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Les larbins / Il est 8h52 le 29 septembre 2026

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Les larbins / Il est 8h52 le 29 septembre 2026
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Les larbins / Il est 8h52 le 29 septembre 2026
Les larbins / Il est 8h52 le 29 septembre 2026

Je vois des ados se faire matraquer par de grosses brutes à la sortie d'un lycée. Une autre image, un autre asperge les mêmes de son spray, histoire de, on ne sait pas, il ne semblait pas en danger, et personne le le menaçait. Ceci est filmé, pas de fake, et des revendications lycéennes justifiées. 

Une troisième image montre les profs se serrer les coudes en une chaîne humaine entre les flics et les lycéens. 

L'image est forte, je trouve et donne à réfléchir sur ce pouvoir qui ne connaît que la flicaille comme réponse aux problèmes, et le mépris, j'oubliais le sieur Lecornu se rengorgeant suite à une interpellation de la gauche (LFI). L'hypocrisie de la classe dominante dans tout ce qu'elle exprime comme désagrégation des relations humaines. Seul compte le maintien au poste d'un larbin qu'on a envie de voir les pieds dans la boue, maniant la pelle et la pioche, histoire de goûter aux plaisirs du travail manuel. 

Une autre s'en prend plein la tête, Mme Dati récolte ce qu'elle a semé, de par ses actes et ...ses attitudes de mépris, même tonneau avec un zeste de nouvelle riche bling-bling méprisant celles et ceux qui sont restés en bas de l'échelle. Elle va payer cher, les réquisitions sont à la hauteur de la trahison, faut pas jouer au riche quand on n'a pas les codes d'accès. 

Je lis que les enseignants du public, catégorie A, sont à 900 euros de moins que leurs homologues d'autres services de l'Etat. Ils ont contre eux d'être nombreux, ce qui coûte cher aux comptables donneurs de leçons, trop bornés pour ne pas voir le gâchis de compétences que cela implique, et le rôle fondamental de ce corps de métier. Il y a longtemps que les classes dominantes ont abandonné l'enseignement public pour le privé, rognant sur les moyens pour mieux jaser ensuite sur la baisse du niveau, raisonnement identique pour la plupart des services publics. 

Sauf la maison poulaga, qui vient de se faire livrer des camions anti-émeutes digne d'une dystopie. Rien n'est trop beau pour des bas du front exécutant le sale boulot...

A larbin, larbins et demi.

Bonne journée

Une chanson d'un autre temps, images côtières. 

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Marée basse / Il est 8h11 le 28 septembre 2026

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Marée basse / Il est 8h11 le 28 septembre 2026
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Marée basse / Il est 8h11 le 28 septembre 2026

Lente décrue, ou assèchement de ce blog. Régulièrement, depuis 11 années de billets d'humeur, un sérieux ressac est en cours. La prochaine vague se fait attendre, à moins que les mortes eaux ne soient présentes. Je remarque que la lune a éclairé cette nuit la terrasse, lumière blanche, ciel clair, aperçue au travers des volets. 

Le pape s'en est allé rejoindre son palais. La presse, touchée par la grâce, ne jure (sic) que par la prestance et le juste ton de maître spirituel. L'esprit saint n'a pas guidé le geste du vote des élus lors du renouvellement partiel du Sénat, un groupe RN se forme dans l'auguste assemblée de notables, caricature représentative d'une France rurale, loin des enjeux qui secouent notre planète. Le pays des foires expositions et autres comices agricoles a son rond de serviette dans les bons restaurants de la capitale. La suppression de ce cénacle d'un autre temps se devrait d'intervenir lors d'un changement de régime. Nous en sommes loin, je ne crois pas avoir lu la moindre allusion à une éventuelle réforme constitutionnelle allant dans ce sens. Sans craindre de me faire contredire, je peux écrire que tous les partis ont un intérêt à garder une réserve d'élus, pourvoyeur de finances et de cadres politiques. Même LFI, qui vient d'y faire son entrée, n'ira pas contre, son fondateur y a passer une partie de sa carrière. Le rôle modérateur de cette chambre a été maintes fois mis en avant pour justifier son existence face à une Assemblée Nationale jugée plus tempétueuse, une garantie de stabilité de régime, on se demande bien pourquoi (clin d'oeil). Pour que tout change, il faut que rien ne change, ce qui me fait rejoindre certaines positions d'amis d'extrême-gauche, la vraie, sur la mascarade d'élections, piège à c..., seule une révolution, là aussi, on connaît la chanson et les paroles. 

Et à la fin, le bon peuple trinquera, dans tous les sens du mot, la langue française maniant ici l'oxymore avec délectation. 

Je pense à cette réforme sur la fusion de communes, censée diminuer le nombre de conseils municipaux, économie d'échelle sur des territoires désertifiés. Apparemment, le nombre d'élus reste suffisant, il est urgent de ralentir, la France gardant le record du nombre de doctes représentants populaires, secrétaires de mairies et édiles municipaux, lourdeurs administratives inclus.

Je précise que j'habite une commune de 145 habitants, moi compris. 

Rien de plus à ajouter, pas de scoop particulier. 

Il ne pleut toujours pas. 

Bonne journée

Musique douce et images de je ne sais pas où ?

 

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Dieu, l'IA, qui va gagner ? Il est 7h55 le 27 septembre 2026

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Dieu, l'IA, qui va gagner ? Il est 7h55 le 27 septembre 2026
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Dieu, l'IA, qui va gagner ? Il est 7h55 le 27 septembre 2026
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Dieu, l'IA, qui va gagner ? Il est 7h55 le 27 septembre 2026
Dieu, l'IA, qui va gagner ? Il est 7h55 le 27 septembre 2026

Deux fois "Abonné absent " comme titre avec une faute grossière la deuxième fois. 

L'inspiration commence à se tarir. 

Le pape, que puis-je dire sur la venue du pape en France ? Depuis 2008, pas de saint-père sur le territoire français, pas de miracle non plus dans notre existence, la mienne en tout cas. J'écris comme je parle, c'est moins fatigant. 

Les voeux du patron du Vatican, une messe à la Concorde, au Stade de France aussi ? A Notre-Dame, des vêpres, l'après-midi, Lourdes et puis Metz avec un passage à l'Elysée. Pour l'organisation de ce voyage, nous n'avons rien payé, c'est l'Eglise de France qui a organisé les dons, entendu l'organisateur à la radio évoquant ce fait, il semblait sincère et modeste, ça nous change. J'ai aperçu les deux voleurs à la messe, la poissonnière et le petit mitron.

Précepte un : tu ne voleras point. 

Vu des confessions en plein air sur les Champs-Elysées, ça, c'est un truc de fou. Avouer ce que l'on a fait de mal, afin de se laver la tête, et pouvoir recommencer, et ainsi de suite. L'agence marketing de Jésus ( saint-Paul en l'occurrence) a eu une idée de génie. La conscience de l'homme, seule différence avec les autres animaux, est sujette à des fluctuations, qu'il faut corriger, afin qu'il puisse garder sa place au sommet ( de la chaîne alimentaire ?), et continuer son travail d'évangélisation, de mise aux normes des comportements moralement acceptables... 

Au vu de l'actualité du moment ( de tous les moments), les confessionnaux ne désemplissent pas, sauf dans les autres croyances, où l'on se passe de la permission du tout-puissant, on pratique l'auto-absolution, plus rapide, soi avec soi, rien de tel. 

La question a été posée sur les auteurs supposés de la Bible, l'IA a été mentionnée.

Apocryphe est le mot choisi, que l'on pourra recycler dans le cas d'un doute sur l'auteur (rice) supposé(e) d'un texte. 

J'attends des explications sur les vertus supposées de cette hydre lexicale et sémantique, guerrière et tueuse à la fois. Je lis Chatbot, IA générative, mentions nouvelles sur les écrans, images IA, et autres interventions divines. 

Merci de me renseigner sur l'entité, à défaut de Dieu, nous créons une structure invisible, dématérialisée, suite infinie de zéro et de un...

Merci d'éclairer ma lanterne vacillante. 

Jacques Chancel, ancien grand prêtre du petit écran, avait coutume de clore ses entretiens par un :

"Et Dieu, dans tout ça ? "

Attendez, je crois que le pape est dans nos murs, il a une liaison directe avec le seigneur (ou le saigneur ?). 

Bonne journée sans pluie. 

Leonard Cohen en 2008, et l'Inde du Sud en 2013

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Chronique d'un royaume perdu d'ANANDA DEVI aux Ed Grasset

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Voici un roman tropical, avec toutes les senteurs, les effluves et autres mélanges insoupçonnés que peut engendrer un climat chaud, humide, multiple et bouillonnant de vies, de légendes, de joies et de souffrances. le temps qui passe voit défiler, dans le désordre, une pléiade de personnages, de toutes les couleurs, celles-ci sont nuancées dans leur apparence, changent en fonction de l'exposition au soleil, selon que vous soyez le matin ou au zenith de l'astre solaire, votre destin peut basculer. Les accouplements sont légion, contraints ou volontaires, passionnés et féconds. Les lignées se multiplient, se fondent dans une nature généreuse et en viennent à convoler en une joyeuse bacchanale, par la forêt soigneusement cachée, donnant naissance à une colonie, autonome et farouche. A l'île Maurice, l'esclavage fait rage, puis, le travail à salaire misérable, le sort n'est guère plus enviable mais la moiteur rétablit l'équilibre. La femme blanche est fragile dans sa pâleur originelle, n'en est pas moins femme, cèdant au vil pouvoir de l'animal, là où se niche la magie, au creux des reins, puis dans le sein, par trois fois fautive, donnant naissance à l'impossible offense et conséquence ultime, à la séddition désinvolte, comme seuls les âmes libres peuvent se laisser aller à concevoir. La révolte a sonné, la répression aussi, puis la renaissance, perpétuel renouvellement, de génération en génération, faisant fi des tabous, de l'incestueuse procréation au meurtre rituel, en passant par la sauvagerie de l'homme revenu du du fond des âges, fondation de l'île des temps immémoriaux, il fonda une colonie au sein d'une minéralité qu'il modela à sa guise jusqu'à s'y fondre et se consumer en de volcaniques constructions.
Le mix de ce roman nous entraîne en de sauvages convulsions, la langue se perd, s'entortille, ne nous épargne rien, de ce Bouchon indestructible, ayant existé, disparu puis ressuscité par la magie du verbe.
A lire absolument, un aller simple vers l'île de tous les possibles en une communauté à la nature incertaine.
Bravo

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Aboné absent / il est 8h15 le 25 septembre 2026

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Un extrait du dernier album d'Agnès OBEL sorti récemment suivi d'images de 2012, Toulouse et quelques environs, prises au hasard sur mon disque dur. L'actualité du jour est la visite du pape en France, avec quelques chiffres à la clé : moins de 5% des Français vont à la messe une fois par mois, moins de la moitié se déclare catholique quand on leur pose la question. Les baptèmes sont rares, je l'apprends, un renouveau toutefois à une échelle très réduite, quelques centaines tout au plus. Chiffres encore, 600000 personnes se sont inscrites pour la messe Place de la Concorde, une fois en passant, cela n'engage à rien. Elles et ils pourront dire  " j'y étais ". Une visite à Lourdes, les marchands du temple lui diront merci. J'y suis allé une fois, pour voir, dans les années 90. La basilique est...très laide, et la rue qui y descend est digne d'une foire expo, je n'ai pas vu pire depuis, à part en Chine peut-être près du tombeau du premier empereur. Aucun rapport me direz-vous, sauf que là-bas, la religion n'est pas vraiment en vogue, à part celle de l'accumulation de biens, le matérialisme dialectique à Lourdes ! 

Non mais dans le pays qui prône une laïcité à tous les étages, un leader spirituel en visite va donner du baume au coeur à celles et ceux qui y croient encore, autant dire les tenants d'un catholicisme de combat, défenseurs de notre civilisation en détresse. Compter ses ouailles est une des premières tâches à laquelle il faudra s'atteler avant les élections, Mr Bolloré y pourvoiera face à un islam triomphant. Le larbin Praud de Cnews y va de sa chasse aux sorcières, ce qui donne une idée de ce qui nous attend si la poissonnière entre à l'Elysée. Elle sera à la messe de la Concorde, absoute de tous ses pêchés, c'est si facile. 

Nous sommes loin des préoccupations majeures de nos contemporains, dont l'argent reste la pierre angulaire et son corollaire de manques. Avec un gas-oil à 2,50, vu dans une station du coin, et une sécheresse qui perdure, aux conséquences difficiles à quantifier. Les prix des fruits et légumes restent raisonnables (pour moi), mais jusqu'à quand ? 

Le transport des marchandises s'effectue essentiellement par camion et par bateau, fonctionnant au gas-oil, la répercussion de ce coût risque d'apparaître d'ici peu, basique me semble-t-il. Les détroits du moyen-orient sont toujours bloqués, le pipe-line trans-arabique a été endommagé par des missiles houtis (?), alliés de l'Iran au Yémen, et nous (Français) allons envoyer des soldats veiller sur le port saoudien situé sur la Mer Rouge, histoire (dixit Macron) d'assurer notre approvisionnement. Je ne saisis pas vraiment l'efficacité d'un tel acheminement et, dernière minute, une menace de Trump, de stopper les exportations de gas-oil afin d'assurer l'approvionnement de son pays. Vous me suivez ? 

Non, moi non plus, je ne me suis plus, tant cet entrelacs de déclarations semble absurde, aux conséquences réelles sur notre vie quotidienne. 

Alors, la visite du pape semble un poil dérisoire, s'en remettre à Dieu ?

Aux abonnés absents.

Bonne journée

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Chronophagie / il est 7h48 le 24 septembre 2026

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Chronophagie  / il est 7h48 le 24 septembre 2026
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Quoi de neuf ce matin ? 

Une purge de trois heures et demie de débat entre candidats à la candidature de la social-démocratie française. Ce courant politique eut son heure de gloire en Scandinavie dans les années 70-80, avec l'Etat-providence qui aidait celui qui ne pouvait subvenir à ses besoins, quelqu'en soient les causes. Plein emploi, services publics efficients, tout allait bien en ce temps-là, dans ces pays-là, je le précise, modèle sociétal dont nous avons, je le pense, tous rêvé sauf que...

La transposition d'un modèle social de petits pays à la culture spécifique faite de morale protestante, rigueur et probité, de sens civique développé, ce paradigme septentrional n'a pas fonctionné ici. L'Allemagne a repris le flambeau de ce dialogue permanent entre intérêts divergents, patronat et syndicats autour de la table discutant des 32 heures chez Volkswagen quand nous nous étripions sur les 35 heures, un patronat français vent debout criant à la faillite, comme toujours, encore aujourd'hui. 

Là maintenant, les débateurs d'hier semblent d'accord sur l'essentiel, quelques retouches sur les excès du monde libéral, les seuls points de désaccord résident dans l'appellation de  "génocide " concernant Gaza, et l'ouverture-ou pas- à leur gauche, avec LFI, épouvantail. 

Sujet de discorde surréaliste que suscite une ouverture à gauche... 

Je ne suis pas sûr que la même ouverture vers la droite suscite autant de passe d'armes, une idée. Quant à Gaza, même Macron y va de son indignation à la tribune de l'ONU, tout en laissant passer le premier ministre israélien au dessus de nos têtes, bah, les arcanes de la diplomatie restent une construction labyrinthique, laissons cela à celles et ceux qui comprennent. 

A un niveau plus personnel, je me débat avec le monde artisanal, autre continent dont je ne maîtrise pas les codes et la lassitude commence à m'envahir. J'étais finalement très tranquille dans mon appartement, je saisis mieux l'occupation que je constatais chez mes ex-collègues, propriétaires et fiers de l'être, se coltinant des week-end de bricolage ou de jardinage, des coups de fil intempestifs, déjà constatés chez ma mère lors de la construction de la maison familiale, il y a quelques décennies. Rien n'a changé, sauf que je suis concerné maintenant. 

C'est le genre d'occupation énergivore et chronophage sans aucun intérêt, comme disait l'autre, si j'avais su...

Bonne journée

Hommage à Bowie, images d'ailleurs 2012, 2019.

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Découverte / Il est 7h49 le 23 septembre 2026

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Découverte / Il est 7h49 le 23 septembre 2026
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Fraîcheur ce matin : 7 degrés à 7 heures. 

L'actualité ce matin sur la sécheresse qui perdure, en gros il ne pleut pas. Ici, à la campagne, la météo se vit chaque jour, là où il y avait de l'herbe verte, ce n'est plus que poussière. La promenade au bord de la Loire revient à constater une lente baisse du niveau, imperceptible jour après jour puis, après une semaine, certains cailloux des gravières apparaissent, la largeur du fleuve diminue, c'est visible à l'oeil nu. Flippant, rien sur les bulletins météo à venir et certains agriculteurs ( ceux du RN) appellent à la séddition, de creuser pour créer des retenues d'eau, pour eux, et eux seuls, le vrai visage de ces gens se trouve dans ces appels, à l'égoïsme fondamental. On peut imaginer la suite si ce parti accède au pouvoir. 

Je regarde avec un peu de retard le suivi judiciaire de l'affaire Le Pen et je constate avec effarement que rien ne l'empêche d'accéder à l'Elysée, la décision de la Cour de Cassation, qu'elle a saisi, n'interviendra pas avant l'élection présidentielle qui, si elle est élue, lui assurera l'immunité, si elle ne l'est pas, la suite ne la concernera qu'elle, et elle seule. 

La situation est grave, au vu des sondages :

" Josiane, fait tes valises, on s'en va..."

Je me pose la question de savoir quelle peut être ma réaction si la France élit une condamnée, une voleuse, la fille de son père avec tout ce que représente l'immoralité d'une telle élection. Les juges qui ont prononcé ce verdict sont aussi coupables qu'elle, quand on y réfléchit, laissant, selon leurs mots, le peuple décider à leur place. Ces gens sont suffisamment au fait du climat politique pour ne pas avoir une petite idée des conséquences de leur décision. 

Vivre quelque part en étant minoritaire dans sa façon de penser, d'être, de ressentir peut être un étendard, une proclamation de sa différence, elle peut aussi devenir une paranoïa, une rupture avec le réel. 

Elire quelqu'un de cet acabit, avec les informations que nous possédons, revient à inverser les valeurs cardinales qui ont construit ce pays. Je le vois chaque jour sur les réseaux dits sociaux, les cafés du commerce en ligne, là où la parole se lâche. L'anonymat, ou non, facilite les confessions de ce qui faisait honte il y a peu, avec son cortège de mots, de menaces aussi, à peine voilées. La légitimité suprême d'une élection présidentielle, ouvrira en grand les portes de ce qui est permis, la boîte de Pandore laissera s'épancher toute une haine recuite, comportement obscur déjà vu, lu et entendu en d'autres temps. 

Les temps à venir ne seront pas très plaisants à vivre, entre un climat qui se dérègle et un peuple berné avec lequel il faudra bien vivre. 

Les premières villes gouvernées par ces gens-là se trouvent dans le sud, ce qui m'a ammené à ne plus guère fréquenter ce territoire, une promenade dans les rues de Toulon, de Nice me mettaient mal à l'aise, les conversations entendues à la terrasse de cafés faisaient froid dans le dos.

J'essaie de saisir une bribe du futur dans ma boule de cristal, assis à la terrasse d'un autre bistrot, en Bretagne, entendant le même genre de discours, décomplexé... Ce n'est pas une dystopie cauchemardée, j'ai déjà entendu des mots à Saint-Brieuc, à l'aise, bouffis de suffisance, de ces hommes et femmes, répétant les anathèmes entendus la veille sur des chaînes télés bien connues.

La vieillesse est un naufrage disait quelqu'un, certains ont déjà coulé.

Bonne journée

Une antidote musicale, merci à elle et quelques images d'outre-Atlantique. 

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Baignade surveillée de LAURA KASISCHKE aux Ed Gallimard

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Glaçant est le qualificatif qui convient le mieux à ce roman.
Carcan serait le titre non descriptif adapté à cet univers.
En ce mois de juillet 1969, nous savons toutes et tous que les Etats-unis envoient trois hommes vers la lune, le peuple américain se doit d'admirer la prouesse technologique, d'oublier la guerre du Vietnam et ses contempteurs et de plonger avec délectation dans les abondances diverses, preuves s'il en est de la supériorité de l'American way of life. Ce bonheur parfait n'est pas soluble dans les destins individuels qui ont une fâcheuse tendance à prendre les chemins de traverse, la modélisation outrancière ne convient pas aux cabossés de la vie, mort prématurée ou psychisme déviant. Rentrer de force dans le moule dès le plus jeune âge est une gageure, papa a dit, maman le répète puisque papa a raison...
Les questions de toutes ces règles s'imposent au jeune garçon, sans réponse, ou plus exactement avec une phrase : C'est comme ça.
Un épouvantable accroc conforte le fatalisme non explicatif, aux conséquences exponentielles.
L'impossible est présent, sans explication, les cascades se succèderont sans fin, jusqu'à épuisement des stocks de bonne volonté. Le sol se dérobe sous les pieds de toute une communauté, on efface tout et...on continue.
Cela n'a jamais existé, ce fait est nié, il n'a pas pu se produire, la piscine bleu azur ne fut qu'un rêve, d'un après-midi d'été trop parfait, fréquentation optimum, maître nageuse parfaite, ses jambes, ah, ses jambes si longues et ambrées, ce goût sucré de ce rouge à lèvres, jusque sur les lèvres du petit garçon, vaine tentative de sauvetage, trop tard.
Piscine comblée, enfant effacé, mère détruite, mais les astronautes sont rentrés sains et saufs, et le petit frère nage dans le bonheur d'une exclusivité suspecte, l'argent coule à flots, c'est l'essentiel, les apparences sont sauves.
L'effarante logique de ce mode de vie continue ses ravages, à une échelle insoupçonnable à cette époque.
L'autruche regarde sous le tapis, et nous levons les yeux vers un ciel immaculé, attendant une aide improbable, Dieu reste injoignable.
Sous des apparences futiles, l'autrice tisse une toile d'araignée qui nous enserre petit à petit.
Redoutable.

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Le diable s'y loge / Il est 8h35 le 21 septembre 2026

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Le diable s'y loge / Il est 8h35 le 21 septembre 2026
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Le diable s'y loge / Il est 8h35 le 21 septembre 2026

Après deux jours en littérature, un retour vers l'actualité à travers une anecdote très récente : je mets un post sur fbk dans le groupe LFI-canal historique, cela me fait penser à la dénomination de groupuscule corse mais je suppose que c'est authentique, leur expliquer la fâcheuse connotation. Bref, une info sur l'Ukraine et la guerre contre les Russes, un truc bizarre sur le blanchiment de l'argent là-bas via des livraisons d'armes, l'Occident profitant de l'aubaine pour vider ses poubelles dans ce pays, poubelles d'argent sale, exils fiscaux peut-être ? J'y vais de mon commentaire sur le fait que la Russie a attaqué l'Ukraine, non l'inverse... C'est tout. 

Je me prends une claque comme quoi je n'avais rien compris, qu'il fallait que je m'informe, sur un ton moqueur de celle qui a tout compris, je réponds, et je me fais envoyer sur les roses, gentiment, sur un ton paternaliste. Je n'ai pas poursuivi. Etant sympathisant de ce mouvement, ce que je n'ai pas mentionné, je leur conseille de changer de ton vis à vis de ceux qui ne sont pas d'accord, du genre, vous n'avez pas compris, on va vous expliquer ou plus crûment, vous n'êtes pas un peu con ? Cela m'a rappelé de vieux souvenirs de ma prime jeunesse et de mon contact-fugitif- avec le PC de l'époque. 

Il ne faudrait pas que cela se sache mais ce genre de contact n'a rien de pédagogique, surtout si on veut arriver au pouvoir. Prendre les gens pour des idiots, surtout sur des sujets de ce genre, complexes, n'apporte rien, vous dessert et vous envoie droit dans les bras d'autres organisations, plus aptes à faire semblant de vous écouter. 

Vous avez raison dans beaucoup de domaines, mettez-y les formes. J'ai été, je l'avoue, un peu déçu par ce langage. 

Ou alors, tout est possible, c'est un groupe pirate, pas LFI du tout, mais je serais étonné, les nombreux encarts produits restent dans le ton d'une campagne " à gauche toute ", attention toutefois de ne pas sortir de la route, une fois dans le fossé, personne n'ira vous chercher. C'est mon côté "canal historique", vieux machin qui s'offusque d'une petite jeune qui m'apostrophe avec impertinence. J'ai demandé plus d'explications sur ce positionnement, sans réponse. 

Elections en Allemagne, l'extrême-droite continue dans les régions paumés de l'ex-Allemagne de l'est, là où personne ne va et entre les deux, Berlin vote...à gauche. Eviter la simplification mais ce qui vient à l'esprit est tentant vu que nous avons les mêmes tendances chez nous. Niveau scolaire et pouvoir d'achat font pencher la balance, ce que Marx n'avait pas prévu... 

C'est quand qu'on a déconné ? 

Horrible tournure de langage, comme ce qu'elle décrit. 

Et je reviens au premier sujet...Tout est dans les détails, le diable s'y loge. 

Bonne journée. 

Le morceau "Rock n'roll "définitif, inégalable et des images automnales...

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Le pays des étés de PIERRE ADRIAN aux Ed Gallimard

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Gentil livre que celui-là. J'ai lu un avis ( sur Babelio) et appris que ce thème avait déjà été traité par l'auteur dans un autre écrit, en mieux. Je n'ai pas lu le précédent, je ne tiens pas compte de cette information, toutefois, en lisant et terminant le roman, je comprends pourquoi il y revient. C'est tentant de parler des bons moments de son existence quand on a une plume facile et touchante, ce qui est le cas. La petite station balnéaire de la côte Nord de la Bretagne donne envie, elle a sans soute été visitée par quelques lectrices ou lecteurs du précédent livre. Le traitement infligé aux " touristes ", vulgaires profiteurs illégitimes, n'est pas nouveau. Les racines, ressenties ou réelles, sont un sésame pour une légitimité d'appartenance au territoire que l'on fait sien le temps des vacances, la maison de la grand-mère est suffisamment grande pour accueillir une tribu, dont les membres apprécient le calme et les rituels d'un climat incertain, suffisamment pour éloigner les importuns. Le réchauffement climatique et le décès de l'aïeulle vont changer la donne. Un glissement s'opère, les autres arrivent, la maison est difficile à chauffer dix mois sur douze, et chacun de quitter le navire, de le vendre à ceux qui savent valoriser, et les regrets apparaissent l'été suivant, au vu du résultat, puis un an plus tard, les remords suivent, quand de nouveaux occupants violent le lieu secret des moments heureux que l'on n'a pas su conserver, dure loi du réel quand il s'impose à vous. La nostalgie ne nourrit pas, elle étiole le paysage de notre enfance, nourrissant de belles pages, un peu vaines je trouve, laissant à d'autres la place, puis le néant, friche sinistre au coin d'une station balnéaire, elle-même sujette à abandon, algues vertes obligent et pesanteur économique, omerta mortifère à laquelle ce livre apportera sa caution.
Je ne suis pas sûr, en écrivant cela, de n'être pas agacé par ces grands sentiments un poil stériles, truffés de lieux communs, sur les natifs du lieu, les envahisseurs d'ailleurs et l'impuissance séculaire, un fatalisme qui condamne une belle plage à n'être que le refuge de souvenirs édulcorés et de puanteur bien réelle.
C'est comme vous le sentez, si je puis dire.

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