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Cache-cache solaire / Il est 8h12 le 13 août 2026

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Cache-cache solaire / Il est 8h12 le 13 août 2026

C'est assez curieux de voir tout ce monde agglutiné pour regarder à quoi pourrait ressembler la fin du monde : le soleil caché par la lune et puis...tout s'arrête, la lune ne bouge plus. 

Wouahou ! Flippante perspective et non, le soleil continue sa course. N'ayant pas réussi à me procurer de lunettes, rien ne s'est passé pour moi. Par rapport à 1999, la température n'a pas chuté (dommage), la lumière, déjà basse à cette heure, a continué sa chute puis ce fut la nuit...ordinaire. 

Un non-évènement pour moi, pas de quoi "communier" comme j'ai pu le lire, il y aurait bien d'autres sujets de se rassembler, nous en reparlerons. 

Je communie avec mon chien chaque jour pour une baisse des températures, annoncée pour ce week-end avec un peu d'eau, merci. Depuis fin mai, quelques gouttes, l'idée que l'on se fait d'une existence dans les steppes, avec un robinet et toujours la douche du matin. Je me prépare à un retour en enfance, le bain ou la douche par semaine, faute d'eau, le puits que nous avions n'était pas très performant et le raccordement à une distribution collective n'était pas opérationnelle dans mon village en ce temps-là (années 60). C'est fou, je vois des regards interloqués. Mon brave monsieur, pas de téléphone à la maison non plus jusqu'à mes 17 ans. L'idée d'être dérangé ne nous venait même pas à l'esprit. Quand je me vois aujourd'hui scotché au smartphone, je me dis que j'ai dû rater une marche, me cogner la tête à la poutre dans la cave, comme beaucoup, béats devant tant de "facilités" offertes à notre cerveau si adaptable. L'asservissement commença par le travail, accélérateur de bienfaits comme chacun sait, j'ai évité le crédit immobilier, c'est déjà ça, justificatif absolu d'une servitude volontaire, donc, le téléphone, fixe d'abord, mobile ensuite, le PC, fixe d'abord, puis nomade et nous y voilà. Accessibles tous entre nous, une merveille de connectivité, de relations humaines renouvelées. Joignables à tous moments, traçables, repérables sauf à parcourir certains espaces protégés, loin, très loin. 

Pas de réseau, ni télé, ni gps, rien du tout, que vous et vous, seul, enfin seul !

Si vous saviez le bien que cela fait. 

J'ai souvent raconté ma panne automobile loin de tout en Australie, sous les yeux ébahis de mon auditoire mais quid du sentiment profond de liberté qui m'habitait en cet instant d'angoisse vite dissipé. 

Je ne parlais pas de cet intimité retrouvée, personne, ni homme ni bête, seuls les cailloux me jetaient un regard mauvais, dérangés dans leur minérale solitude. 

Bienheureux et si peu conscient de l'être, de temps à autre, il me plaît de fouiller dans ma mémoire, plongeant avec délectation dans un no man's land, avec de l'eau et des pâtes. 

Bonne journée

Un p'tit Souchon et quelques images de l'estran breton

 

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Belle de nuit / Il est 8h20 le 12 août 2026

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Belle de nuit / Il est 8h20 le 12 août 2026
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Belle de nuit / Il est 8h20 le 12 août 2026
Belle de nuit / Il est 8h20 le 12 août 2026

De jolis tâches de couleur dans mon jardin jaune-paille, c'est une fleur des pays tropicaux secs. Plaisante surprise du matin, ce végétal s'ouvre la nuit et se referme le jour. J'ai un souvenir très ancien d'avoir vu ce phénomène en Andalousie avec une différence quant au parfum dégagé. Rien de précis concernant celle-ci, par contre, en Espagne, elle embaumait le jasmin, un peu ce que j'avais senti dans les jardins de la Generalife à Grenade, succession de fragrances, harmonieuse succession composée par les concepteurs de cette oasis. 

Ici, rien de tel, un petit plaisir dans une suite ininterrompue de journées étouffantes. Hier, avec Athos, nouvelle promenade dans une Loire dont le débit commence singulièrement à se réduire. Pluies annoncées pour ce week-end, à prendre avec prudence. 

Une éclipse ce soir, partielle ici, totale en Espagne. Un souvenir de 1999, avec lunettes ( pas cette fois), me revient : dans le Bugey cette année-là, la lumière s'éteint petit à petit, un grand silence s'installe et un froid sinistre tombe sur la campagne. C'est la seule fois où j'ai ressenti ce que peut-être, je ne sais pas, la mort, un manteau glacial accompagné d'une obscurité totale. Le retour du soleil fut impressionnant, le chant des oiseaux revint et la vie reprit. Mon chien de l'époque me regardai bizarrement, vint vers moi, cherchant un réconfort. Nous avions sorti un livre sur le sujet, avec des lunettes, guide pratique, vite épuisé, un "one shot" comme on disait. Je l'ai peut-être encore. C'était chez Larousse, je précise pour les étourdis que je travaillais dans cette maison jadis prestigieuse. 

Une sortie maladroite (une de plus) de l'écologiste en chef Marine Tondelier concerne les fameuses lunettes dont le gouvernement n'a pas su anticiper la fabrication... Elle est bien gentille cette personne mais il me semble que d'autres sujets nous préoccupent dans son domaine de prédilection. Je suis un peu affligé par le relais politique des problèmes de survie qui vont bientôt nous atteindre. Normalement et selon des probabilités quasi évidentes, le sujet numéro un des années à venir consistera à modifier, à gérer et à proposer des solutions collectives aux soucis climatiques et à leurs conséquences. Un projet de société plus "économe" semble devoir se profiler mais non, Mme Tondelier nous parle des lunettes pour éclipse ! 

Quand demain sera là, nous attendrons le prochain rendez-vous de la lune et du soleil, chanson toute trouvée, madame l'écologiste en chef ne sera plus là, ni moi non plus. 

Je sais que ce n'est pas simple ni très payant de devoir dire que demain, la fête sera finie, rôle déplaisant en soi, mais quelqu'un doit s'y coller. 

Bonne journée

Mr Trenet facétieux et quelques images bretonnes

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Sécheresse des coeurs et des corps / Il est 8h45 le 10 août 2026

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Sécheresse des coeurs et des corps / Il est 8h45 le 10 août 2026
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Sécheresse des coeurs et des corps / Il est 8h45 le 10 août 2026
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Sécheresse des coeurs et des corps / Il est 8h45 le 10 août 2026
Sécheresse des coeurs et des corps / Il est 8h45 le 10 août 2026

Secs nous sommes, secs nous resterons aujourd'hui. La promenade avec le chien permet de constater la baisse inexorable du niveau de l'eau de la Loire, les gravières se couvrent d'algues puantes, un peu d'eau vive contourne les îlôts, le chien y trouve son bonheur. Il y trouve aussi de quoi alimenter son désir de liberté, avec course-poursuite jusque sur la route surplombant le fleuve, au milieu d'automobilistes compatissants, merci à elles et eux, pas de klaxon intempestif, c'est suffisamment sympathique pour être mentionné. Retour du chien et du maître furieux, chien à l'air innocent comme de coutume. 

34 degrés hier, idem prévu aujourd'hui. Des orages étaient attendus hier, je n'ai rien vu, rien d'annoncé ce jour, automatismes d'ouverture et de fermeture des fenêtres et volets afin de maintenir une température de 25 26 degrés dans la maison. 

Je lis quelques papiers qui commencent à prendre en considération la gravité de la situation en Europe, notamment sur le Danube, plus long fleuve d'Europe, avec quelques centimètres d'eau, et la mise à l'arrêt de plusieurs centrales atomiques sur son cours, en Hongrie et en Roumanie.

Poutine, lui, continue ses bombardements sur les populations civiles, tout comme Netanyahou refusant le plan de paix de Trump pour Gaza. Ce point est révélateur d'un état d'esprit : Il n'y aura pas de paix, il ne peut y en avoir tant que les Palestiniens ne s'en iront pas, de Gaza comme de Cisjordanie, cela semble de plus en plus clair. L'éradication du peuple de Palestine est une politique consciente, construite et planifiée. De multiples actes sous les radars médiatiques en témoignent , comme l'évacuation des multiples décombres d'immeubles détruits avec les cadavres qui s'y trouvent, de nombreux camions- bennes sillonnent le territoire, les pelleteuses s'activent afin de dissimuler l'ampleur du carnage quand des instances internationales (si cela a lieu) viendront documenter les massacres. Les exactions en Cisjordanie se font en plein jour, sous protection de l'armée, la destruction d'une vieille maison (120 ans) palestinienne montre une volonté de détruire une culture, exemple parmi d'autres, arrachages d'oliveraies, puits bouchés empêchant l'accès à l'eau, etc...

Je sais que ce catalogue d'atrocités laisse de marbre la plupart des autorités internationales, ainsi que la population d'ailleurs, peu concernée. Comme je l'écrivais hier, cela se paiera un jour...

Bonne journée

La chanson de Cabrel a plus de trente ans, rien ne change... c'est pire. 

A pleurer vraiment. 

Images de Bretagne, les rochers n'ont pas changer de place non plus, impertubables.

 

 

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L'oeuf du serpent / il est 10h12 le 9 août 2026

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L'oeuf du serpent / il est 10h12 le 9 août 2026
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L'oeuf du serpent / il est 10h12 le 9 août 2026
L'oeuf du serpent / il est 10h12 le 9 août 2026

Quelques gouttes ce matin, un grondement, puis un éclair, autre coup de tonnerre lointain et puis c'est tout. 30% de pluie pour l'après-midi, autant dire une probabilité quasi nulle de voir l'eau s'écouler dans le regard sis sur la route devant mon allée. Je sais que cela peut sembler obsessionnel mais quand je me lève le matin, je regarde ma haie de palme desséchée, mon herbe rase en touffes faméliques et je me rassure avec une glycine exubérante, des tiges de rosiers en totale liberté, quelques éléments de couleur verte me rappelant que la chlorophylle est un élément fondamental de notre perception de la vie, sans elle, nous serions des os blancs dans le désert bourguignon, paysage dystopique de fin du monde. Je lis que la dystopie, terme littéraire désignant une fiction sociétale d'un futur dévasté, est un mot que beaucoup de jeunes associent à ce que nous vivons cet été. Je ne suis plus jeune mais mon ressenti va dans le même sens, une désolation climatique liée à une inconséquence de l'espèce. 

Dans le registre destructeur, je lis également que l'armée israélienne a détruit de très anciennes oliveraies au Sud-Liban, dont on se demande quelles seront les raisons invoquées ? Le Hezzbollah se cachait-il sous ces arbres séculaires. 

Ces gens paieront leurs forfaits un jour quand Trump et Netanyahou seront partis, que l'Iran aura mis au point l'arme nucléaire tant redoutée, avec l'aide stupide des deux salopards pré-cités. Il est à craindre que les gardiens de la révolution, bras armé du fanatisme religieux, ne se trouve d'excellentes raisons de vitrifier l'état hébreu. C'est triste à dire mais le terreau de la haine s'est enrichi depuis plusieurs mois, donnant à certains de quoi planter de multiples arbres aux fruits empoisonnés. 

Je passe mon chemin, de voir ces arbres arrachés, ces puits détruits en Cisjordanie, ces multiples humiliations, exactions en tous genres, dans un silence assourdissant. 

Il y a d'autres souffrances ailleurs, silencieuses, sans porte-voix, l'indifférence de ce siècle envers son prochain sombre dans une sociopathie pathologique. 

En dystopie, l'empathie n'existe pas, elle est suspecte dès qu'un pouvoir quelconque en perçoit une infime trace, détruite dans l'oeuf.

A ce propos, 

"L'oeuf du serpent", film d'Ingmar Bergman nous montre ce terreau malfaisant dans le Berlin des années 1920-30, comportements malsains, boîtes de nuit abritant les futurs nervis du nazisme et danseuse aux abois, prête à toutes les servitudes pour survivre jusqu'au jour où... A voir absolument. 

Autre oeuvre cinématographique, " Le ruban blanc" de Peter Haneke, un noir et blanc magnifique pour un message glaçant dans la Prusse de la décennie précédente, humiliation du faible dans une école, regards vides des futurs maîtres de l'Allemagne, l'enfance volée expliquant quelques racines du mal en train de prendre terre, quelques frissons rétrospectifs me parcourent l'échine. 

Allez, le soleil est revenu, implacable. 

Bonne journée

Musique du film de Bergman en bande-son et quelques images diverses briochines. 

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L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026

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L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026
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L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026
L'eau / Il est 8h54 le 8 août 2026

Le mois en cours est un mois en sommeil. L'été avance dans son insolente vanité, dardant de ses rayons brûlants une terre meurtrie, des fleuves étiques et des animaux assoiffés. L'être humain souffre aussi. Je pourrais écrire ici qu'il récolte ce qu'il a semé, qu'il aura mal encore et encore, sa vanité à lui ne gagnera rien à vouloir s'imposer face à mère nature qui aura le dernier mot. Elle n'en a cure, de ces bipèdes arrogants qui foulent au pied des millions d'années d'une construction patiemment élaborée, pour de simples passades d'égos boursouflés. 

Les dernières trouvailles issues de cerveaux en ébullition se retrouvent en chantier, monstres de métal et de béton, mangeuses de l'élement liquide le plus précieux, l'eau dont on commence à percevoir la volatilité et l'absence programmée dans certaines régions. Nous voyons dans ces lieux naître sans autorisation des "data centers", la prévarication et la corruption vont bon train, les habitants découvrant trop tard les désagréments de telles créations. Il est question de 20000 m3 d'eau par jour nécessaires au fonctionnement d'un seul de ces bijoux technologiques et pourquoi ?

Pour améliorer notre existence, prolonger notre merveilleuse intelligence par un appendice artificiel appelé IA, dont on peine à percevoir la réelle utilité dans notre vie quotidienne. 

Erin Brokovitch s'attaque au problème, avec la même ténacité que lors de ses précédentes batailles. Plusieurs états américains ont d'ores et déjà déposé des moratoires, avec beaucoup d'incertitudes, le clown de la Maison blanche favorisant ses amis de la Silicon valley. Nous sommes ici dans une absurdité totale, l'eau manquera aux habitants des régions concernées, c'est déjà le cas. La servilité d'élus peu regardants met en péril leur existence même et, comble de la bêtise, le fonctionnement à terme de ces ensembles, très fragiles sans refroidissement. Nous avons un cas en France, dans une région oubliée, là où les élus tentent de dynamiser par des projets un peu fous, sans trop de publicité ni de consultation de la population. Dans l'Indre, près de Chateauroux, plusieurs dizaines d'hectares de terres cultivées sont concernées par le projet de Google de  construire son premier data center en France, en son nom. La contestation monte, attendons la suite...

Il y a fort à parier sur l'émergence d'idées du même acabit, les lieux déshérités ne manquent pas. J'ose espérer qu'ils ne viennent pas ici, le fleuve n'est pas loin, croisons les doigts. 

A propos d'Erin Brokovitch, je conseille pour les étourdis le film avec Julia Roberts sorti en 2000, sur sa lutte contre une firme de produits chimiques, gagnée par elle. 

Dans le même esprit, une mine de lithium est prévue dans le département qui jouxte le mien, à savoir l'Allier. Le lithium est nécessaire aux batteries de nos chères et si peu polluantes voitures électriques. Ce minerai est une vraie "saloperie" à extraire dont je vous passe les détails techniques nécessaire à son utilisation. 

J'avais étudié pour mon premier roman les méthodes d'une firme minière anglo-australienne en Serbie, achat et corruption en série. Le projet a été reportée. Nul doute, actualité à suivre, qu'il refera surface, les enjeux financiers sont trop importants, la firme en question ayant sévi en Indonésie et en Amérique du Sud, moins regardants quant aux dégâts environnementaux. 

On marche sur la tête...jusqu'à quand ?

Bonne journée

Une jolie ballade en fond sonore et quelques images d'Islande. 

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Bis repetita / Il est 9h13 le 7 août 2026

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Bis repetita / Il est 9h13 le 7 août 2026
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Les bouffées de chaleur climatiques se succèdent, semaine après semaine, avec une périodicité implacable. N'étant pas climatologue, je me suis toutefois permis de réfléchir à un parallèle entre ces épisodes désagréables et la non moindre inéductabilité des feux de forêt, des " big one " dont les professionnels du feu disaient qu'ils s'auto-alimentaient en créant un micro-climat composé d'orages internes, de sauts de flammes ingérables. Il semblerait que nos canicules obéissent à cette forme d'autonomie, s'alimentant d'une sécheresse excessive, d'une humidité absente, introduisant par ce biais une non-condensation, indispensable à la formation de nuages, conduisant ainsi à provoquer une augmentay*tion régulière et périodique de la température. Le plus inquiétant est que tout ceci semble sans fin. Il ne pleut pas, le soleil grille tout sur son passage, l'évaporation quasi-nulle disparaît, les vents secs et brûlants alimentent une sécheresse persisante, et ainsi de suite...

Bref, une autre canicule est prévue la semaine prochaine. 

Autre redondance dans l'actualité, le mercantilisme artistique n'est pas une nouveauté, sauf à remplacer l'art par les marchands du temple, et les artistes par des commerçants, le tout accompagnés de services d'ordre zélés, les affaires ne supportant pas l'intrusion d'une quelconque conscience politique, voire d'une quelconque conscience tout court. 

Les guerres sont têtues, elles perdurent, l'on pourrait dire que les manifestations culturelles participent de cette permanence. Jadis, un festival de musique était un formidable porte-voix de la paix, un contre-pouvoir à la toute puissance des armes. Aujourd'hui, les producteurs aux ordres vident de toute substance rebelle ces machines à fric, décervelantes au possible. Je me suis demandé quel aurait été mon sort si j'étais venu à ce festival vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de Che Guevara ou de Gandhi puis, deux secondes plus tard, je souris en me disant que ces gentils organisateurs et leurs serviteurs avaient oublié qui ils étaient. 

Les couleurs de la Palestine semblent plus connues, et porteuses apparemment d'un souffle dérangeant, la distribution d'un tract à l'Interceltique de Lorient a provoqué l'intervention de la police et, je le précise, sur demande des organisateurs, non du préfet, c'est à souligner. 

Je vous laisse juge du degré de vilénie de ces gens. 

Bonne journée.

 

 

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Magique / Il est 8h39 le 5 août 2026

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Concert hier soir d'Agnès Obel au festival interceltique de Lorient. Ce dernier est une foire aux divers stands, avec quelques concerts au milieu, moult contrôles de services de sécurité omniprésents. Vous oubliez les marchands du temple, louant à prix d'or leur petit carré de business, dont je doute d'une quelconque rentabilité, certains, après échanges verbaux, ont abandonné l'affaire. L'excès guette quand l'appétit financier devient prééminent. Un homme portant un tee-shirt soutenant le peuple palestinien a été expulsé d'un concert, je précise que ce monsieur ne manifestait pas, il était juste là. Tout un état d'esprit. 

Parlons musique. 

La belle danoise nous a enchantés pendant une heure et demie, entraînés dans son univers à nulle autre pareil, la sophistication de ces chansons rendait la performance d'autant plus remarquable, l'alchimie entre les quatre musiciens fonctionnant à merveille. Nous étions situés en premier rang, buvant littéralement les mélopées au son du violoncelle, voix entremêlées aux nuances harmonieuses. 

Bref, un bonheur parfait que je recommande chaudement si vous avez l'occasion, les concerts de la dame sont rares. Merci à elle et à ses trois musiciens, Dream group, comme elle l'a mentionné. 

J'attends le cinquième album, à venir, certains morceaux du concert m'étaient inconnus. 

L'eau, bien précieux, devient rare en cet été, le mois de Juillet 2026 est le plus chaud jamais enregistré depuis que les mesures existent, une sécheresse persistante grille tout sur son passage. Je m'en retourne en Bourgogne demain, pas de pluie depuis quasiment deux mois, mon terrain est une souffrance végétale, je compte les plantations qui résisteront à un mois d'août qui ne voit toujours de précipitations. 

Flippant vraiment. 

Pas de drones ni de bombes, je m'estime chanceux et n'attends aucune compassion particulière et, eu égard à la dégradation morale qui nous entoure, je préfère m'en passer. 

Bonne journée

Musique qui va de soi et images restantes du Maroc. 

 

 

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Indifférence / Il est 8h24 le 4 août 2026

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Le 4 août 1789 fut votée à l'Assemblée Nationale de la Constituante l'abolition des privilèges de la noblesse et du clergé. Je sais que pour certains, c'est de l'histoire ancienne et que d'autres privilèges se sont installés depuis et qu'il manque sans doute une autre révolution pour mettre à bas ces nouveaux parasites. 

Le 4 août 1944, la ville de Rennes était libérée du joug de l'occupant nazi. La colonne américaine continua vers l'Ouest via la route centrale, là où je suis né, là où nous trouvons aujourd'hui plusieurs rues du 6 août et plus, au fur et à mesure de l'avancée des troupes de libération. Ma mère, enfant à l'époque, me raconta un jour, que les soldats US distribuaient du chocolat aux enfants et des cigarettes (des Camel) aux grandes personnes. 

C'était la rubrique commémoration dont l'importance n'est pas mesurée à l'aune de ce que ces évènements ont pu représenter à leurs époques respectives. 

A l'heure où la France glisse petit à petit vers l'obscurantisme, l'amnésie ou l'ignorance accompagnent cette néfaste spirale. 

Il ne pleut toujours pas. 

Un détail au milieu de l'été...

Un film de Chabrol hier soir, un vrai salaud, un évènement dramatique et ces scènes qui se succèdent, glaçantes de rapports humains figés et faux. L'acidité de Chabrol n'est plus à démontrer, et la fin est d'une intelligence rare. 

Peu de choses à rajouter dans le florilège ses images et nouvelles captées sur les réseaux et autres supports, ma compassion aux victimes quotidiennes de la barbarie est une goutte d'eau vite noyée sous des torrents de larmes de celles et ceux qui restent, vivant dans les ruines, fouillant les décombres à la recherche de leurs proches, faire son deuil devient un luxe et je vois que les bombes continuent de pleuvoir sur Gaza, on se demande quels sont les objectifs militaires mais ont-ils besoin de justifier, cela fait longtemps que l'indifférence a scéllé le sort de ces gens. 

Bonne journée

 

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Rebel without a cause / Il est 8h41 le 2 août 2026

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Rebel without a cause / Il est 8h41 le 2 août 2026
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Le premier rock, me semble-t-il, endiablé, de la part d'un homme profondément sympathique, Chuck Berry. J'avais entendu une interview de sa femme après sa disparition, belle conversation autour d'un des fondateurs du rock, histoire d'amour calme et évidente dans un milieu qui ne l'est pas, toujours en mouvement, en remises en question, rebelle et foisonnant. Dans la même période sorti le film 'La fureur de vivre" dont le titre original "Rebel without a cause" donne le ton réel de l'histoire du garçon interprété par James Dean. Un rebelle sans cause, sans raison apparente, aux multiples fêlures dont on devine derrière la personnalité fracturée de l'acteur, héros malgré lui, surjoué, dont on connaît le destin tragique. La révolte n'a pas besoin de raisons objectives, elle existe à l'état latent, il y a toujours des indignations porteuses de colères intérieures, diffuses quelquefois, non identifiables. 

Quelque chose ne va pas, dit -il en balayant la table d'un revers de main, la vaisselle se brisa en touchant le sol, la mine défaite, il regarda sa mère dont les yeux trahissaient l'incompréhension, le père, indigné s'apprêtait à se ruer sur lui, sa femme, la mère, le cloua sur place, évitant ainsi l'irréparable, la porte claqua, le garçon disparut dans la nuit...

Incomplète, la scène reste fondatrice d'une fracture générationnelle, reproduite à des millions d'exemplaires, quelque soit le milieu. 

Les années cinquante ont le triomphe facile, une paix retrouvée, une abondance de biens pour l'Occident, quoi demander de plus, sauf à être injuste envers ceux qui sont morts pour cette paix retrouvée. Dans un pays qui ne connut pas la guerre sur son territoire, des enfants sur-protégés ne peuvent comprendre toute cette légitimité affichée, cette gloire bruyante et ces honneurs faits à ces soldats revenant d'un autre monde. Rien ne s'est passé aux USA, les efforts de guerre ont été payés de retour par une amélioration insolente du niveau de vie, chômage inexistant, le spectre de la dépression des années trente disparu, cette abondance laisse toutefois un malaise persister. L'accumulation de biens devient le marqueur essentiel, laissant deviner que ce n'est pas suffisant pour assurer le bonheur. Il manque le nécessaire contre-pouvoir, l'aiguillon qui fait avancer, l'ennemi à abattre. Celui-ci disparu, l'horizon ne se peuple plus que de montagnes de machines à laver, de téléviseurs et de grosses voitures. 

Pourquoi ? 

Il pose cette question, James Dean, il n'a pas de réponse, personne ne comprend l'ennui qui le mine en dehors des joutes automobiles, frissons d'adrénaline et drame au bord de la falaise. 

La religion et ses certitudes imposées renforce cette incompréhension, Dieu n'est pas une réponse, il n'est qu'un élément du décor, si on y rajoute le racisme permanent, le début d'une remise en question des injustices liées à la couleur de peau. 

Chuck Berry, et Elvis dynamitent les codes, électrisant les jeunes foules avides d'autres sensations, les interdits sont vite franchis, les revendications pour les droits civiques naissent alors, le rock devenant un catalyseur d'énergie brute au service, sans conscience réelle, de causes justes, d'une mauvaise conscience dont la violente réaction ne tardera pas à survenir. 

Nous sommes en 1955 dans un entre-deux.

Je suis né en 1956, et je vais rajouter un autre morceau, sorti cette année-là, qui fait de moi un enfant du rock, dans ma campagne bretonne, très très loin de cet univers-là. 

Be bop a lula...

Images marocaines

Bonne journée

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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026

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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026
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Les voleurs de poules / il est 8h56 le 1er août 2026

Restons positifs, je marche dans les clous, je n'aurai aucun souci, c'est Brassens qui le disais, la meilleure façon d'être tranquille est de traverser la rue dans les passages prévus à cet effet. J'ai un vélo, je suis les pictogrammes, je suis à pied, idem, en voiture, tu t'arrêtes aux feux et je me tais. Il y a plus important que ce genre de contrainte. Tu paies tes impôts, participant à l'enrichissement de certains, tu te tais, c'est normal. Je n'ai pas de médecin là où j'habite, c'est normal, je me tais jusqu'en 2030, date à laquelle la nouvelle mouture du numerus clausus commencera à faire effet. Il fait trop chaud, c'est normal, c'est l'été, je me tais. J'écoute le concert de Keith Jarrett à Cologne en 75, normal, je me tais ce matin, un réveil tranquille. Je lis des âneries sur fbk, c'est normal, c'est la loi du genre, je me tais. Des milliers de Marocains se font avoir par une rumeur, foncent vers la frontière espagnole et retour à la case départ, la rumeur se renverse et les droitards de tous poils, chut...je me tais. 

Définition du fait divers :

évènement de la vie quotidienne, souvent tragique ou insolite, n'entrant dans aucune grande catégorie de l'actualite comme la politique, l'économie ou la culture...

Le sel des réseaux sociaux, la vitre de la voiture cassée, le portefeuille volé ou le portable, un cambriolage, ce sont des faits divers, pas des sujets de société, pas de quoi lancer un débat de fonds sur la criminalité, chut...Tais-toi, c'est ce qui se passe au quotidien, ma pov'dame, mon pov'monsieur, on ne peut plus sortir le soir, les vélos et les trottinettes nous agressent... Que fait la police ? 

C'est vrai ça, que fait-elle ? 

Elle fait son boulot, casse du matériel sono, pensez donc, ces jeunes qui s'amusent en dehors des clous, il faut leur passer l'envie, de s'amuser ? non mais de danser hors des passages réservés, comme les gens du voyage qui s'installent n'importe où... Chut, tu vas dire des bêtises, non, je me tais, mais les nomades ont toujours attiré ma sympathie, un je ne sais quoi d'un air de liberté, des voleurs de poule, des "romanichels" comme disait ma grand-mère. 

Le nomade respecte le sédentaire qui...n'en pense pas moins, puis, avec le temps, le nomade ne respecte plus, à quoi bon ? 

Quoiqu'il fasse, il sera toujours montré du doigt alors ?

Alors le nomade sort des clous, s'en fout...Il sera toujours méprisé, soupçonné. 

Puisque c'est interdit, c'est forcément pour nous, les voyageurs. 

Jeunes, nomades et autres gens d'ailleurs, taisez-vous, les règles sont pour tout le monde...

Chut, dormez les gens, la police et ses supplétifs veillent sur votre bien, Mr Arnault s'occupe de vos impôts, il regarde, il ne connaît pas, il n'en paie pas. 

Le marchand de sable est passé sur la ville endormie. 

Les voleurs de poules se promènent dans la nuit noire mais chut...ce n'est qu'une rumeur, on n'arrête pas une rumeur. 

A lire le texte de Victor Hugo sur le sujet intitulé "La rumeur", plus que jamais d'actualité.

Bonne journée

A relire aussi "Les misérables", plus long, universelle peinture sociale. Si nous manquons cruellement de Jean Valgean, nous dégueulons du Thénardier...et du Javert. 

Un ancien Lavilliers, un des premiers et quelques images du Maroc. 

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