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L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026

Publié le

L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026
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L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026

Le mois en cours est un mois en sommeil. L'été avance dans son insolente vanité, dardant de ses rayons brûlants une terre meurtrie, des fleuves étiques et des animaux assoiffés. L'être humain souffre aussi. Je pourrais écrire ici qu'il récolte ce qu'il a semé, qu'il aura mal encore et encore, sa vanité à lui ne gagnera rien à vouloir s'imposer face à mère nature qui aura le dernier mot. Elle n'en a cure, de ces bipèdes arrogants qui foulent au pied des millions d'années d'une construction patiemment élaborée, pour de simples passades d'égos boursouflés. 

Les dernières trouvailles issues de cerveaux en ébullition se retrouvent en chantier, monstres de métal et de béton, mangeuses de l'élement liquide le plus précieux, l'eau dont on commence à percevoir la volatilité et l'absence programmée dans certaines régions. Nous voyons dans ces lieux naître sans autorisation des "data centers", la prévarication et la corruption vont bon train, les habitants découvrant trop tard les désagréments de telles créations. Il est question de 20000 m3 d'eau par jour nécessaires au fonctionnement d'un seul de ces bijoux technologiques et pourquoi ?

Pour améliorer notre existence, prolonger notre merveilleuse intelligence par un appendice artificiel appelé IA, dont on peine à percevoir la réelle utilité dans notre vie quotidienne. 

Erin Brokovitch s'attaque au problème, avec la même ténacité que lors de ses précédentes batailles. Plusieurs états américains ont d'ores et déjà déposé des moratoires, avec beaucoup d'incertitudes, le clown de la Maison blanche favorisant ses amis de la Silicon valley. Nous sommes ici dans une absurdité totale, l'eau manquera aux habitants des régions concernées, c'est déjà le cas. La servilité d'élus peu regardants met en péril leur existence même et, comble de la bêtise, le fonctionnement à terme de ces ensembles, très fragiles sans refroidissement. Nous avons un cas en France, dans une région oubliée, là où les élus tentent de dynamiser par des projets un peu fous, sans trop de publicité ni de consultation de la population. Dans l'Indre, près de Chateauroux, plusieurs dizaines d'hectares de terres cultivées sont concernées par le projet de Google de  construire son premier data center en France, en son nom. La contestation monte, attendons la suite...

Il y a fort à parier sur l'émergence d'idées du même acabit, les lieux déshérités ne manquent pas. J'ose espérer qu'ils ne viennent pas ici, le fleuve n'est pas loin, croisons les doigts. 

A propos d'Erin Brokovitch, je conseille pour les étourdis le film avec Julia Roberts sorti en 2000, sur sa lutte contre une firme de produits chimiques, gagnée par elle. 

Dans le même esprit, une mine de lithium est prévue dans le département qui jouxte le mien, à savoir l'Allier. Le lithium est nécessaire aux batteries de nos chères et si peu polluantes voitures électriques. Ce minerai est une vraie "saloperie" à extraire dont je vous passe les détails techniques nécessaire à son utilisation. 

J'avais étudié pour mon premier roman les méthodes d'une firme minière anglo-australienne en Serbie, achat et corruption en série. Le projet a été reportée. Nul doute, actualité à suivre, qu'il refera surface, les enjeux financiers sont trop importants, la firme en question ayant sévi en Indonésie et en Amérique du Sud, moins regardants quant aux dégâts environnementaux. 

On marche sur la tête...jusqu'à quand ?

Bonne journée

Une jolie ballade en fond sonore et quelques images d'Islande. 

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Bis repetita / Il est 9h13 le 7 août 2026

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Bis repetita / Il est 9h13 le 7 août 2026
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Bis repetita / Il est 9h13 le 7 août 2026

Les bouffées de chaleur climatiques se succèdent, semaine après semaine, avec une périodicité implacable. N'étant pas climatologue, je me suis toutefois permis de réfléchir à un parallèle entre ces épisodes désagréables et la non moindre inéductabilité des feux de forêt, des " big one " dont les professionnels du feu disaient qu'ils s'auto-alimentaient en créant un micro-climat composé d'orages internes, de sauts de flammes ingérables. Il semblerait que nos canicules obéissent à cette forme d'autonomie, s'alimentant d'une sécheresse excessive, d'une humidité absente, introduisant par ce biais une non-condensation, indispensable à la formation de nuages, conduisant ainsi à provoquer une augmentay*tion régulière et périodique de la température. Le plus inquiétant est que tout ceci semble sans fin. Il ne pleut pas, le soleil grille tout sur son passage, l'évaporation quasi-nulle disparaît, les vents secs et brûlants alimentent une sécheresse persisante, et ainsi de suite...

Bref, une autre canicule est prévue la semaine prochaine. 

Autre redondance dans l'actualité, le mercantilisme artistique n'est pas une nouveauté, sauf à remplacer l'art par les marchands du temple, et les artistes par des commerçants, le tout accompagnés de services d'ordre zélés, les affaires ne supportant pas l'intrusion d'une quelconque conscience politique, voire d'une quelconque conscience tout court. 

Les guerres sont têtues, elles perdurent, l'on pourrait dire que les manifestations culturelles participent de cette permanence. Jadis, un festival de musique était un formidable porte-voix de la paix, un contre-pouvoir à la toute puissance des armes. Aujourd'hui, les producteurs aux ordres vident de toute substance rebelle ces machines à fric, décervelantes au possible. Je me suis demandé quel aurait été mon sort si j'étais venu à ce festival vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de Che Guevara ou de Gandhi puis, deux secondes plus tard, je souris en me disant que ces gentils organisateurs et leurs serviteurs avaient oublié qui ils étaient. 

Les couleurs de la Palestine semblent plus connues, et porteuses apparemment d'un souffle dérangeant, la distribution d'un tract à l'Interceltique de Lorient a provoqué l'intervention de la police et, je le précise, sur demande des organisateurs, non du préfet, c'est à souligner. 

Je vous laisse juge du degré de vilénie de ces gens. 

Bonne journée.

 

 

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Magique / Il est 8h39 le 5 août 2026

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Magique / Il est 8h39 le 5 août 2026
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Magique / Il est 8h39 le 5 août 2026

Concert hier soir d'Agnès Obel au festival interceltique de Lorient. Ce dernier est une foire aux divers stands, avec quelques concerts au milieu, moult contrôles de services de sécurité omniprésents. Vous oubliez les marchands du temple, louant à prix d'or leur petit carré de business, dont je doute d'une quelconque rentabilité, certains, après échanges verbaux, ont abandonné l'affaire. L'excès guette quand l'appétit financier devient prééminent. Un homme portant un tee-shirt soutenant le peuple palestinien a été expulsé d'un concert, je précise que ce monsieur ne manifestait pas, il était juste là. Tout un état d'esprit. 

Parlons musique. 

La belle danoise nous a enchantés pendant une heure et demie, entraînés dans son univers à nulle autre pareil, la sophistication de ces chansons rendait la performance d'autant plus remarquable, l'alchimie entre les quatre musiciens fonctionnant à merveille. Nous étions situés en premier rang, buvant littéralement les mélopées au son du violoncelle, voix entremêlées aux nuances harmonieuses. 

Bref, un bonheur parfait que je recommande chaudement si vous avez l'occasion, les concerts de la dame sont rares. Merci à elle et à ses trois musiciens, Dream group, comme elle l'a mentionné. 

J'attends le cinquième album, à venir, certains morceaux du concert m'étaient inconnus. 

L'eau, bien précieux, devient rare en cet été, le mois de Juillet 2026 est le plus chaud jamais enregistré depuis que les mesures existent, une sécheresse persistante grille tout sur son passage. Je m'en retourne en Bourgogne demain, pas de pluie depuis quasiment deux mois, mon terrain est une souffrance végétale, je compte les plantations qui résisteront à un mois d'août qui ne voit toujours de précipitations. 

Flippant vraiment. 

Pas de drones ni de bombes, je m'estime chanceux et n'attends aucune compassion particulière et, eu égard à la dégradation morale qui nous entoure, je préfère m'en passer. 

Bonne journée

Musique qui va de soi et images restantes du Maroc. 

 

 

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Indifférence / Il est 8h24 le 4 août 2026

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Indifférence / Il est 8h24 le 4 août 2026
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Le 4 août 1789 fut votée à l'Assemblée Nationale de la Constituante l'abolition des privilèges de la noblesse et du clergé. Je sais que pour certains, c'est de l'histoire ancienne et que d'autres privilèges se sont installés depuis et qu'il manque sans doute une autre révolution pour mettre à bas ces nouveaux parasites. 

Le 4 août 1944, la ville de Rennes était libérée du joug de l'occupant nazi. La colonne américaine continua vers l'Ouest via la route centrale, là où je suis né, là où nous trouvons aujourd'hui plusieurs rues du 6 août et plus, au fur et à mesure de l'avancée des troupes de libération. Ma mère, enfant à l'époque, me raconta un jour, que les soldats US distribuaient du chocolat aux enfants et des cigarettes (des Camel) aux grandes personnes. 

C'était la rubrique commémoration dont l'importance n'est pas mesurée à l'aune de ce que ces évènements ont pu représenter à leurs époques respectives. 

A l'heure où la France glisse petit à petit vers l'obscurantisme, l'amnésie ou l'ignorance accompagnent cette néfaste spirale. 

Il ne pleut toujours pas. 

Un détail au milieu de l'été...

Un film de Chabrol hier soir, un vrai salaud, un évènement dramatique et ces scènes qui se succèdent, glaçantes de rapports humains figés et faux. L'acidité de Chabrol n'est plus à démontrer, et la fin est d'une intelligence rare. 

Peu de choses à rajouter dans le florilège ses images et nouvelles captées sur les réseaux et autres supports, ma compassion aux victimes quotidiennes de la barbarie est une goutte d'eau vite noyée sous des torrents de larmes de celles et ceux qui restent, vivant dans les ruines, fouillant les décombres à la recherche de leurs proches, faire son deuil devient un luxe et je vois que les bombes continuent de pleuvoir sur Gaza, on se demande quels sont les objectifs militaires mais ont-ils besoin de justifier, cela fait longtemps que l'indifférence a scéllé le sort de ces gens. 

Bonne journée

 

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Moi, étoile filante de KHALED AL KHAMISSI aux Ed Sindbad Actes Sud

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Auteur inconnu, monde peu emprunté que celui d'un peintre imaginaire dont il est conté une biographie aux multiples rebondissements. L'exotisme du personnage confère à celui-ci une aura que n'aurait pas eu un artiste de France, dans un décor bucolique ou citadin. L'urbanité et les moeurs décrits ici voient défiler une famille que l'on appellerait aujourd'hui recomposée, avec une place déterminée bien définie, rôle social indéfectible que mêmes des évènements dramatiques ne peuvent déroger à son statut. L'artiste peintre obéit à ces règles, balloté entre les femmes qui le construisent, de sa mère à son aieule, ses cousines, une tante et les innombrables artisanes du désir qu'il côtoie dès l'âge où l'on cesse de jouer pour mieux goûter aux plaisirs, autorisés ou défendus, de l'existence. La sensibilité exacerbée de l'homme organise son art en autant de tableaux, représentations intériorisées, que la palette et le talent coucheront sur la toile, à l'imaginaire chatoyant teinté d'un obscur surréalisme. Chaque titre de chapitre se déploie sous nos yeux, phrase sibylline descriptive annonçant une péripétie prochaine, liée sans coup férir à une conquête ou plus justement, à un abandon dans les affres d'un amour unique. La vie double ou triple de l'homme comblée s'accompagne d'une espèce assez rare de "victimisation" , lui n'étant en aucun cas coupable d'un quelconque abus de ses charmes virils, la gent féminine dominant son sujet, masculin s'il en est.
Ce livre inclassable a pour cadre la ville du Caire principalement au cours du 20ème siècle, au fil des évènements historiques majeurs qui constituent l'histoire de ce pays, entre Nasser, les guerres contre Israël, et les apparitions d'Oum Kalsoum et autres artistes majeurs.
Une curiosité fort plaisante et dépaysante, à lire pour quitter les odeurs âcres de guerre et d'incendies qui polluent l'été 2026, prémices aux autres senteurs mortifères de 2027, odeurs d'égoûts idéologiques en devenir.
A lire.

Oum Kalsoum en fond sonore, et une mosquée de Rabat en image de couverture

Bonne journée

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Rebel without a cause / Il est 8h41 le 2 août 2026

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Rebel without a cause / Il est 8h41 le 2 août 2026
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Rebel without a cause / Il est 8h41 le 2 août 2026

Le premier rock, me semble-t-il, endiablé, de la part d'un homme profondément sympathique, Chuck Berry. J'avais entendu une interview de sa femme après sa disparition, belle conversation autour d'un des fondateurs du rock, histoire d'amour calme et évidente dans un milieu qui ne l'est pas, toujours en mouvement, en remises en question, rebelle et foisonnant. Dans la même période sorti le film 'La fureur de vivre" dont le titre original "Rebel without a cause" donne le ton réel de l'histoire du garçon interprété par James Dean. Un rebelle sans cause, sans raison apparente, aux multiples fêlures dont on devine derrière la personnalité fracturée de l'acteur, héros malgré lui, surjoué, dont on connaît le destin tragique. La révolte n'a pas besoin de raisons objectives, elle existe à l'état latent, il y a toujours des indignations porteuses de colères intérieures, diffuses quelquefois, non identifiables. 

Quelque chose ne va pas, dit -il en balayant la table d'un revers de main, la vaisselle se brisa en touchant le sol, la mine défaite, il regarda sa mère dont les yeux trahissaient l'incompréhension, le père, indigné s'apprêtait à se ruer sur lui, sa femme, la mère, le cloua sur place, évitant ainsi l'irréparable, la porte claqua, le garçon disparut dans la nuit...

Incomplète, la scène reste fondatrice d'une fracture générationnelle, reproduite à des millions d'exemplaires, quelque soit le milieu. 

Les années cinquante ont le triomphe facile, une paix retrouvée, une abondance de biens pour l'Occident, quoi demander de plus, sauf à être injuste envers ceux qui sont morts pour cette paix retrouvée. Dans un pays qui ne connut pas la guerre sur son territoire, des enfants sur-protégés ne peuvent comprendre toute cette légitimité affichée, cette gloire bruyante et ces honneurs faits à ces soldats revenant d'un autre monde. Rien ne s'est passé aux USA, les efforts de guerre ont été payés de retour par une amélioration insolente du niveau de vie, chômage inexistant, le spectre de la dépression des années trente disparu, cette abondance laisse toutefois un malaise persister. L'accumulation de biens devient le marqueur essentiel, laissant deviner que ce n'est pas suffisant pour assurer le bonheur. Il manque le nécessaire contre-pouvoir, l'aiguillon qui fait avancer, l'ennemi à abattre. Celui-ci disparu, l'horizon ne se peuple plus que de montagnes de machines à laver, de téléviseurs et de grosses voitures. 

Pourquoi ? 

Il pose cette question, James Dean, il n'a pas de réponse, personne ne comprend l'ennui qui le mine en dehors des joutes automobiles, frissons d'adrénaline et drame au bord de la falaise. 

La religion et ses certitudes imposées renforce cette incompréhension, Dieu n'est pas une réponse, il n'est qu'un élément du décor, si on y rajoute le racisme permanent, le début d'une remise en question des injustices liées à la couleur de peau. 

Chuck Berry, et Elvis dynamitent les codes, électrisant les jeunes foules avides d'autres sensations, les interdits sont vite franchis, les revendications pour les droits civiques naissent alors, le rock devenant un catalyseur d'énergie brute au service, sans conscience réelle, de causes justes, d'une mauvaise conscience dont la violente réaction ne tardera pas à survenir. 

Nous sommes en 1955 dans un entre-deux.

Je suis né en 1956, et je vais rajouter un autre morceau, sorti cette année-là, qui fait de moi un enfant du rock, dans ma campagne bretonne, très très loin de cet univers-là. 

Be bop a lula...

Images marocaines

Bonne journée

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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026

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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026

Restons positifs, je marche dans les clous, je n'aurai aucun souci, c'est Brassens qui le disais, la meilleure façon d'être tranquille est de traverser la rue dans les passages prévus à cet effet. J'ai un vélo, je suis les pictogrammes, je suis à pied, idem, en voiture, tu t'arrêtes aux feux et je me tais. Il y a plus important que ce genre de contrainte. Tu paies tes impôts, participant à l'enrichissement de certains, tu te tais, c'est normal. Je n'ai pas de médecin là où j'habite, c'est normal, je me tais jusqu'en 2030, date à laquelle la nouvelle mouture du numerus clausus commencera à faire effet. Il fait trop chaud, c'est normal, c'est l'été, je me tais. J'écoute le concert de Keith Jarrett à Cologne en 75, normal, je me tais ce matin, un réveil tranquille. Je lis des âneries sur fbk, c'est normal, c'est la loi du genre, je me tais. Des milliers de Marocains se font avoir par une rumeur, foncent vers la frontière espagnole et retour à la case départ, la rumeur se renverse et les droitards de tous poils, chut...je me tais. 

Définition du fait divers :

évènement de la vie quotidienne, souvent tragique ou insolite, n'entrant dans aucune grande catégorie de l'actualite comme la politique, l'économie ou la culture...

Le sel des réseaux sociaux, la vitre de la voiture cassée, le portefeuille volé ou le portable, un cambriolage, ce sont des faits divers, pas des sujets de société, pas de quoi lancer un débat de fonds sur la criminalité, chut...Tais-toi, c'est ce qui se passe au quotidien, ma pov'dame, mon pov'monsieur, on ne peut plus sortir le soir, les vélos et les trottinettes nous agressent... Que fait la police ? 

C'est vrai ça, que fait-elle ? 

Elle fait son boulot, casse du matériel sono, pensez donc, ces jeunes qui s'amusent en dehors des clous, il faut leur passer l'envie, de s'amuser ? non mais de danser hors des passages réservés, comme les gens du voyage qui s'installent n'importe où... Chut, tu vas dire des bêtises, non, je me tais, mais les nomades ont toujours attiré ma sympathie, un je ne sais quoi d'un air de liberté, des voleurs de poule, des "romanichels" comme disait ma grand-mère. 

Le nomade respecte le sédentaire qui...n'en pense pas moins, puis, avec le temps, le nomade ne respecte plus, à quoi bon ? 

Quoiqu'il fasse, il sera toujours montré du doigt alors ?

Alors le nomade sort des clous, s'en fout...Il sera toujours méprisé, soupçonné. 

Puisque c'est interdit, c'est forcément pour nous, les voyageurs. 

Jeunes, nomades et autres gens d'ailleurs, taisez-vous, les règles sont pour tout le monde...

Chut, dormez les gens, la police et ses supplétifs veillent sur votre bien, Mr Arnault s'occupe de vos impôts, il regarde, il ne connaît pas, il n'en paie pas. 

Le marchand de sable est passé sur la ville endormie. 

Les voleurs de poules se promènent dans la nuit noire mais chut...ce n'est qu'une rumeur, on n'arrête pas une rumeur. 

A lire le texte de Victor Hugo sur le sujet intitulé "La rumeur", plus que jamais d'actualité.

Bonne journée

A relire aussi "Les misérables", plus long, universelle peinture sociale. Si nous manquons cruellement de Jean Valgean, nous dégueulons du Thénardier...et du Javert. 

Un ancien Lavilliers, un des premiers et quelques images du Maroc. 

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Glissement progressif / Il est 7h44 le 31 juillet 2026

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Glissement progressif / Il est 7h44 le 31 juillet 2026

A la mi-temps de l'été, une embellie se dessine sur le front des incendies. Les médias s'emballent derechef dans la béatitude d'un soulagement immédiat. Comme d'habitude, les satisfecits pleuvent, il pleut sur la côte atlantique, la nature devient plus raisonnable, retrouvant des réflexes salvateurs que l'on croyait disparus à jamais. 

Que de grands mots pour un intermède, l'été reste présent, la canicule ou apparentée tient bon dans quelques départements de l'Est (dont le mien). 

Lecture d'un texte egyptien,  " Moi, étoile filante " de Kaled Al Khamissi, livre offert lors de mon anniversaire. Plaisir exotique que cette auto-fiction pleine de fulgurances et de rebondissements, d'un artiste peintre aux couleurs chatoyantes, dont la découverte des bonheurs de l'existence enchante le lecteur. Les joies ne seraient rien sans les contraintes qui les accompagnent, elles n'en sont que plus intenses, parfaitement retranscrites ici. 

Un avis de lecture suivra d'ici quelques jours. 

Promenade hier après-midi vers mon village natal, quelques heures d'évocation du temps passé, de la vie en général, sans volonté de reconstruire le monde. On peut éviter de tenter de donner ses solutions pour sauver notre planète, il n'en résulte en général que quelques lieux communs stériles, des évidences éculées et nous en sortons plus déçus que satisfaits donc, fi d'une prospective trop prévisible, juste souligner ce qui va, les petites satisfactions du quotidien, les petits bonheurs, comme dit le chanteur. 

On ne peut passer à côté de quelques regrets, humaine ingratitude, vite balayés par le souvenir du lieu où l'on se trouve. 

Rien de particulier à raconter sur une actualité qui petit à petit va s'endormir sous la chape de plomb du mois d'Août, spécialité française du grand sommeil, au moins la première quinzaine, seuls les lieux de vacances et leurs prestataires bruissent d'une opiniâtre activité, un peu vaine certes mais concentrée en des endroits circonscrits. 

Qu'ils le restent, il y a plus de place ailleurs pour les autres, dont je suis. 

Bonne journée

Et Georges Brassens en peu de notes dit l'essentiel, quelques images de vacances marocaines, prises au hasard. 

 

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Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026

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Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
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Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
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Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
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Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026
Peter Pan / Il est 8h23 le 30 juillet 2026

Le ton de ce billet quotidien est peu optimiste et n'engendre que rarement la bonne humeur. Il est basé sur les sujets qui alimentent l'information, peu de bonnes nouvelles, une ligne ininterrompue de catastrophes, d'où qu'elles viennent. Les vautours se précipitent sur leurs canapés, attendant leur dose de chairs brûlés ou faisandés, entre bombardements aveugles, incendies dignes de l'enfer, et tremblements de terre imprévisibles. 

Je peux être de bonne humeur, regarder le ciel bleu par la fenêtre, gris ce matin, et frais, ressentir une dentition toute neuve, l'admirer dans le miroir de la salle de bains et me conforter dans ma jeunesse éternelle du Peter Pan que j'aimerais être. Deux conseils de lecture et de visionnage :

Neverland, film de Marc Forster (2004) avec Johnny Depp et Kate Winslett, y rajouter Dustin Hoffmann, sur J.M Barry, auteur, créateur de Peter Pan, magiquement réincarné dans un Johnny Depp habité. L'optimisme est ici une obligation régénératrice, malgré le drame qui se noue, un bain de jouvence qui vous lave de toutes les scories de vos feux intérieurs. Je peux être, je voudrais retourner en enfance, dans une perception innocente du monde extérieur, de l'autre côté de la frontière d'un réel par trop encombré de ruines et de cadavres. 

Une lecture : Les Jardins de Kensington de Rodrigo Fresan, sur un thème identique, enrichi d'un bond dans le temps à l'époque du Swinging London, 1967, année de création de "Sergeant pepper's". Le questionnement proposé nous introduit dans le monde des livres pour enfants, univers en perpétuelle évolution. Le lien entre JM Barrie et la pop psychédélique y est magiquement tissé en un "Magical mystery tour" ébouriffant. A lire de toute urgence, livre paru en 2003, je l'ai toujours quelque part dans ma bibliothèque. 

Voyez-vous, les antidotes existent quand on se donne la peine (si peu) de fouiller dans sa mémoire. 

Vous pouvez revoir Hook de Steven Spielberg, avec un Robin Williams bondissant, ou savourez le dessin animé des studios Disney, daté de 1953, quand les magiciens du créateur de Mickey maniaient encore le pinceau avec dextérité, loin du lissage numérique d'aujourd'hui. 

La nostalgie ne m'habite aucunement, juste un plongeon dans une mémoire attrape-tout, bien utile souvent, quelquefois difficile à traîner. 

Hauts les coeurs

Bonne journée. 

P.S / Peter Pan est aussi un syndrome, vilain mot caractérisant un être refusant de grandir, suite à (selon la médecine) à une surprotection parentale, créant sa bulle d'immaturité. Je connais certains individus malfaisants qu'il aurait été préférable de maintenir dans une chambre forte pour nous protéger d'eux-mêmes, immaturité malgré tout, loin de Peter Pan et de son monde imaginaire. 

Musique correspondante et images à l'aveugle du Maroc de la côte atlantique.

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Quand le sage montre la lune... / Il est 7h56 le 29 juillet 2026

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Quand le sage montre la lune... / Il est 7h56 le 29 juillet 2026
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Quand le sage montre la lune... / Il est 7h56 le 29 juillet 2026
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Quand le sage montre la lune... / Il est 7h56 le 29 juillet 2026

Un incendie fixé, des pompiers épuisés et une ribambelle de critiques, rien que de très normal en ce milieu d'été. Eteindre les incendies a toujours été le coeur de métier pour les soldats du feu, le manque de considération les concernant m'a toujours choqué. Le rituel annuel du calendrier m'a toujours semblé étrange, la visite du jeune homme en tenue,, s'excusant presque de vous déranger à l'heure du dîner, reste un classique des souvenirs de fin d'année. Je ne l'ai pas eu dans le coin de campagne où j'habite, absent ce jour-là peut-être ? 

En Espagne, pays très concerné par le feu, celui du soleil et celui des cendres, un rejet très révélateur de ce qui peut nous attendre : la droite conservatrice climato-sceptique rejette un projet de loi censé être fédérateur sur les mesures globales à prendre sur les conséquences du réchauffement climatique, projet présenté par le premier ministre Sanchez. Il n'y a aucun doute que ce rejet est avant tout purement politique pour des mesures venant de la gauche, toutefois le scepticisme droitier est réel, comme ici, ailleurs, aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux. Le rejet de l'immigration, nationalisme débile, et la défense d'un modèle économique destructeur forment une colonne vertébrale aux programmes de la droite comme de l'extrême-droite, tenants du libéralisme économique. Panser les plaies des conséquences de l'activité est une pensée qui occupe les esprits, degré zéro de l'analyse, tout en émotions, sans trop se poser de questions sur le pourquoi, pourtant fort documenté. 

Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt, résumé lapidaire de nos propensions à écouter le dernier qui a parlé. 

Mais ce n'est pas grave, les écolos sont les méchants, le RN est un parti pacifique et LFI est antisémite, le PS est un parti d'avenir, Retailleau l'homme providentiel et je suis un fervent croyant ...

L'absurdité de cette phrase résonne avec humour, tant que ce ne sont que des mots, gangrène insidieuse du renversement des valeurs, y compris chez les plus vertueux dont on lit les errances sur les réseaux dits sociaux. 

La perte de mémoire des anciens est une donnée physiologique réelle, elle peut être sélective, celle des jeunes générations est un manque de culture, juste une ignorance crasse de ce qui a construit le monde dans le quel ils vivent. Ils en paieront le prix le moment venu, je ne pleurerai pas ce jour-là.

On ne pourra pas dire qu'ils n'avaient pas été prévenus. 

Bonne journée

Musique entraînante de bon matin et images de vacances

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