S'exprimer, proclamer, etc.../ Il est 7h50 le 1er novembre 2026
" Je manifeste pour que l'on puisse manifester".
Si le mot manifester fait peur à certains, on peut en employer un autre, s'exprimer, montrer, proclamer, etc...
Au vu des cortèges, de l'encadrement, des dispositifs policiers, la question va commencer à se poser sérieusement. Montrer sa détermination, dans une marche en pleine campagne peut avoir un effet visuel certain. Une idée de défilé en Beauce, dans une plaine plate comme la main, cent mille personnes filmées sur une route de campagne, d'un bourg à un autre, pas de danger de casse, juste la masse, la même sur un contrefort des Vosges ou du Massif central, et quelques autres dans nos riantes campagnes. Le transport pourrait être un souci mais cela s'organise. Le ministre Nunez, dont on devine le sinistre fonctionnement, trouverait-il à redire ? Sûrement tant les recours administratifs de ces derniers jours ont montré, non la volonté de maintenir l'ordre, mais une féroce envie de museler la parole populaire. Si ce monsieur tient jusqu'au bout du mandat du petit potentat élyséen ( il fait le job), on se souviendra de lui comme l'éborgneur de la place Beauvau. Comme d'autres avant lui, Mr Thiers, sans les fusils, tirant sur les ouvriers, lui envoie ses casqués tirer des grenades près des écoles, trouvant la réponse proportionnée. Des plaintes sont en cours.
Un monsieur est mort dans un commissariat, dont a masqué les causes réelles, les traumatismes policiers sont la cause du décès, non une insuffisance cardiaque. Sinistre cachotterie rappelant d'autres communiqués d'ailleurs, du style " il a glissé dans l'escalier ".
Petit à petit, le monstre fait son nid.
Les élections ont commencé aux USA, à voir comment le président en exercice va réagir. Les sondages donnent dix points d'avance aux Démocrates.
Nous verrons mardi soir.
Le premier novembre, du monde dans les cimetières, moins qu'avant, beaucoup moins. A quoi bon, plus d'incinération, moins de corps allongés, et la mémoire qui flanche, les éloignements professionnels, les vacances scolaires, ainsi va l'amnésie collective. Nul besoin, me dira-t-on, d'aller ostensiblement se "recueillir", l'être cher disparu est présent, de par son absence, je le sais. Il n'empêche que, cette année, je n'irai pas au cimetière aujourd'hui, j'irai un peu plus tard, je ne peux être au four et au moulin en même temps.
La chanson d'Amy Winehouse, c'est son jour. Les jardins de l'Alhambra, splendeurs d'un autre temps.
Bonne journée
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