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Oreilles qui sifflent / Il est 7h41 le 7 septembre 2026

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Oreilles qui sifflent / Il est 7h41 le 7 septembre 2026
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Oreilles qui sifflent / Il est 7h41 le 7 septembre 2026

L'extrême-droite fait le plein dans un land de l'ex-Allemagne de l'Est. La réunification n'a jamais été totalement mise en oeuvre, les frustrations accumulées et le mépris à peine dissimulée des enfants gâtés de l'Ouest allemand ont enrichi le terreau favorable à une résurgence hélas très classique des "oubliés", comme le sont les votants du populisme de droite. Chez nous, je dirais que nous avons les mêmes, à l'échelle d'un pays, dans les territoires profonds d'une France qui se sent regardée de haut par les habitants des métropoles régionales. La cartographie de la rancoeur se dessine facilement, elle sera d'autant plus déçue qu'il n'y a pas de solution miracle. Dans les villages ruraux, ne sont restés que celles et ceux qui n'avaient pas le choix ou alors celui d'un mode de vie rural conscient, en avance sur son temps, d'une qualité au quotidien porteur d'une certaine tranquilité. Le prix à payer n'a rien de dramatique, sauf à considérer le silence comme une punition, et le chant des oiseaux, des coqs au petit matin comme un dérangement inopportun. Je m'égare sur des épiphénomènes. L'oubli nous touche ou nous touchera toutes et tous au fur et à mesure de l'âge. L'analyse de ce vote ne peut se contenter de ce ressenti, il se heurte à de multiples causes, glissement global d'un repli sur soi, individuel ou identitaire, d'une flagornerie envers des comportements indécents, renversement de valeurs, retour d'un autoritarisme plus simple à mettre en oeuvre qu'une pédagogie de chaque jour; 

Tout cela est dit et expliqué, documenté. 

La lecture de ces écrits n'est pas le passe-temps des personnes concernées qui considèrent l'explication comme une accusation à leur encontre, de la part d'une élite qui se penche sur une maladie qu'il faut soigner. 

Le suffrage universel a ceci d'implacable est qu'il est censé représenter tout le monde, de ceux qui comprennent tout à ceux qui ne comprennent rien, en passant par ceux qui savent, expliquent aux autres sur un ton docte comment il faut voter. 

Je me sens un poil hors sujet ces temps-ci, idéaliste vieillissant, un peu responsable à mon petit niveau de cet état de fait. 

Ca me passera, sans importance sur la marche du monde, d'autres n'ont pas la décence de se taire, dans la responsabilité flagrante de ce dérapage moral. Pas de nom, pas de parti, inutile de tirer sur l'ambulance. Je parle de trahison, de tromperie éhontée envers celles et ceux qui y croyaient. Je crains que ce ne soit qu'une chimère, ils le savaient et n'ont rien dit, tout ça pour une parcelle de pouvoir temporel, sous les ors de la République qui a le dos large et les oreilles qui sifflent aujourd'hui. 

Irresponsables ET coupables. 

Bonne journée

JJ Cale et le Maroc en images

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Lâchez ce crucifix / Il est 7h54 le 6 septembre 2026

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Lâchez ce crucifix / Il est 7h54 le 6 septembre 2026

L'élection présidentielle a lieu au printemps prochain. Je ne sais pas si les candidats déclarés ou hypothétiques se rendent compte de l'effet de saturation qui prévaut, eu égard à d'autres sujets d'actualité autrement plus urgents. S'auto-entretenir est une nécessité, être présent sur la scène permet une visibilité mais...

Combien de meetings, de plateaux-télé, et de retours de bâton, de réactions face à l'évènementiel et ses imprévisibles conséquences, et des écueils et autres pièges tendus par des médias avides de punchlines, le tout au détriment de prises de conscience de la gravité inhérente à la " vraie " actualité ?

La lassitude risque de tuer dans l'oeuf toute réflexion sur le vote, celui qui engage... Par expérience, la dernière quinzaine avant l'ouverture des urnes est primordiale, les indécis sont majoritaires dans ce temps-là. Je vois et j'entends des échanges, un entresoi stérile, avec une candidate condamnée dont on ne sait si elle pourra candidater véritablement, ce qu'aucun sondage ne doute apparemment, perspective surréaliste quand on lit les piques vachardes entre membres du même parti. C'est la même chose de l'autre côté, les socialistes sont fort nombreux, plus d'un mois avant leur primaire, et six mois ensuite pour tenter de décoller, avec un ex-président qui s'échauffe. 

La France insoumise multiplie les meetings, très bien fournis je constate mais l'usure ne guetterai-t-elle pas au fil des semaines ? Un faux pas est-il envisageable ? 

Trop de sollicitations finiront par détourner le bon peuple des urnes. 

Quelques candidats, c'est nouveau à cette échelle, appellent ouvertement à la retraite par capitalisation, fondement de l'ultra-libéralisme, sapant par cette proposition ce qui fait le socle de notre systéme social. La privatisation rampante du système de santé, la remise en question de prestations de la Sécurité sociale deviennent des règles à accentuer si l'on écoute les candidats de droite, et certains aménagements pour des candidats dits de gauche. Cette élection est celle de tous les dangers. Il faut multiplier les mises en garde et dénoncer les contre-vérités sur le coût social, dire haut et fort que l'extrême-droite, avant d'être extrême, est avant tout partisane d'une politique libérale aux antipodes des intérêts de celles et ceux qu'elle prétend défendre. Elle est de droite tout simplement, à lister les nombreux votes anti-sociaux du RN lors des dernières sessions de l'Assemblée Nationale. 

Je sais, rien de glamour dans tout cela, et je fais ma campagne tout seul dans mon coin. 

Bonne journée et...toujours pas d'eau tombée du ciel. 

En bande-son, un brin de folie du grand Jacques, ça fait un bien fou... et beaucoup d'images de partout.

 

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Demain, dès l'aube... / Il est 7h55 le 5 septembre 2026

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Demain, dès l'aube... / Il est 7h55 le 5 septembre 2026
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Pas de rosée ce matin. Je touche l'herbe, ou ce qu'il en reste, et le doigt mouillé ou non je me rassure ou me désespère. Hier, il y avait cette humidité qui rend l'herbe verte et laisse espérer une nature renaissante. Je sais que ma naïveté confine à l'innocence mais je n'ai jamais tant aimé la couleur verte, et détesté le jaune. En bord de Loire, sous l'ombre des aulnes, l'herbe a repoussé, quelques mètres plus loin, le soleil brûle ce qui reste de végétaux. 33 degrés hier après-midi, un petit coup de revenez-y, fermeture des persiennes, et lecture à l'abri après la promenade canine nécessaire et le bain salvateur d'Athos. 

La foire de Digoin bat son plein, un petit goût d'avant, tous ces stands du savoir-faire culinaire, et des artisans locaux sont une rupture dans le temps, une faille à travers laquelle l'on aperçoit les années 70 80, celles du pays d'avant, d'avant quoi ? Je ne sais plus vraiment, la province française où l'idée que l'on s'en fait. J'entends le discours de certains, à la terrasse du bar du centre, quelques mâles bien en chair devisent grassement, sûrs d'eux, chez eux, les habitués échangent de table en table, rendez-vous pris, un banquet en préparation, cela y ressemble. 

8,3 milliards d'étrangers sur notre planète, j'ai compté pour un institut de sondage : les hordes de migrants sont à nos portes, les yeux rivés sur l'Eldorado français, première destination touristique mondiale, futur enfer sur Terre. Stoppez tout, plus d'images de nos plus beaux villages, enfermez Stéphane Bern, il est fou celui-là de faire la pub des terroirs... 

Vu d'ailleurs, l'image proprette des belles pierres de Bretagne ou de Bourgogne tourne en boucle de Bamako à Djakarta, de Recife à Alger. Notre ethnocentrisme égocentrique devient pathologique, comme si nous étions le centre du monde civilisé, entre zones commerciales hideuses et centre-villes désertées, villages fantômatiques, périphériques saturés, autoroutes hors de prix et côtes bétonnées. Qu'ils viennent goûter à l'hospitalité française, les 8 milliards d'êtres d'ailleurs, elles et ils verront le regard en biais, l'insulte au bord des lèvres, et le coup de fil anonyme, la police bienveillante à la matraque facile. 

Du plus beau village de France, sanctifié par Saint-Stéphane, aux banlieues Nord de Marseille, il y a un monde réel somme toute assez banal, ni mieux, ni pire que d'autres contrées et, à ce propos, je conseille aux bas du front qui ne jurent que par le bistrot si "charmant", d'aller à la rencontre des quelques 8 milliards " d'autres gens ", leur conter l'Histoire de France et, accessoirement, d'écouter la musique d'autres langues.

Bonne journée

Musique d'un autre temps, d'autres gens...

Images d'ici bien de chez nous. 

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Dans une autre galaxie / Il est 7h57 le 4 septembre 2026

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Georges Lucas, que l'on ne présente pas (je l'espère), inaugure un musée à Los Angeles, entièrement financé par lui, aux formes originales, autour de Star Wars et de l'univers qu'il créa tout au long de son existence, ainsi qu'à ses multiples collections dont l'éclectisme ravira les plus blasés d'entre nous. Une info allégée qui ne doit rien à personne, ce monsieur a contribué à nous faire rêver pendant un demi-siècle, sans agressivité aucune, laissant à d'autres le soin de cultiver la violence latente qui nous mine. Le méchant sera toujours Dark Vador, la princesse Leïa et Harrison Ford le bad boy attachant avec sa grande peluche Chewbacca. Eh oui, merci à lui. Donc, un musée à voir, loin, si loin, dans une autre galaxie...

Je sais nous sommes dans une réalité toute autre, entre un climat qui devient erratique, en partie grâce à nous, et des guerres qui se prolongent. Poutine s'est fait engueuler par Mohdi, le premier ministre indien, sur la guerre en Ukraine, inutile et contre-productive. L'autre, inexpressif, avait la jambe qui tremblait, signe de malaise, mais bon, à la fin, un léger, très léger sourire, on se quitte et on se dit à bientôt, après plusieurs centaines de morts supplémentaires. Chaque jour, je visualise une horreur en Palestine, chaque jour l'écoute le silence assourdissant de notre gouvernance. Je lis une baisse des dotations concernant une mise aux normes thermique des bâtiments scolaires en France, annonce faite cet été. Je ne sais s'il faut se laisser aller et traiter ces gens de tous les noms d'oiseaux qu'ils méritent, leur cracher dessus, ou continuer notre chemin dans une indifférence maîtrisée. Pas de session parlementaire extraordinaire en Septembre, rien à débattre, pas de sujet d'urgence, de toutes façons, comme le dit l'ineffable Lecornu, nous avons le 49/3 si urgence il y a. 

Le plan d'aide aux paysans est repoussé lui aussi, ils peuvent attendre. La rentrée et ses températures en baisse permettront sans doute de calmer l'aigreur des personnes concernées. 

Népal-Tibet, 1300 morts et plus de 5000 disparus. Nous connaissons aujourd'hui la conjugaison des causes de cette catastrophe, le lien de causalité et ensuite...?

Rien, bien sûr, dans cette région du monde, loin de tout, dont l'Occident ne pleurera pas les morts. 

La rentrée littéraire est en pleine ascension, avec ses manques et ses surprises, ma rentrée à moi réside dans les réactions de lecture de ma prose, réactions positives et étonnées, ce qui fait plaisir, je prends...

Bonne journée

Images et son d'Islande, voyage en solitaire en 2012

 

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Abonné absent / Il est 7h42 le 3 septembre 2026

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Synthétiser l'actualité chaque est un exercice difficile. Il suppose des choix. Je vois deux hommes débattre, Ruffin et Villepin, que rien ne semble rapprocher et pourtant. Les deux ne sont officiellement en campagne mais on subodore une furieuse envie d'y aller, chez les deux. Ils sont libres de se rencontrer dans un ailleurs médiatique, loin des plateaux télés où ils sont peu invités. Leur visibilité tient à la marginalité qu'ils cultivent, hors appareil. Les idées qu'ils cultivent, projet de société ne sont du même moule idéologique, loin s'en faut. Mais il y a une connivence, une langue sans fard, une forme d'honnêteté intellectuelle, de ceux qui se sont affranchis des appareils, dans les deux cas, électrons libres des deux côtés du spectre politique. Nous verrons bien ce qu'il en résultera, à suivre, moins prévisible qu'un Retailleau, sinistre clone du RN, ou d'un Glucksmann ou Hollande, ce dernier ne manquant pas d'air, il faut que quelqu'un de son entourage lui dise. 

A l'international, la France est aux abonnés absents, rien sur Israël, rien sur la RDC, dont l'épidémie d'Ebola devient hors de contrôle. Je parle de ce pays, juste pour préciser que c'est un pays francophone de 100 millions d'habitants, disons que cette ancienne colonie aurait peut-être besoin de nous. Le Québec, autre fer de lance de la francophonie, est la cible de son voisin, attaques en règle contre la langue française dans un domaine bien précis, l'étiquetage des produits fabriqués au Québec à destination des USA pose problème au bouffon de la Maison Blanche, double langue, eh oui, ce clown trouve à redire, comme il débaptise le lac Ontario en lac des Amériques... La France n'a aucune politique internationale, à part faire des courbettes à Israël, d'autres génuflexions vers les monarchies du Golfe. Je me souviens à l'instant que le projet de parc financé par l'Arabie Saoudite avec pour emblême "Dragon Ball" n'a pas obtenu l'accord des ayant droits de ce personnage de manga, on en est loin. Il se pourrait que cette annonce ne soit qu'une opération de com' de plus, maladroite qui plus est, timing désastreux, comme le reste. 

La rentrée scolaire voit le nombre d'élèves baisser, la décrue amorcée par une baisse de la natalité significative se confirme, 165000 élèves de moins, les collèges sont touchés à leur tour. Nous aurons l'occasion d'en reparler, le prétexte d'une baisse des moyens est tout trouvé, pour d'autres, ce serait l'occasion d'améliorer l'ensemble mais non, les comptables veillent. 

J'ai démarré la lecture du dernier roman de Caroline Hinault, "Ce qui se joue ", aux Ed du Rouergue. Le thème traité est le langage, ou plus exactement sa fragilité, sous la forme d'un virus provoquant l'aphasie, dislocation des connexions permettant de s'exprimer, maladie existant réellement, ici mise dans un contexte pandémique. Le milieu social touché en premier est le corps professoral. Je n'en dis pas plus, un poil angoissant. 

A suivre un avis de lecture dans les jours qui viennent

Bonne journée

La bande-son est dédié à mon chien, une fois n'est pas coutume et les images sont en accord avec la musique, Londres forever. 

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Responsabilité partagée / il est 6h45 le 2 septembre 2026

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" Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends ". LOU ANDREAS SALOME

J'ai lu cette phrase tout à l'heure et je la fais mienne, avec conviction. Dans le petit monde de mon blog quotidien, à faible audience, ainsi que dans celui des posts balancés sur Fbk, des mots sont employés, des échanges existent (ou pas), des opinions sont émises, pertinentes ou pas, rarement tièdes, elles sont adressées en général en réponse à une information, à une batterie de réactions qui me semblent idiotes, absurdes ou véhiculant une nauséabonde rumeur. Il y a beaucoup de boulot pour contrecarrer le torrent de vomissures qui souille l'esprit et pollue le débat (quand débat il y a), pour donner de la voix face à de splendides omissions, à des mémoires défaillantes ou à de malhonnêtes accusations, de contre-vérités flagrantes ou à une dérive globale vers un entre-soi confortable de gens bien-pensants auxquels il ne faut pas toucher sous prétexte de respectabilité, d'une façade idéologiquement neutre masquant difficilement une omerta qui arrange l'establishment politico-médiatique. 

Je défends une certaine idée, à mon petit niveau, de ce que pourrait être un monde meilleur, face à des gens qui n'en ont cure. La politique, je le sais, demande un certain art du compromis, une gestion d'intérêts divergents à l'intérieur desquels il faut trancher. Les choix opérés montrent en creux une philosophie de vie impliquant des milliers de personnes, dont on a la charge avec, à terme, une influence non négligeable sur leurs existences. Si on élargit le propos, je pourrais utiliser cette phrase :

" La fin est toujours marquée par les moyens que l'on emploie pour y parvenir "

Elle l'est d'autant plus quand l'exercice du pouvoir se pratique sur un temps long, avec une genèse, une réflexion, une rédaction et enfin, une mise en application. Nous pouvons alors, nous citoyens, juger du résultat et donner une opinion par le biais de votes réguliers. Cela est insuffisant. Donner son opinion au fil de l'eau est nécessaire, quelques soient les mots employés et surtout, avec le doigt pointé sur les responsables, si désaccord il y a. 

Des partis politiques ont été au pouvoir, droite ou gauche, peu de changement au final, peu de différences fondamentales, preuve en est la montée d'une frange extrêmiste de droite dont l'Histoire est tristement liée à un piétinement des valeurs humanistes qui me tiennent à coeur. Qui est responsable de la montée de ce mécontentement et des manipulations qui en découlent ? 

Qui se dédouane, se défausse de cette marée brune ? Qui se trompe d'adversaire en ce moment même ? Tout un personnel politique est aux abois, ex-stars d'un système, botte en touche et invoque une tendance générale en Occident, façon déguisée de noyer le poisson. 

Droite et gauche traditionnelles se retrouvent à endosser la responsabilité de ce glissement, de cette banalisation avec, en prime, une course à l'échalote derrière les thèmes de prédilection du moteur idéologique d'aujourd'hui, immigration et insécurité. 

Désolé mais que cela fasse plaisir ou non, je resterai droit dans mes bottes, avec maladresse parfois, mais toujours avec ce qui me reste d'idéalisme. 

A bon entendeur...

Bonne journée

P.S / J'ai appris le décès de Charles Josselin, ex-député et ministre socialiste, que j'eus l'occasion de rencontrer dans ma prime jeunesse, qu'il repose en paix. 

En bande-son, un furieux besoin, en images assouvies. 

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Les méfaits de l'âge / Il est 7h31 le 1er septembre 2026

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C'est la rentrée scolaire aujourd'hui. Peu concerné par le sujet, je passe mon chemin. Ma fête aujourd'hui me fait toujours sourire, vu le mécréant que je suis. Mon prénom vient d'un personnage mythologique, berger de son état dans une Grèce fantasmée, comme souvent dans l'origine de notre "petit" nom, on ne sait qui a décidé de cette histoire. Les martyr(e)s chrétien(ne)s forment le gros du troupeau, d'autre nous viennent d'ailleurs, mix joyeux au nez et à la barbe des franchouillards de nos campagnes. Un week-end à la montagne, beau temps, hôtes sympathiques et discussions d'un idéalisme bon enfant, l'espérance ne coûte rien dans les mots prononcés sous un tilleul centenaire. Je dirais que c'est rafraîchissant à défaut d'être réaliste, peu importe, le principe de réalité devient étouffant dans la plaine, prendre de la hauteur donne un peu d'air. 

Quelques images du Proche-Orient me sont parvenues de ce qui peut s'apparenter à une dictature militaire, Israël. Son armée si glorieuse devient un vulgaire service d'ordre vidant les rues à l'approche d'une manifestation d'extrémistes religieux dans une ville de Cisjordanie. Des gamins en uniforme lourdement armés repoussent avec morgue des habitants rentrant chez eux, près de leurs domiciles. Images prises au smartphone, brutes, en l'état. Rien de tel que ces prises de vues au contact, la vérité se trouve là, dans ce vécu que l'on sent quotidien. J'établis de suite une passerelle, avant d'oublier, avec une interview d'un médecin juif revenu d'Israël, y ayany vécu trois années suite à son engagement d'y aller vivre. La terre promise, comme il le dit, devient une terre de haine, les rapports humains y sont détestables et le mépris affiché envers les Palestiniens devient la norme. Il en est reparti, et ma judaïté, dit-il, trouvera à se nourrir dans le domaine culturel et spirituel loin d'une Terre salie par des gens qui parlent en mon nom, je suis juif rajoute-t-il. 

Ce monsieur parlait calmement, avec sérénité, comme d'autres entendus en d'autres circonstances, sans pression évènementielle particulière, juste un constat terrifiant, il parla des nazis, comparaison ô combien lourde de sens, en évoquant l'Etat hébreu. 

A part la continuité dans l'horreur, Trump rebaptise le lac Ontario, Lac des Amériques, il me semble. Ce clown serait bien inspiré de quitter notre planète par tous les moyens à sa convenance. Qu'il demande à son ami Musk une place dans une fusée, pour la mise en orbite d'une capsule orange :

Et pourtant, elle tourne...

Rien d'autre ce matin, une fraîcheur aère les neurones jusqu'à la prochaine poussée de chaleur prévue pour la fin de semaine. 

Une page sport rapide : L'élimination au premier tout de l'US Open de tennis de Djokovic, une première depuis vingt ans. Les commentateurs n'ont pas eu la cruauté de tenir le commentaire qui s'impose, à savoir qu'il faut savoir s'arrêter à temps, cela n'enlèvera rien à son prestigieux palmarès, le spectacle du champion quasi agonisant sur le cours ne fut pas un grand moment de sport, juste un homme constatant les méfaits de l'âge. 

Bonne journée

Une bande-son issue du week-end, et des images de 2013, Inde du Sud, voyage en solitaire. 

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Les trois mousquetaires / Il est 7h29 le 30 août 2026

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Je suis tétanisé par l'enjeu : d'un côté Glucksmann, de l'autre Faure, duel à fleurets mouchetés selon Le Monde qui a le sens de la formule, dans l'enceinte de lieux historiques, à Blois, ville au célèbre château, je me dis que la France retient son souffle. Ici, l'on parle d'un candidat potentiel pour une mouvance qui a fait 2,5% aux dernières élections présidentielles, déchirée entre de multiples courants dont on peine à distinguer les nuances de rose, du pâle au rose vif, n'exagérons pas, le rouge est absent. Et pendant ce temps, Mr Hollande avance dans " un trou de souris ", pas sûr qu'il passe l'épreuve, autre temps, la rupture tempoorelle est passée par là, il faut que quelqu'un lui dise que l'Histoire repasse rarement les plats. 

Les universités d'été sont un non-évènement destinée à capter l'attention des médias, une pré-rentrée, même Retailleau s'y est mis, c'est vous dire. J'imagine les petites mains pianotant fébrilement afin de saisir les taux d'audience, les clics divers sur les réseaux, et les servir tout chaud aux combattants trempés de sueur après leurs duels respectifs. 

Je souris mais ce n'est pas drôle pour tout le monde, franchement et très honnêtement, qui peut croire un seul instant que les sus nommés dépassent, soyons généreux, 10% au premier tour. Une primaire à l'Ibis de Moulins sur Allier, je les invite ensuite pour une douceur, un dessert maison. 

24,12 ° record de 2003 battu, été le plus chaud jamais enregistré en France. 

Ce n'est pas le problème de nos candidats, l'économie reste le moteur d'une campagne, les sous d'abord, la météo suivra, comme l'intendance disait De Gaulle. 

Il suffira de quelques faits divers à la fin de l'hiver prochain, la presse de Bolloré peut nous organiser un raout dans une banlieue sensible, et c'est emballé Le Pen ou Bardella, avec les législatives dans la foulée. 

Bienvenue dans la France d'en bas, celle qui interdit la Ligue des droits de l'homme dans une foire régionale et reçoit le sieur Bardella au même endroit et Mr Attal, fer de lance de l'humanitaire. Un résumé de la foire de Chalons sur Saône, l'AFPS de la même ville a été interdite aussi. Je ne sais si l'ambassadeur d'Israël était invité, mais il croule sous les agapes qui lui sont réservées. 

Allez, bonne journée

Tube planétaire en bande-son et voyage en Inde du Sud, images de 201

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La onzième heure de SALMAN RUSHDIE aux Ed Gallimard

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Je ne connaissais rien de cet auteur par ailleurs très connu pour de mauvaises raisons. Il y a un côté magicien à n'en pas douter, l'art de nous transporter dans des univers où les codes sont loin de notre lot à tous.
Le mélange d'occidentalisme et d'indianisme montre àquel point le mariage des deux entraîne une confusion dans la représentation des rapports humains, tournant ce mix en ridicule parfois, tirant un plaisir manifeste à rétablir une forme de justice immanente. La tolérance pointe souvent, le refus de la médiocrité, du mercantilisme et de la futilité entraîne le lecteur dans un flot d'humour teinté de second degré, la moquerie achevant de tuer toute tentative de normalisation.
La férocité de la critique sociale est très caustique.
Il y a une fascination évidente pour une liberté de ton, un refus de toute norme appauvrissant ce qui fait le sel de l'existence.
Priorité est donnée au plaisir de vivre par delà les apparences.
A lire, un vrai bonheur

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L'Odyssée / Il est 8h42 le 29 août 2026

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Un mot entré dans le langage commun dont on comprend le sens immédiat. Le film vu hier se donne les moyens de coller aux innombrables soucis d'Ulysse, empêché par les éléments aidés par les dieux. Les personnages bien campés sont arc-boutés dans leur rôle respectif, sans faiblesse, ce qui manque parfois, le doute ne s'insinue jamais chez Ulysse dont on nous montre que l'issue lui sera favorable, déjouant les pièges et les ruses du panthéon grec. Il est vrai que nous connaissons toutes et tous la destination, qu'il arrivera à bon port, que les méchants seront punis avec néanmoins une très forte remise en question du pourquoi de ces déchaînements de violence. La perte de ses compagnons d'arme entamera sa foi en Zeus, s'abritant derrière la sagesse de sa fille Athéna, aide précieuse. Quelques morceaux de bravoure cinématographiques rendent le spectacle époustouflant, sans temps mort et les presque trois heures de la projection ne sont pas de trop pour dépeindre une aventure unique en son genre. Une volonté " démonstrative " peut nuire en filigrane, à trop vouloir montrer plutôt que suggérer, mais ce n'est qu'une légère impression personnelle. A voir au cinéma impérativement dans une bonne salle. 

Israël encore et toujours dont les dieux s'occuperont peut-être un jour, peuple élu dans l'Olympe de la cruauté, la dernière en date consista à bombarder sciemment une usine de dessalement d'eau de mer à Gaza et quelques tentes de réfugiés jouxtant celle-ci. Je rajoute une citation du ministre de la défense israélien justifiant sa bonne humeur par le spectacle des habitations détruites à Gaza, politique délibérée de l'état hébreu de priver les palestiniens d'un toit pour s'abriter. A ce niveau-là, le qualificatif de ce qui se pratique ici rejoint ce qui a été dit et redit en d'autres temps, en y rajoutant celui de "cruauté" délibérée. 

Ce pays est devenu un asile d'aliénés, de psychopathes assermentés. 

J'ai terminé la lecture du recueil de nouvelles de Salman Rushdie, avis de lecture à venir. 

Bonne journée

Graeme Allwright en un temps que les moins de...ans ne peuvent pas connaître, suivi d'images diverses. 

 

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