance, la violence institutionnelle, la guerre comme moyen de s'affirmer, l'appartenance à une famille (je l'ai lu!), si vous voulez faire la promo, envoyer vos mômes, vous pouvez, ne pleurez pas ensuite sur ce qu'ils vont devenir. 

Macron s'en fiche, il sort ça de son chapeau face à un Poutine qui doit bien se marrer, lui qui va puiser dans les prisons la chair à canon (ou à drone), nous, on essaie de reconstituer un sentiment national via l'uniforme. Pas besoin, consomme de la presse Bolloré, essaie de supporter la vue du bellâtre marketté, et si tu rentres dans le moule, c'est bon, tu es prêt. 

Dans la série bourrage de crâne, sondage bidon en appui, nos jeunes seraient partants pour 10 mois de lavage de cerveau, remarquez, vu les conscrits, il n'y a plus grand chose à nettoyer, c'est propre. 

Une dernière pour la route :

Chauve dehors...chauve dedans et

...Chauve qui peut. 

Bonne journée

P.S / J'ai entendu un général en retraite affirmer haut et fort sur un plateau de télé qu'il n'aimait pas la guerre. Je me demande où, quand et comment il a glané ses galons. Le thème de l'émission concernait l'Ukraine et le danger d'une guerre à nos portes. Poutine, lui, il l'aime bien...la guerre. 

La bande-son va de soi et les images de vacances (pas sûr), le massif de l'Oisans en 2010. 

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Je voulais vivre d'ADELAIDE DE CLERMONT-TONNERRE aux Ed Grasset

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S'attaquer à Dumas demande du talent, à défaut de modestie. Il y a eu une suite à " Autant en emporte le vent", gros coup marketing, nous voici dans un "spin off" des trois mousquetaires. Milady est un personnage comme on aime, double, triple, complexe, belle à se damner (ah, cette phrase !). Avait-elle besoin d'être réhabilitée ? Car c'est de cela qu'il s'agit, lui trouver un substrat suffisamment épouvantable sur lequel la plante vénéneuse a pu pousser, puiser les éléments nutritifs alimentant une haine farouche de l'espèce humaine, des hommes en particulier, un peu de ses soeurs, s'en défendant mais c'était pour la bonne cause cette fois-là.
D'Artagnan est le personnage emblématique, improbable détective du destin de l'aventurière, cherchant lui même à se dédouaner quarante ans plus tard de comportements que l'on qualifierait de machiste aujourd'hui, mais fort courant à l'époque. Milady ne serait-elle que l'arme fatale dont peuvent rêver les féministes contemporain(e)s ? C'est une femme qui a écrit ce roman, brillant et facile à lire, qui nous emporte dans un tourbillon dont on connaît la fin, cruelle, connue de chacun, les détails sordides étaient-ils nécessaires ? Peu importe, la balance oscille en permanence, allers-retours incessants entre justifications hasardeuses et culpabilités assumées. Une personnalité hors-norme nous est dévoilée, juste suggérée chez Dumas, galanterie ultime.
Milady avait toutes les raisons de se jouer des hommes, de se venger, et avec elle, toutes les femmes du passé, du présent et celles à venir, étendard sulfureux dont le pauvre d'Artagnan ne sait que penser au crépuscule de son existence. Les invraisemblances de la fiction sont pardonnées, l'autrice à tous les droits, il n'y a aucune base historique documentée, une simple histoire de parure à la cour d'Angleterre qui inspira Alexandre Dumas, tout le reste n'est que le fruit d'un imaginaire et d'un sens du rythme jamais démenti.
L'autrice connaît son Dumas, comme si dans l'écriture de ce livre, elle avait eu en permanence, sur la table d'à côté, ou dans une boîte ouverte à gauche de l'écran de son ordinateur, le texte, ou l'ordre des différents lieux fréquentés par la belle, course contre la montre, entre carrosses et cavalcades, châteaux et auberges douteuses.
Le grand danger de ce genre de littérature est l'inévitable comparaison.
Un monument de la littérature française du 19ème siècle, l'âge d'or, adulé et mondialement célèbre, et une autrice, certes douée, mais noyée dans un amoncellement de romances à succès. Elle n' y est pour rien mais était-ce bien raisonnable ?
Un prix quand même, récompense d'un travail consciencieux.
A lire, vous passerez un bon moment, sous l'oeil goguenard d'Alexandre le Grand.

P.S / J'avais en tête au cours de cette lecture le visage d'Eva Green, visage de Milady dans les deux films consacrés aux Trois Mousquetaires. 

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Ré-unions ? / Il est 8h07 le 25 novemebre 2025

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Ré-unions ? / Il est 8h07 le 25 novemebre 2025

L'amateurisme des équipes de la première puissance de ce monde laisse pantois. Dans le conflit ukrainien, agression caractérisée d'un pays par un autre pays, c'est l'agresseur qui tient la main des rédacteurs d'une proposition qui ne peut être refusée du genre, "retenez-moi ou je ...m'en vais", rédacteurs qui s'embrouillent sur l'origine du texte, secret de Polichinelle quand on jette juste un oeil sur les modalités. A un journaliste plus courageux que les autres, la confusion de la réponse donnée confirma que Trump et ses courtisans avaient peu ou pas participé à l'élaboration de ce texte. Le Congrès, certains sénateurs, même républicains, commencent à trouver la potion un peu amère. Le clown perruqué à demi sénile éructe, balance ses trois mots de vocabulaire et envoie sa porte-parole vomir à sa place des horreurs sur à peu près toute la planète. 

Chez nous, le budget a été rejeté à la quasi unanimité. Du jamais vu, pour des raisons diverses, les députés, sauf un, ont envoyé valser un budget dont ils discutent depuis plusieurs semaines. Le sénat va, quant à lui, envoyer promener tous les amendements, et renvoyer le texte corrigé devant l'Assemblée nationale, si j'ai bien suivi le processus. 

Le premier ministre, dans un accès de lucidité, propose un résumé de l'ensemble en cinq points, sur lequel les députés devront se prononcer par vote. Il ne sait plus trop comment se dépêtrer d'un sac de noeuds qu'il a lui même créer. L'intervention entrevue sur le Net est un modèle de langue de bois assez brillant, jouant sur la division du texte global en plusieurs thématiques, espérant ainsi trouver des majorités de circonstances sur les quelles il pourrait s'appuyer, notamment des points de divergence entre les composantes de la "gauche", avec un clin d'oeil touchant au RN en fin d'interview. Je décrypte la rhétorique de contre-feux d'un monsieur intelligent, fidèle parmi les fidèles d'un président au fond du trou, celui-ci toujours en vadrouille entre deux sommets internationaux. 

Ceux-ci se multiplient, les guerres continuent leur chemin de destruction, d'autres conflits se préparent, et tous ces gens parlent, discutent de la date de la prochaine rencontre our évaluer les forces en présence, l'envoi éventuel d'une force d'interposition, mais il faut réunir d'urgence une assemblée générale de l'ONU, ah, non, cela n'est pas possible, untel et untel sont interdits de visa sur le sol américain, et bien, à Genève, non plus ? 

La Suisse se rebiffe, nous ne sommes pas une roue de secours, et la délégation de claquer la porte...

Au passage, la secte Boko Haram a enlevé plus de 300 lycéennes dans le Nord du Nigéria, des chrétiennes ...mais je m'aperçois avec effarement que ce drame a eu lieu il y a dix ans, et que plusieurs de ces jeunes filles n'ont jamais été retrouvées. Je ne sais plus, dans toutes ces exactions, elles s'accumulent, restent flotter sur l'Océan du Net, réapparaissent et s'échouent sur le sable. 

Il faut trier encore et toujours, si l'on veut être crédible. 

Je croyais que c'était une blague, apparemment non, Sarkozy sort un livre sur ses trois semaines de prison. Je demande confirmation, si quelqu'un peut me donner la date de sortie de ce concentré de philosophie carcérale. 

Les calendriers sont terminés, j'informe les impatient(e)s. 

Bonne journée

La bande-son de l'ami Jacques Brel, une de mes chansons préférées, ne pas trop l'écouter tant elle touche au coeur, tant elle dit de vérités. 

Les images retrouvées montrent des tableaux inconnus et une promenade sympathique en forêt de Brocéliande, prises en 2014, comme le temps passe. 

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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025

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Je sais ... Il est 8h37 le 23 novemebre 2025
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Le calendrier est en cours de conception, fin novembre, il est temps de fouiller dans les clichés de l'année 2025. 

Moins deux degrés ce matin, le retour de la douceur est prévue cette après-midi, avec la pluie. Demain, des bricoles administratives m'attendent, tout ce que je fuis de plus en plus. L'actualité distille son lot de misères, c'est son travail que de faire sentir à nous autres, que nous sommes globalement à l'abri, sauf à considérer qu'il faut ériger des barrières pour nous protéger de ce qui se déroule ailleurs. Il y a " eux " et nous. La bataille fait rage dans le microcosme occidental, citadelle assiègée.

Le thème est récurrent, et je m'aperçois qu'il l'est chez moi, à protéger je me demande quoi au juste... Un mode de vie qui n'existe plus, des priorités qui deviennent minoritaires. Je regarde les trains passer, je ne les prends plus que rarement. 

Les contacts se font rares, réels, les autres, via les écrans, sont la règle. Dans une vie antérieure, vivre à la campagne signifiait un isolement réel, le contact physique, visuel était rare, faute d'habitants. Aujourd'hui, j'ai toute la planète si je veux échanger, pauvrement certes, mais quand même un peu. Des images d'un peu partout me suffisent, pourquoi s'embarrasser de soucis logistiques quand votre métabolisme vous susurre qu'il serait temps de poser les valises, que tout ce bruit et ces mouvements de foule, ma foi, c'est fatigant, que les images, tu en as des tonnes, à ne savoir comment les trier, et pour qui ? 

J'ai fait le job, il me semble, de se faire plaisir, d'essayer d'être ....ce que je ne suis pas, d'assumer les erreurs, celles que l'on fait tous, plus ou moins, d'en tirer les leçons comme il est coutume de dire, là aussi, pour en faire quoi ? Il n'y a pas d'après, pas de deuxième chance, de recommencer avec les chemins que l'on n'a pas pris, faire avec ce que l'on a ou pas, regarder passer les trains, l'auto garée devant la fenêtre ne fait pas rêver, elle est utile, le mot est lâché, utile, à appliquer avec modération pour soi, à jeter après usage, dans le regard de l'autre, des autres plus exactement. 

L'autre jour, pour la première fois, ma mère ne m'a pas reconnu, elle cherchait, je le voyais dans son regard, je lui dis, elle n'était plus là, ailleurs, oui, ah oui, Gilles, je l'ai pas vu depuis longtemps, mes fils ne viennent pas me voir...

Terrible mais prévisible, on se prépare, jamais assez, c'est inutile, et vous vous dites que le prochain, ce sera peut-être vous, voyant arriver un inconnu, ou une inconnue, vos enfants, ah oui, je me souviens, puis regardant votre chien, lui, sait, et moi aussi, je sais. 

Un dimanche à la campagne, j'ai allumé le feu, un calendrier à terminer, un roman à poursuivre, commencé hier soir, sur Milady, je vois Eva Green, fiction greffée sur l'Histoire, facile et la belle voit sa vie revisitée par ses bourreaux d'un jour, elle qui les fit souffrir tant et plus. 

Romanesque en diable que cette femme-là. 

Bonne journée

La bande-son était l'idée que je me faisais d'un rêve, illusion dissipée dpuis, et les images sont la réalité d'aujourd'hui, séquences.

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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025

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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
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Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025
Qui s'en soucie ? / Il est 9h38 le 22 novembre 2025

Un titre ce matin a attiré mon attention :

"Les négociations piétinent pour la survie de l'humanité"

Il est question de la COP 30 au Brésil, réunion dont il ne sortira pas grand chose, les désaccords portant sur l'essentiel, en l'absence de la première puissance économique à la tête de laquelle officie un climato-sceptique roulant pour ses copains patrons d'entreprises pétrolières. La période actuelle est sombre dans ce domaine même s'il faut se méfier des cassandre. Les initiatives existent, elles sont importantes dans certains pays, la Chine par exemple joue sur tous les tableaux, assurant une mainmise sur des technologies et les ressources nécessaire à leur mise en oeuvre, tout en assurant son fonctionnement quotidien par les énergies fossiles, toujours majoritaires dans le fonctionnement de notre mode de vie, le leur comme le nôtre. Dans le même temps, le tsunami de l'IA, bulle ou pas, enclenche une série de constructions de datacenter, fort gourmand en énergie et en eau, denrée précieuse s'il en est, dont le réchauffement climatique prive des sous-continents entiers. L'on pourrait multiplier les contradictions, les oppositions et conflits d'intérêts totalement impossibles à concilier. 

Peut-être l'accouchement d'un monde nouveau se déroule-t-il sous nos yeux ? Les périodes intermédiaires sont souvent chaotiques, chacun se positionnant, par des guerres, des calculs cyniques aux conséquences inconnues. La guerre au Moyen-Orient n'est que la suite du démantèlement de l'Empire britannique, de ses nombreuses possessions aux formes juridiques multiples, protectorats, colonies et autres ports francs. La Palestine est une région du monde comme une autre, pas très riche, au peuplement très ancien, un bout de désert accolé à la mer, terre de prophète tombée dans l'escarcelle anglaise qui protégeait ses routes commerciales. Le coût supplantant le bénéfice, l'Empire n'eût de cesse que de vouloir s'en débarrasser, en promettant à tous, juifs et arabes, le même territoire, sous une forme juridique différente, la main sur le coeur, attisant des conflits locaux, avec pour but de bouter l'Empire ottoman, lui-même en fin de vie. De l'histoire ancienne, aux méthodes obsolètes dont la région paie la précipitation aujourd'hui. 

Dire cela n'affranchit personne de ses responsabilités actuelles, je veux dire depuis un demi-siècle maintenant. Les Anglais n'y sont plus depuis longtemps, les Turcs aimeraient avoir leur mot à dire et la création d'un Etat pour une diaspora qui n'en demandait pas tant semblait avoir résolu le problème en mettant le peuple du cru sous le tapis, espérant sans doute que l'opprimé aurait le comportement du perdant, à savoir l'humilité et le fatalisme. 

Ce ne fut pas le cas, et nous en sommes à un noeud de vipères, d'accords militaires et commerciaux, d'une épine palestinienne que personne ne sait au juste comment extraire de ce corps moyen-oriental. Nous voyons au grand jour des oligarchies finançant des factions hostiles tout en maintenant des bases de l'ennemi déclaré sur son propre territoire, un président américain vendant ses armes à deux armées possiblement hostiles, le tout devant les caméras du monde entier, entériner un plan d'occupation qui n'aboutira à terme qu'à l'annexion pure et simple de Gaza, de la Cisjordanie, c'est écrit, le tout sur fonds d'affaires où l'argent coule à flots, investisseurs en tous genres affluant d'anciens frères ennemis. Le peuple palestinien, qui s'en soucie vraiment, en dehors de tout calcul, en lisant à travers les discours de circonstances, les fausses empathies surjouées. 

Je repense souvent à Lawrence d'Arabie, idéaliste se pliant aux règles de la realpolitik, l'entrevue avec Faycal et le général en poste au Caire révélant le fin mot de tous ces salamalecs. 

Trop d'argent circule dans ce coin du monde pour que l'on se soucie du sort de quelques millions d'êtres ballotés par l'Histoire, les exemples abondent, celui qui me vient à l'esprit est le sort des Tibétains...

Qui s'en préoccupe ?

Personne. 

Bonne journée. 

 

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