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Ecoutez les eaux vives d'EMMANUELLE FAVIER aux Ed Albin Michel

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La rigueur du travail de recherche, tant sur le plan sémantique que sur le plan technique est un plus dans la véracité des décors et du milieu dans lesquels évoluent les personnages. Les multiples détails sont autant de repères nécessaires à la bonne appréciation des interactions. Ce n'est pas l'essentiel à mon humble avis. Le descriptif initial du vécu semble un peu long. L'on attend avec impatience la fin de cette mission, ne sachant ce qui va se passer. Et puis, l'irruption d'un autre milieu, tout aussi aquatique, quelques pages suffisent à deviner le lien qui se dessine à gros traits, d'un monde à l'autre, le sort en est jeté, les caractéristiques émotionnelles et psychiques annoncent la suite, trop prévisible. C'est l'essence même du roman que ces relations par delà les apparences, intéressantes en soi mais annoncées prématurément. Ce n'est que mon avis mais une fois de plus la forme prime sur le fond. La recherche de crédibilité factuelle nuit au bon déroulé de ce qui aurait pu être un roman très sombre et qui en devient un épisode, certes tourmenté, mais manquant de noirceur. Le côté obscur, expression bateau, est en deça de ce qu'il aurait pu être, trop lisse, trop propre, comme si l'autrice s'était plus focalisée sur des décors censés plonger le lecteur dans une atmosphère morbide, ce qui n'advient pas.
Mais le plaisir de lecture reste entier, la précision de l'écriture force le respect, manque un zeste de folie.
A lire cette autrice, à la conversation étrange parfois, l'ayant rencontré deux fois lors de dédicaces, les yeux bleus sans doute.

Image de l'île de Batz

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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin

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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
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Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin
Anti-social, tu perds ton sang-froid / Il est 7h00 le 18 juin

Chez les larbins, la peur est toujours mauvaise conseillère...

Le préfet de police de Paris, domestique en chef, c'est une règle que d'obéir au doigt et à l'oeil aux représentants de la gouvernance. Ces gens-là sont fiers de servir de paillasson à un ordre établi, sans aucune réflexion particulière ni état d'âme quant au bien fondé de la mesure. L'armée, autre serpillière du pouvoir, contient tout ce que le pays, quel qu'il soit, possède comme fervent défenseur d'une nation, sans trop savoir à ce quoi ce terme correspond. Il y a danger en République, oyez braves gens, la Fête de la musique organisée, comme chaque année, par LFI, que dis-je, organisée par des citoyens, fête de l'anti-racisme, ces agapes seront interdites sur la demande du CRIF ex-CRIJF, organisation admiratrice de Nétanyahou, futur ex premier ministre de l'état d'Israël. Mais alors, ce rassemblement festif était prévu où ? 

En Israël ?

Que nenni, ici, en France. 

Que dire de plus, de la confusion régnant au sein de ce gouvernement, un président qui vaque à ses occupations de faiseur de paix, du moins le croit-il, à un chef de gouvernement qui n'a de chef que le nom, petit jeune, fusible possible jusqu'à la fin d'un cycle de dégénérescence dont cette péripétie n'est qu'un exemple parmi d'autres d'une servilité jamais démentie. On nous habitue petit à petit à ce qui peut advenir dans un avenir proche, à ces interdictions arbitraires aux justifications soudainement devenues vitales pour le pays. Les maires RN multiplient les signes d'une fébrilité toute de joie contenue, un syndicat dehors, un planning familial persona non grata, une pièce de théâtre interdite, toutes ces petites choses symbolisant la liberté de penser, de se défendre et de disposer de son corps. 

Ces gens-là, d'un pouvoir en devenir, puent l'étroitesse d'esprit, l'intolérance, le racisme de bas étage, et aussi l'incompétence notoire. 

Plus que jamais, il serait bon d'ouvrir les yeux sur le vrai danger, au delà de la porte de son salon, d'un confort faussement sécurisé, est dans ce que l'espèce produit de plus rance, déjà moisi de l'intérieur, fausses valeurs populaires dont l'apparence cache un libéralisme avancé, déjà en marche outre-Atlantique. 

Le RN représente ces intérêts-là, partage les mêmes valeurs qu'un Trump, qu'un Musk dont l'égoïsme fondamental foule au pied toute la piétaille à son service. L'extrême-droite n'a jamais défendu le peuple, elle s'en est toujours servi pour accéder au pouvoir... et le garder. Prenez le temps de compulser les votes de l'Assemblée Nationale depuis la dernière dissolution, de jeter un oeil sur les votes du Parlement Européen, vous y verrez les tenants d'un ultra-libéralisme, d'un moins-disant social, toute mesure favorisant la vie quotidienne des gens de peu a été systématiquement refusé par ce parti, vérifiez par vous-même.

Il est hallucinant de constater que, depuis toujours, les esclaves forgent leurs propres chaînes de servitude, merci de battre en brèche ce triste constat.

Mr le préfet de police de Paris n'est qu'un supplétif, le CRIF, un allié contre-nature de circonstance entre un parti aux racines antisémites et des contingences électorales trop évidentes. 

Bonne journée

Une bande-son rafraichissante du Québec accompagnée d'images de là-bas, escapade en 2010. 

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Ebola champion du monde / Il est 8h47 le 17 juin 2026

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Ebola champion du monde / Il est 8h47 le 17 juin 2026
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Ebola champion du monde / Il est 8h47 le 17 juin 2026
Ebola champion du monde / Il est 8h47 le 17 juin 2026

Certains se plaignent de l'omniprésence du football dans les médias. Qu'il regarde Arte ou une plateforme quelqconque, ou rien du tout, mieux, qu'ils ouvrent un livre, histoire de changer de réalité, si la perception qu'ils en ont est polluée par le ballon rond. J'en connais qui n'aime pas, elles et ils évitent, tout va bien et on parle d'autre chose quand on se rencontre. Avec mon chien, on cause promenade, nourriture et jeux divers, je te renvoie le doudou, tu me le ramènes, et ainsi de suite. Je surveille la cuisson des confitures, je récolte mes pommes de terre, quelques kilos seulement, il y a un début à tout. 

Si vous n'êtes pas content, changez de planète. Mes potes aliens passent régulièrement, ils font du co-voiturage pour les humains en mal de sensations. Ils étudient notre espèce, une curiosité selon eux, celle qui s'entretue pour des bouts de désert, au nom d'entités qui n'existent pas. Ils le savent, eux, qu'il n'y a rien derrière les étoiles, ils en viennent du grand désert sidéral, pas vu de barbu, ni d'humanoide en croix aux cheveux blonds, ni de joufflu assis en tailleur. 

Mais bientôt ils auront de la visite, l'humain le plus riche a pour obsession la planète Mars. Mes amis d'ailleurs ne saisissent pas trop l'intérêt. C'est sinistre, comme les coins les plus inhospitaliers de la Terre, sans air, rien à y faire pour une personne sensée. 

Mot tombée en désuétude. 

Une vision globale donne un aperçu effrayant quand on est en orbite autour de la planète Terre. 

Un peu fou de considérer que les ventes d'armes ont battu des records, qu'un virus mortel se balade en Afrique centrale sans frein particulier, un scénario-catastrophe est-il en train de s'écrire ? Je lis que la RDC, République démocratique du Congo joue ce soir contre le Portugal. Ebola est en RDC, voyez le genre. 

Si je la fais en mode prophétique, on appellera le coupe du monde de 2026, la " Coupe de la mort". Ebola provoque une fièvre hémorragique mortelle à un taux proche de 100%.

Celles et ceux qui ne regardent pas le football peuvent s'intéresser à ce qui se passe en RDC, mais je doute que ce soit leur préoccupation principale. 

Il faut bien râler un peu.

Bonne journée

Le lion est mort ce soir, enfin pas encore, images de là-bas, au Sud. 

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Hey Joe / Il est 7h41 le 16 juin 2026

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Hey Joe / Il est 7h41 le 16 juin 2026
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Hey Joe / Il est 7h41 le 16 juin 2026

Je regarde le monde, je vois le clown de la Maison Blanche arriver au sommet des egos, à Evian, la ville minérale fossilisée dans un passé qui fut glorieux, tombée en désuétude depuis. En face, nous avons la Suisse, elle même vaguement stérilisée par une gangue monétaire. Le convoir du grand blond infantile, comprend au bas mot quinze véhicules, gros quatre-quatre et fourgons, deux ambulances... J'ai rêvé un instant que c'était un convoi mortuaire, eh non, à 80 ans, il est toujours en activité. 

Un accord avec l'Iran, histoire de réouvrir ce détroit, quelques bombes plus tard, et Israël s'en fout, sauf que cette fois, ils ont été tenus hors du coup, Donald coin-coin pas content après son pote l'hébreu qui continue à tuer, la force de l'habitude sans doute. 

Nous sommes prévenus également que le temps d'une répercussion sur les prix des carburants sera un temps long, comme l'on dit sur les plateaux télés (chez les psys aussi). Le temps long, je vous explique, est une addition de temps courts, sauf que l'on ne compte pas les intervalles, on prend l'ensemble, pas plusieurs jours, non, une semaine, pas plusieurs semaines, non, un mois, vous avez compris. L'idée est de donner une impression de durée, comme au cinéma, un plan large qui s'éternise, ou un travelling, plutôt qu'une succession d'images stroboscopiques, à la Tony Scott. 

Un long plan fixe, une musique qui monte, style deuxième mouvement de la septième symphonie de Beethoven ou n'importe lequel de la troisième de Malher. J'avis une amie qui m'initia à la musique classique, et ne jurait que par Malher et Debussy, fin de siècle donc, grands mouvements amples.

Pas de fond sonore pour l'arrivée de Trump à Evian. 

Ormuz ouvre vendredi, vous regardez les prix jeudi soir, et ne revenez pas vendredi, c'est trop tôt, attendez, enfin, selon vos besoins. Le gouvernement français a annoncé qu'il surveillerait la répercussion de la baisse du prix du baril à la pompe. Concrètement, je serais curieux de connaître la mesure à prendre si, par hasard, les tarifs restaient les mêmes. Qui serait puni, une compagnie de CRS au siège de Total à La Défense ? 
Je rigole. 

Il n'aura échappé à personne (si à quelques-uns), qu'il y a du foot tous les jours, jour et nuit, que les stades sont pleins, à moins d'avatars placés là par l'IA, et quelques matchs sympas, les petites équipes se défendent pas mal sauf Curaçao mais bon, une île de 150000 habitants face à l'Allemagne, un peu comme ce match de Rugby en coupe du monde, France-Namibie, 90 à 0, un truc dans le genre. 

En gros, l'organisation de pauses fraîcheurs ne nuit pas trop au rythme, le temps de jeu est rallongé d'autant. 

La France rentre en lice aujourd'hui face au Sénégal, mauvais souvenir pour les plus anciens..

Vécu personnel : confitures de cassis et de framboises, trop bon. 

Bonne journée

La bande-son fleur bleue, si, si, j'ai le droit avec l'Australie en visuel, à chacun ses grands écarts. 

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Débrouilles-toi avec ça / il est 8h51 le 15 juin 2026

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Débrouilles-toi avec ça / il est 8h51 le 15 juin 2026
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Débrouilles-toi avec ça / il est 8h51 le 15 juin 2026

Le déterminisme est un mot qui peut être interprété de mille façons, justifier bien des actes tout en permettant de comprendre le chemin de vie de la plupart de nos contemporains, comme de nos aieux. Je pense à ce terme ce matin dans un esprit de tolérance qui manque singulièrement dans nos analyses en règle générale. Je nais à tel endroit, dans un milieu social précis, avec une éducation particulière, les manques liés à cet ensemble et...ma vie furure sera toute tracée. Que je le veuille ou pas, que j'en sois conscient ou pas, beaucoup d'éléments me constituant se trouveront présents à chaque instant de ma construction personnelle, dans mon apprentissage de l'existence, des fondamentaux qui régissent une vie. Selon que l'on m'ait averti ou pas, j'éviterai ou pas les embûches. 

Le libre arbitre est une autre expression qui peut faire sourire. Elle semble invisible, elle est mise en avant dans la soi-disant responsabilité individuelle de nos actes, discours moraliste reposant sur une absence. 

En quoi suis-je libre de mes actes, de mes décisions ? L'essentiel de ma personnalité s'est construit à un âge où je n'ai aucune maîtrise, aucune conscience propre, où j'absorbe tel une éponge toutes les influences, le tri se faisant en aval, sous l'égide de personnes dont je ne conteste pas l'autorité, jusqu'au moment où je m'éveille du long sommeil de l'enfance, sortant de la chrysalide.

Débrouilles-toi avec ça. 

Le cerveau est une page blanche sur laquelle s'écrivent les préceptes qui vous guideront (ou pas), et quand vous ouvrez le cahier de ces écritures, il est déjà trop tard, vous n'avez pas de gomme pour effacer ce qui vous déplaît. 

C'est ainsi. 

Constat ce matin d'une certaine vanité à vouloir affirmer des vérités énoncées par d'autres en les faisant siennes. 

Bonne journée

La chanson d'Aznavour soutient le propos, les images australiennes inédites illustrent un déterminisme évident. 

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Oxymore for ever / Il est 11h07 le 14 juin 2026

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Oxymore for ever / Il est 11h07 le 14 juin 2026
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Oxymore for ever / Il est 11h07 le 14 juin 2026
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Oxymore for ever / Il est 11h07 le 14 juin 2026
Oxymore for ever / Il est 11h07 le 14 juin 2026

Le propre de la campagne est qu'elle contient quelques fruits dont il faut savourer le goût à ce moment de l'année. J'ai la chance d'avoir du cassis et des framboises en quantité suffisante pour envisager quelques pots de confiture. Je regarde le mode d'emploi, il me manque le moulin à légumes, quelques pots et puis c'est parti. A cueillir au petit matin, la température grimpe rapidement, il reste quelques gouttes de rosée jusqu'à évaporation rapide et bientôt disparition quand les nuits tropicales arriveront, début du stress hydrique et du changement de couleurs, du vert au jaune paille.

La coupe du monde de football a débuté, un match quotidien quand l'heure s'y prête. C'est une grand' messe anti-bobo, en causant comme certains. C'est curieux ce cataloguage, classification qui peut correspondre à des comportements, des postures pré-supposées. Un supporter de ce sport qui lirait Dostoïévsky dans le texte (ou pas) est-il un oxymore ambulant ? J'ai souvent été confronté à ce hiaitus, aimer tel sport, vouloir en parler avec des relations, et me retrouver face des moues dédaigneuses voire condescendantes. Aimer l'art contemporain et Michel Sardou (ce n'est pas mon cas) par exemple, gymnastique nécessaire d'une amplitude intellectuelle de haute tolérance, je dirais même de haute intelligence, dans le sens de la compréhension sans a priori de sensibilités perçues comme opposées. 

Le hard-rock et Mozart, Les frères Coen et Christian Clavier, le Macdo et le guide Michelin... Les exemples abondent, la rando et la formule un. 

Prévisibles réactions aux stéréotypes, cases marketing et pain béni des publicitaires, le ciblage devient très pointu, les algorithmes s'immiscent et vous coincent, y compris les plus avertis, celles et ceux qui pensent l'être, derrière l'Iphone de la dernière génération, sans télévision parce que non, là, tu vois, le beauf dans son canapé, très peu pour moi...

Tu as raison, mon bonhomme, devant ton Mac, là où les programmes s'affichent, en plus petit, de manière tout aussi addictive. 

Je parle de cela, c'est du vécu...

Confondre le contenu et le contenant, les tuyaux et les flux. 

" Je ne regarde pas la télé".

Moi non plus, juste quand je l'allume et que je choisis...

Je ne prends pas l'avion, mon empreinte carbone, elle est...

Oui, tu as raison mais quand l'un est trois fois moins cher que le train sur la même destination, ton empreinte, elle attendra...

Un peu tout ça chez les mêmes gens...

Bonne journée

Bande-son hommage de Paul pour John et quelques images smartphone de Philadelphie. 

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Le mot juste / Il est 10h20 le 13 juin 2026

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Le mot juste / Il est 10h20 le 13 juin 2026
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Le mot juste / Il est 10h20 le 13 juin 2026
Le mot juste / Il est 10h20 le 13 juin 2026

Hier, je suis parti dans un délire sur le temps et la réalité imperceptible, logorrhée d'une écriture automatique vaguement maîtrisée. Un truc quand tu te réveilles, après le café salvateur, est de laisser aller la plume au fil d'un raisonnement sur un sujet plaisant, histoire de rester en terrain connu, puis lâcher les chevaux de la pensée, avec les mots qui suivent, le tout dans une cavalcade un peu folle. J'ai relu ce texte tout à l'heure, la référence à P.K Dick est toujours "casse-gueule", on y met un peu n'importe quoi, masquant la faiblesse de certains arguments par des pirouettes très glamour, faciles, scientifiquement douteuses. L'imaginaire a ceci de formidable qu'il, comme le disait Fred Vargas, permet tous les travers, ou toutes les outrances, selon la personnalité de l'impétrant qui commet l'écrit, l'image, la musique, le tableau, la photo, la sculpture, tous supports autorisés ou non. 

Dans le discours oral, l'effet peut-être plus puissant encore, il se doit de l'être, l'envol de la voix reste sujet à la fugacité, aussitôt dit, oublié l'instant d'après. La création verbalisée est fragile, la puissance des mots se doit d'être implacable, choix du vocabulaire, voix posée aux intonations calculées, la fascination exercée par l'orateur-né se poursuivra longtemps après l'écoute. En politique, comme en justice, dans les prétoires, l'art oratoire produit ses effets incantatoires, puis résonne en écho dans le circuit neuronal longtemps après, le subliminal fluide circule sur un temps long. Les dictateurs, certains, usaient et abusaient de cet art, les acteurs de théâtre jouent leur carrière sur une représentation, pas de garde-fou sur la scène, nous ne sommes pas au cinéma. 

Le mot juste est primordial, la nuance se doit d'être mise en valeur, subtile surlignage, discret rappel que le noir et le blanc ne sont pas tout, ils ne sont rien sans les multiples dégradés, gris de toutes natures, effets assurés. 

Le souvenir qui en découle fait son chemin, malaxe les certitudes, instille le doute chez le faible, l'oriente, puis le dirige là où l'émetteur du message tient à ce qu'il aille. 

La rumeur est ce qui reste, sans origine précise, mais elle est omniprésente, irrationnelle et implacable. Vous n'avez pas prise sur elle, elle fait corps avec vos pensées les plus intimes, elle vous tient, la peur vous gagne...

Un scénario peut être construit sur ce postulat :

Je tue quelqu', un, je ne sais pas pourquoi, mais je vais le faire. 

Je vote pour cette personne, je ne l'aime pas, mais je vais le faire, lui seul peut...

Le pouvoir des mots entendus, répétés, quelque fois du mot magique, par exemple " crise ", essence même de notre société, sans ce vocable passepartout, nulle mesure politique ne serait prise, nulle décision domestique. 

Crise de régime, du couple, existentielle, financière, sociétale...

L'alpha et l'oméga de la prise de décision, base négative par nature, réaction et non action, elle ne peut que provoquer désarroi et déceptions. 

Sur ces belles paroles, je vous laisse...

Bonne journée

Bande-son canadienne et images indiennes

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Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026

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Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026
Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026
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Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026
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Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026
Réalités dickiennes / Il est 6h10 le 12 juin 2026

Après un avis de lecture concis sur un ouvrage tout aussi court, je reviens à la réalité, si tant est que celle-ci veuille bien se laisser aborder. L'écrivain Philip K.Dick considérait la réalité comme un subterfuge, quelque chose qui n'existait pas vraiment. Elle est multiple, autant de fois qu'il y a dêtres sur cette terre. Je perçois, tu perçois, nous percevons des faits, des gestes, des sensations, retours de vécu, de manière différente, chacun que nous sommes. La réalité dite objective s'en trouve déformée, donc n'existe pas en tant que telle, elle n'est qu'une illusion, entretenue par des représentations se démultipliant, créant des avatars qui eux-mêmes se clonent, donnant une confusion absconce à une concrétude dont on finit par ne plus percevoir qu'une ombre fuyante. 

Ma réalité du matin, à cet instant, n'est pas la vôtre, qui lirez, ou pas, dans quelques heures, la transcription de ma perception du présent, le mien, pas le vôtre, écran prismatique personnel correspondant à un état de veille d'un réveil trop tôt intervenu. Le manque de sommeil induit une distorsion de la perception d'une réalité. Il apparaît que celle-ci n'existe que de manière très subjective, soumis à l'heure indue, à mes sens émoussés. En lisant ceci, vous vous gratterez la tête en posant la question de l'équilibre précaire de l'auteur de ces lignes. L'auteur américain en avait fait son fonds de commerce, mauvaise image, de ses nombreuses digressions et autres distorsions, pires outrages aux conepts fondamentaux que sont le temps, l'espace et autres déroulés de la vie sans lesquelles la folie guette à la porte. 

Les intervalles créés par nous, sommeil, nourriture, travail, habillement, actualités sont-ils nécessaires, chacun pris séparément, obligations se tenant les uns les autres, si vous enlevez un seul de ces éléments, le mur de votre réalité s'écroule, l'être nu apparaît, homme ou femme, peu importe. 

La campagne dans laquelle je vis actuellement n'a pas le même visage pour mon voisin d'en face. Cela semble une évidence. Ce qui l'est moins réside dans les interactions que nous pourrions avoir, lui et moi (c'est rare) vivant dans deux perceptions différentes. L'importance accordée à tel ou tel aspect de cette campagne diffère, ce qui peut créer des malentendus, que l'on évite, en s'évitant toute rencontre fortuite. 

Les perspectives sont vertigineuses, elles accouchent de conflits personnels, de guerres collectives et de murs infranchissables, chacun ayant peur de la perception de l'autre, danger immédiat de contagion, remise en question d'une construction mentale...

Philip K.Dick n'a pas connu Internet, il est mort en 1982. Il avait écrit sur des sujets s'en approchant, l'imaginaire de mondes virtuels était déjà présent comme instruments de pouvoir, on voit ce qu'il en est aujourd'hui, démultiplication de perceptions regroupées en champs lexicaux réduits, outils de pouvoir et de manipulations, tout cela existait déjà dans les fictions de l'écrivain. 

Je ne savais trop quoi dire aujourd'hui, nuit trop courte, ce qui m'arrive rarement. Un développement de ce type dérouille les neurones au petit matin. 

La bande-son allait de soi, les images sont autant de facettes spatio-temporelles, raccourci d'allers-retours d'une perception à l'autre, instants figés pour l'éternité.

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La vie entière de TIMOTHEE DE FOMBELLE aux Ed Gallimard

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Peu à dire sur ce petit livre dont la trame tient sur une feuille volante, comme elle le dit dans ce récit, rêver sa vie. Elle attend un homme, résistant, porteuse de messages ou dactylo, de ces petits mains qui ont sauvé, si l'on peut dire, l'honneur d'un pays.
L'aventure fait frémir l'adolescente, non consciente du danger, emprise involontaire de ce qui représente pour elle un héros, elle se projette dans un futur, puis on s'y retrouve, je ne sais plus vraiment.
Elle est vieille, voudrait l'être, ne l'est pas, on ne sait pas, l'homme lui remet des écrits à taper, futurs tracts, ou liste de noms.
L'engagement de la jeune fille obéit à un choix, dicté par un souci de justice, par un désir de plaire, les deux, le frisson du danger lui parcourt l'échine, remerciant cette homme par lequel elle éprouve ses premiers émois, les peaux qui s'effeurent puis se touchent, les enfants imaginés, fruit d'étreintes, mais où et quand ? Un souffle de vent disperse le songe d'une vie autre,
Je me suis perdu dans ce conte d'un auteur spécialisé en littérature enfantine.
Joli histoire éthérée qui disparaîtra de ma mémoire, il y a tant et tant de mondes à découvrir.

J'ai lu ce texte en peu de temps, sur ma terrasse, 77 pages d'un songe étrange. 

Je ne peux dire si je suis entré dans cet imaginaire-là, qui m'a peu parlé, sujet grave sur un ton léger, une gêne peut-être.

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Ghost stories de SIRI HUSTVEDT aux Ed Gallimard

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Ouvrage inclassable et c'est bien ainsi. L'amour triomphe toujours à la fin, à la toute fin, il semblerait que même la mort est vaincue, dépassée par une relation au delà de la fusion, le fantôme de l'écrivain décédé rode dans la maison de Brooklyn.
La sincérité maîtrisée habite le livre de bout en bout, la haute tenue de ce qui est dit, les souvenirs impressionnants de précision donnent à la relation de ce couple une force incomparable. L'accompagnement de la dernière année de vie de Paul Auster, son rapport à une mort annoncée suscitent une admiration béate. L'on sait que ces moments peuvent être embellis, nécessairement quand le corps se délite. La souffrance de l'homme est ici évoquée en creux, de par ce qu'elle empêche, les lettres au petit-fils sont à cet égard extraordinaires dans la projection qu'elles impliquent dans un avenir inexistant pour leur auteur, elles prolongent sa présence bien au delà de ce que la maladie interdira. L'adolescent lira alors quand le temps sera venu une histoire écrite par son grand-père, voix dépassant de loin le simple souci de témoignage du passé.
Il y aurait beaucoup à dire sur leur rencontre, belle et fragile, dans l'acceptation de la vie passée, des êtres qui peuplaient alors la vie de l'écrivain.
L'écriture justement, ce qui unit le couple, curiosité insatiable, la lecture fruit d'une curiosité insatiable, l'échange permanent, sans jugement péremptoire, le tout est habité d'un respect mutuel, d'une acceptation de la différence entre deux oeuvres fort différentes dans leur approche de la réalité.
Je pourrais évoquer également leur positionnement politique, en parfait accord, le descriptif touchant des défauts de l'un ou de l'autre, quand l'amour sincère en vient à aimer jusqu'aux travers de la vie quotidienne, qui deviennent un manque quand la "veuve", dit-elle, se retrouve seule dans la maison, enfin presque puisque le fantôme de l'homme aimé s'invite de temps à autre comme il l'avait promis de son vivant.
Admirable livre à lire.

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