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S'exprimer, proclamer, etc.../ Il est 7h50 le 1er novembre 2026

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S'exprimer, proclamer, etc.../ Il est 7h50 le 1er novembre 2026
S'exprimer, proclamer, etc.../ Il est 7h50 le 1er novembre 2026
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S'exprimer, proclamer, etc.../ Il est 7h50 le 1er novembre 2026

" Je manifeste pour que l'on puisse manifester". 

Si le mot manifester fait peur à certains, on peut en employer un autre, s'exprimer, montrer, proclamer, etc...

Au vu des cortèges, de l'encadrement, des dispositifs policiers, la question va commencer à se poser sérieusement. Montrer sa détermination, dans une marche en pleine campagne peut avoir un effet visuel certain. Une idée de défilé en Beauce, dans une plaine plate comme la main, cent mille personnes filmées sur une route de campagne, d'un bourg à un autre, pas de danger de casse, juste la masse, la même sur un contrefort des Vosges ou du Massif central, et quelques autres dans nos riantes campagnes. Le transport pourrait être un souci mais cela s'organise. Le ministre Nunez, dont on devine le sinistre fonctionnement, trouverait-il à redire ? Sûrement tant les recours administratifs de ces derniers jours ont montré, non la volonté de maintenir l'ordre, mais une féroce envie de museler la parole populaire. Si ce monsieur tient jusqu'au bout du mandat du petit potentat élyséen ( il fait le job), on se souviendra de lui comme l'éborgneur de la place Beauvau. Comme d'autres avant lui, Mr Thiers, sans les fusils, tirant sur les ouvriers, lui envoie ses casqués tirer des grenades près des écoles, trouvant la réponse proportionnée. Des plaintes sont en cours. 

Un monsieur est mort dans un commissariat, dont a masqué les causes réelles, les traumatismes policiers sont la cause du décès, non une insuffisance cardiaque. Sinistre cachotterie rappelant d'autres communiqués d'ailleurs, du style " il a glissé dans l'escalier ". 

Petit à petit, le monstre fait son nid. 

Les élections ont commencé aux USA, à voir comment le président en exercice va réagir. Les sondages donnent dix points d'avance aux Démocrates. 

Nous verrons mardi soir. 

Le premier novembre, du monde dans les cimetières, moins qu'avant, beaucoup moins. A quoi bon, plus d'incinération, moins de corps allongés, et la mémoire qui flanche, les éloignements professionnels, les vacances scolaires, ainsi va l'amnésie collective. Nul besoin, me dira-t-on, d'aller ostensiblement se "recueillir", l'être cher disparu est présent, de par son absence, je le sais. Il n'empêche que, cette année, je n'irai pas au cimetière aujourd'hui, j'irai un peu plus tard, je ne peux être au four et au moulin en même temps. 

La chanson d'Amy Winehouse, c'est son jour. Les jardins de l'Alhambra, splendeurs d'un autre temps.

Bonne journée

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Anonymat / Il est 7h40 le 30 octobre 2026

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Anonymat / Il est 7h40 le 30 octobre 2026
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Anonymat / Il est 7h40 le 30 octobre 2026

Images de transition entre Malaga et Grenade, le port des super-yachts jusqu'aux contreforts de l'Alhambra. 

La musique est connue, de ce film inclassable dont j'eu la chance de voir le décor lunaire sur la route 66, à savoir Bagdad Café, loin de tout. 

L'actualité ne sonne pas la fin des souffrances du peuple palestinien, tergiversations dont le génocide est absent des suites des élections en Israël. Ils sont tous d'accord pour évacuer la solution à deux états, ce pays vote comme un seul homme pour l'élimination pure et simple d'un peuple, seule la méthode sera différente, le tout sous les yeux d'autruche des pays occidentaux, et l'impuissance diplomatique des instances internationales et d'autres pays moins importants. La honte absolue dont l'être humain ne semble pas se lasser.

Nos politiques continuent leur campagne, le ministre de l'intérieur continue son sale boulot, tout content d'annoner des chiffres de mobilisation des policiers. Je paie des impôts pour constater le niveau de bassesse de ces uniformes casqués, chaque jour est une liste de forfaits, d'insultes et de choix de victimes, les petites frappes d'extrême-droite semblent à l'abri de toute intervention, copain-copain avec leurs homologues lobotomisés légitimés par une gouvernance aux abois. 

Elections américaines, on approche, d'une remise en question de la démocratie américaine, nous verrons jusqu'où le sinistre individu ira dans l'abjection anti-démocratique. 

Le pire est à prévoir. 

Ailleurs, les guerres continuent dans l'anonymat...

Bonne journée

 

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Litanie / Il est 7h48 le 29 octobre 2026

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Litanie / Il est 7h48 le 29 octobre 2026
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Katie Melluah et sa voix suave, un bien fou de bon matin, accompagnant quelques tableaux de Picasso en exposition au Musée de Malaga, ville natale du peintre. Prévoir une réservation pour y entrer, il y a foule. Le musée est petit, prévoir aussi une dose de patience ou une période de l'année ...mais laquelle ? Inutile d'insister, allez-y en Aout, peut-être, moins de monde, ou en Janvier-Février. La Costa del sol est à côté, et son ruban de béton, 80 kilomètres depuis Marbella dont on se demande qui cela fait-il rêver ? Je n'avais pas vu cela lors de mes voyages précédents et je dois avouer que l'immobilier continue de prospérer sans que je comprenne vraiment pourquoi. L'eau, 30 mètres de sable, immeubles, autoroutes, centres commerciaux, et immeubles de nouveau à l'assaut des contreforts montagneux. L'horreur absolue ou le bonheur total, c'est selon...

Les vidéos continuent de se répandre sur les réseaux sociaux, chaque jour apporte des témoignages filmés de la violence gratuite des forces de police dans ce pays. Pas de mort, juste ce qu'il faut de brutalité... La gouvernance française est étrillée par les instances internationales, la presse d'ailleurs y va de ses papiers incendiaires. Je connais la répartie habituelle des défenseurs de pandores habituels sauf que nous ne sommes pas dans une quelconque république bananière. L'échec de dix ans de macronisme ( c'est quoi ce néologisme à la c..?), mix de sourires de façade et de libéralisme outrancier, hypocrisies et lâchetés à tous les étages. Effectivement, il est temps qu'ils s'en aillent. 

Ailleurs, ce n'est pas simple, en Israël, aucune majorité, juste une envie que l'autre s'en aille, bien que certains l'apprécient encore, une idée de l'état de délabrement moral de l'état hébreu. 

Une parenthèse médiatique : hier, info d'Arte, 19h45, numéro spécial élections israéliennes. Envoyés spéciaux là-bas, et les commentaires sur l'impasse, nécessité d'alliance, interviews de divers leaders, traitement d'une élection dans un pays ordinaire, disons en Europe sauf que...

Il s'agit d'Israël, pas un mot sur les enjeux, sur les guerres, la Cisjordanie, Gaza, rien sur l'état de siège dans lequel vit ce pays. J'ai trouvé ce numéro fort malaisant, comme un biais normatif dans un pays qui sort des limites d'un état occidental. 

Chacun y trouvera ce qu'il veut, une influence extérieure à la rédaction, rappelons qu'Arte est une chaîne franco-allemande, avec BHL au comité de surveillance. 

Bonne journée

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Nous ne sommes pas seuls / Il est 8h14 le 28 octobre 2026

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Nous ne sommes pas seuls / Il est 8h14 le 28 octobre 2026

La bande-son joyeuse et les futilités de belles tenues associées à de beaux chassis, aucun machisme de bas étage à l'esprit. Le musée de Malaga qui associe les grands couturiers et les voitures d'une époque révolue n'a pas de cette trivialité, nous sommes dans le grand monde, la vulgarité reste à la porte. 

Fashion et belle époque sont exposées ici dans ce musée qui vaut le détour, en bord de mer qui plus est. 

Museo automovilistico y de la moda, tel est son nom. 

Un peu de futilité dans ce monde de brutes. J'ai vu en partie un doc sur Arte hier soir concernant Harvard et ses problèmes avec l'administration Trump. Un personnage sinistre y est interviewé, entre autres, la cheville ouvrière de la lutte (?) contre les universités américaines. Ce type- Josh Gronbaum-membre de l'équipe de Musk, m'a fait penser à certains dignitaires nazis, dans l'implacabilité du propos, définissant la conclusion à laquelle il souhaitait parvenir, la mise à genou d'une structure perçue comme hostile, par le biais financier et le chantage permanent. Le ton de ce bonhomme, sûr de lui, faisait peur. Le mot "fascisme" m'est venu à l'esprit de suite, froid, cynique avec le plaisir non dissimulé d'humilier l'interlocuteur. D'autres personnes, plusieurs femmes, se drapaient dans l'oripeau de la "Sécurité nationale" pour justifier l'abandon d'un sentimentalisme jugé excessif. Trump évacué, ces gens resteront, seront mis de côté, on l'espère, mais le malaise persistera. Le rapprochement avec l'Allemagne nazie m'est apparue par des évènements anodins au début, dans un paysage démocratique, puis l'arrivée au pouvoir, avec une machine idéologique prête à l'emploi. Le vice-président actuel dit, reprenant une formule de Nixon :

"Les professeurs sont nos ennemis". 

Le message est clair sur la nature d'un tel régime, obscurantisme, autoritarisme, prévarication et violence. 

Attention à nous, même si cela fait sourire certains, qui balaient d'un revers de main toute tentation d'une imitation incertaine, se pensant à l'abri.

Nous ne sommes pas seuls, en effet, les petites frappes sortent du bois dans nos rues, l'idéologie rampante fait son nid dans les porte-voix du libéralisme, l'université est un repère (de gauchistes), le discours existe et vous aurez les serviteurs zélés pour justifier et asseoir un régime. 

Hitler n'était pas seul, élu...

Bonne journée

 

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Point de vue imprenable / Il est 7h37 le 27 octobre 2026

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Point de vue imprenable / Il est 7h37 le 27 octobre 2026
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Ce morceau des Doors fut interdit sur les ondes à l'époque, l'on comprend aisément pourquoi. Coppola l'utilisa dix ans plus tard dans "Apocalypse now", et l'on comprend aussi dans quel but. Je parle d'oeuvres inconnues de beaucoup, à la signalétique datée, dont je me demande si leur exposition au public serait possible aujourd'hui. Leur création même serait difficile tant elle suppose un arrière-plan propice à leur gestation. C'est une réflexion d'ancien se posant une question qui n'a pas lieu d'être, les artistes d'aujourd'hui ont leur propre background, protéiforme, aux questionnements dont nous n'avions pas la moindre idée il y a un demi-siècle. 

Les images du jour nous viennent de Ronda, petite ville au sud de l'Andalousie dont la particularité tient en son positionnement sur un promontoire spectaculaire, ville ancienne comme ses consoeurs situées sur des hauteurs imprenables, clé de passage entre vallées avec notamment un accès à la mer via les montagnes, notamment la sierra de Las Nieves, lieu de randonnée apprécié. La ville vit aussi la naissance de la tauromachie moderne à la fin du 18ème siècle, genèse retracée dans un musée sous les gradins des arènes. La ville est petite et suscite l'afflux de visiteurs, d'autant plus encombrants, que la place manque, et tout ce petit monde se concentre sur les points de vue, imprenables comme il se doit. Je suis passé ici en 1988, aucune souvenance d'une telle foule, autres temps...

Pas de polémique inutile sur le sujet, je ne serais pas juge et partie, si je suis là-bas, je suis un touriste. 

Tout point de vue, quelle que soit la nature du propos, est difficile à expliquer sur un support comme celui-ci. La vanité de mon opinion apparaît dans toute sa nudité, une fois détachée du contexte. Je m'en suis aperçu en relisant mon texte d'avant-hier. Il me fallait illustrer ma prose avec l'image qui m'avait fait réagir. Grossière erreur de ma part, l'instantaneité de mon ressenti ne pouvait s'expliquer qu'avec la photo incriminée en regard, toute autre formule étant vouée à l'incompréhension. La pédagogie demande plus de rigueur, je reste là-dessus un béotien de première. Par ailleurs, je n'ai rien à apprendre à qui que ce soit mais la maladresse de la démarche est patente. 

Il est plus simple de raconter ses vacances, la qualité des photos et les commentaires afférents seuls comptent et là non plus, ce n'est pas gagné. 

Comme me disait quelqu'un :

" Qui expose s'expose "

Bonne journée

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Tout, tout de suite / Il est 9h22 le 26 octobre 2026

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Tout, tout de suite / Il est 9h22 le 26 octobre 2026
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Je reviens vers Cordoue.

La construction d'une église dans une mosquée est en soi un acte symbolisant la victoire. Ils auraient pu la bâtir à côté. Mauvais esprit de ma part, sachant que le lieu de culte musulman a été transformé, pas détruit. Il était prévu de construire une autre cathédrale au sein de la mosquée, projet de l'Eglise, retoqué par la royauté catholique, avec des mots définitifs sur la banalité de la construction envisagée, en comparaison de l'unicité du lieu saint de l'islam. Charles Quint, me semble-t-il, empêcha la destruction complète de l'ensemble. Il sévit cependant à Grenade par un palais, jamais habité, au sein de l'ensemble architectural de l'Alhambra. On ne peut pas dire que l'harmonie ait été le maître-mot de ce gros pâté disgracieux. La rencontre de deux religions au faîte de leur rayonnement ne peut se traduire que par un affrontement, symbolique, accompagné toutefois de moments de respect mutuel, de Cordoue à Grenade, deux siècles et demi de cohabitation avant que le naturel ne prenne le dessus, chute de Grenade, massacre ou conversion forcée, puis exil des survivants vers leurs terres africaines. 

Quelques siècles plus tard, les livres d'histoire tentent d'expliquer ce qui est resté de cet antagonisme, monuments prestigieux, lieux de pouvoir avant toute chose, magie des joyaux architecturaux. 

L'actualité semble bien peu concernée par ces retours en arrière, le temps anoblit, loin de la frénésie d'une immédiateté brouillant le raisonnement. 

Des élections à foison, soubresauts dans une tendance lourde vers une servitude volontaire, Lula gagne au Brésil, jusqu'à quand ? 

La Serbie bascule, là aussi jusquà quand ? Un mouvement étudiant accouche d'une majorité dans une assemblée, face à un pouvoir en place corrompu. La corruption est une maladie endémique des démocraties en devenir, les hommes et les femmes de pouvoir goûtent aux fruits défendus, recrachent les noyaux ou s'étranglent avec, d'autres les remplacent, vierges à l'heure de la victoire. Nous verrons la suite. 

Monsieur Lecornu, premier ministre, reçoit des représentants lycéens, à voir là aussi le sort réservé aux revendications de ces adolescents abîmés. 

Rien à ajouter aujourd'hui, écrire chaque jour suppose une clairvoyance de chaque instant, les excès de langage, mots échappant à la plume, sont là, au coin du bois, destinés à une saine réaction, nécessaire échange trop souvent absent. 

Bonne journée

Une bande-son très soft, et quelques images de Cordoue

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Polie et policée, la foule.../ Il est 6h02 le 25 octobre 2026

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Polie et policée, la foule.../ Il est 6h02 le 25 octobre 2026
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Polie et policée, la foule.../ Il est 6h02 le 25 octobre 2026
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Couché tôt, levé tôt. 

J'ai vu une image de manifestation originale, avec les flics devant, non casqués, ouvrant la marche. Ils ne portaient pas de banderoles mais la foule derrière semblait calme et posée. La légitimité est toute trouvée : vous demandez à la préfecture l'autorisation de manifester, vous leur soumettez le pourquoi, et vous serez accompagné comme des bons petits moutons jusqu'à la bergerie, où vous retournerez bien sagement travailler après ce moment de convivialité avec ceux qui vous protègent contre les vilains casseurs. 

Les S.O, ou services d'ordre, existaient avant, avant les gilets jaunes, qui ont préféré se libérer de la tutelle syndicale, assez grands, assez libres pour revendiquer et se faire massacrer par la police de la République. On sait ce qu'il advint des revendications, on voit de temps à autre des anciens combattants de ces défaites en rase campagne, et la convergence des luttes n' a pas lieu cette année, et n'aura jamais lieu, défiler derrière la police est déjà une défaite en soi. La police obéit aux ordres du politique qui lui-même sert les intérêts d'une classe sociale bien précise, documentée et identifiée. 

Cherchez l'erreur, c'est terminé, la fête est finie, l'ordre règne et ce 24 octobre a suivi le 17, un soi-disant succès, là où c'était autorisé, quelques blessures quand même, focus sur la sagesse de défilés, quand une semaine plus tôt, il n'y en avait que pour les pilleurs de tous poils. 

Je lis : 

" Le droit de manifester est aussi important que le droit de vote. "

Tu parles, Charles ! 

Bien encadrée, la foule applaudit et vote comme il faut. 

Trois autres élections approchent, Bresil, USA et Israël, avec à chaque fois, un manichéisme outrancier entre une sortie du bourbier ou un sillon plus profond vers les ténèbres de l'Histoire. 

Chez nous, c'est plus soft, si l'on veut, mais le choix est le même. 

En Mai 68, nous eûmes le 30 mai et la manif des bien-pensants, Malraux, Mesmer, Debré en tête de cortège, 500000 personnes comme un seul homme derrière l'ombre du général mais le mal était fait, les accords de Grenelle firent plier le patronat avec une augmentation très substantielle du smic, dont le patronat de l'époque jurait qu'il les pousserait vers la tombe. 

Vous voyez quelque chose de ce genre se lever à l'horizon ? 

Rien. La précarisation s'installe, se banalise, et le pouvoir tend ses bras enamourés via un peuple aveugle et sourd à un parti qui fait de l'intolérance son fond de commerce, et ça marche. 

Le combat n'est pas terminé mais l'inconscient collectif trouve à se nourrir dans les images d'une France qui défile sagement derrière la police mais je m'égare peut-être d'avoir raison, de le penser, les symboles sont à lire et accouchent de prospectives assez troublantes. 

Bonne journée

La bande-son a été concoctée par un des leaders de Deep Purple, eh oui, rien à voir. Les images répétitives de la mosquée de Cordoue, histoire d'insister sur l'harmonie de l'époque, avant que les esprits chagrins du catholicisme triomphant ne viennent briser cet édifice unique. 

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L'honneur perdu de la République / Il est 5h13 le 24 octobre 2026

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L'heure est à l'insomnie, celle qui vous cueille, l'éveil durable, sans discussion, les toilettes sont au fond du couloir, il faut se lever et...se recoucher une fois les affaires faites et puis non, il ne veut pas, le cortex refuse d'obéir, il est en position de veille, prêt pour le café-capsules, avant le deuxième, italien de par le matériel employé. 

C'est parti pour plusieurs heures en apnée, hors du temps qui passe, dans le silence sépulcral de la nuit. La lune projette son ombre sinistre sur la campagne, le soleil est encore loin dans les plaines d'Europe centrale, trois bonnes heures avant que l'astre de vie ne daigne pointer ses rayons derrière une couche nuageuse qui s'annonce généreuse, la pluie annoncée est plaisante, le vert reprend des couleurs, l'herbe tendre parsème les bas-côtés, là où l'homme et le chien ne mettent pas les pieds. 

Une parenthèse musicale, même groupe qu'hier, totalement en play-back mais on s'en fiche, quelque chose de ce temps qui passe inexorablement, quand je ne trouve plus la pédale de frein. Je m'arrête, tente de ne pas regarder l'actualité dont je sais pertinemment qu'elle se moque des vaticinations d'un idéaliste déçu, pléonasme en soi. 

La mort rodait en banlieue, sous les traits d'une brute épaisse armée jusqu'aux dents, ressassant les phrases définitives d'un Bardella creusant le sillon de la haine, propos irresponsables et vindicatifs, semant les graines d'une tuerie dans un esprit dérangé par l'échec répété d'une vie chaotique. Le bilan est là, il y a mort d'homme et souffrance d'enfants dont le seul tort est d'avoir la peau foncée, la religion autre, et les moeurs différentes. 

Vous respirez la médiocrité, Mr Bardella, cela se lit sur votre visage factice de marionnette, clone sorti de l'usine à haine de la famille Le Pen. Vous ne savez même pas pourquoi, vous annonez, vous éructez, selon l'humeur, en compagnie de vos collègues Retailleau, Ciotti, et de votre matrone, la voleuse patentée, dont j'apprends que son sort sera scellé quand la Cour de Cassation statuera sur son sort de reprise de justice, sauvant, je l'espère, ce qui reste de l'honneur d'une République bien malmenée ces temps-ci. 

Les faisans qui parlent en son nom empuantissent l'atmosphère comme jamais, appelant à la délation, le prince y va de son couplet autoritaire, jetant l'huile sur le brasier encore fumant, le larbin de l'intérieur brandit des chiffres stupéfiants, au défi de faire mieux, narguant la jeunesse dont on interdit le mouvement ce samedi. 

Pensez donc, 70000 pandores casqués vous attendent, la cour de récréation grandeur nature, plus vingt pour cent; il saisit les chiffres à bras le corps le Nunez, trop fier. Il fait le beau devant son maître, rentré de sa pitoyable tournée chez les émirs. Il serait presque comique que les CRS se retrouvent tous seuls à battre le pavé. Des places remplies d'uniformes, vides de manifestants...

Ce serait très con comme effet...

L'humour n'est pas monnaie courante, rien de très marrant en effet que les effluves qui montent, mais je ne quitterai pas la France pour autant, quelque soit le vainqueur, et comme me l'a soufflé quelqu'un qui ne fait pas de politique, même si c'est Mélenchon qui gagne, je reste...

Bel aveu d'un coeur qui penche d'un certain côté, faute avouée est à moitié pardonnée. 

J'en souris cette fois, c'est fou comme celles et ceux qui ne font pas de politique penchent souvent du même côté. 

J'attends de pied ferme les chars russes, ou autres, dans ma campagne bourguignonne😂.

Bonne journée

Les images de Séville, avant d'attaquer Cordoue demain, l'Andalousie et ses arènes avec à l'esprit la chanson de Cabrel dèjà passée ici, la mort règne sur le sable doré. 

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On n'a pas essayé / Il est 8h07 le 23 octobre 2026

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Les syndicats seront seuls autorisés à manifester ce week-end. Quand on connaît leur représentativité, on peut sourire. Nul doute qu'il y aura un contrôle des cartes à jour des cotisations par la police, on peut le croire, tout est possible. Les stations de métro seront fermées à Paris, beaucoup. Je l'ai vécu une fois pour un 14 juillet, allant voir une expo. J'ai vu des contrôles à l'entrée des ponts pour aller voir le défilé sur les Champs-Elysées. Je suis un gros naïf, et je me dis que notre démocratie est bien malade pour nous autoriser à voter pour des gens qui nous privent de nos symboles fondamentaux. L'anecdote du 14 juillet est suffisamment claire. Je me suis souvenu de la chanson de Boris Vian. 

Revenons à l'actualité immédiate. Le sieur Macron, ci-devant président en sursis, interdit les manifestations de lycéens au moment le plus opportun pour lui, du moins le croit-il, jetant par là même de l'huile sur le feu, continuant sa diatribe sur l'ultra-gauche que même ses propres services ont du mal à cerner dans les évènements récents mais sa seigneurie sait mieux que les autres, comme d'habitude, il a six mois pour sortir des sables mouvants dans lequel il s'enfonce. Nous verrons samedi. Cela peut faire pschitt comme cela peut faire Boum. 

En parcourant Courrier International et ses articles de partout, gauche et droite confondues, les correspondants étrangers ne sont pas tendres. Ce qui est drôle est le point de croisement entre des supports d'obédience opposée, d'accord sur l'incompétence de cette gouvernance en matière économique, de police et de politique, soupçonnant même une volonté cachée de mettre le pied à l'étrier à l'extrême-droite pour un galop d'essai, donnant corps à la répartie populaire bien connue : on n'a jamais essayé. 

J'ai essayé de bricoler, ça ne marche pas, c'est pareil. Ne cherchez pas, l'échec est au bout. 

Plus sérieusement, Macron et ses sbires ainsi que ceux qui les ont financés connaissent le libéralisme du RN, sans risque de remise en cause d'un système bien rodé, de détruire un service public, de lui couper les vivres, de le montrer du doigt, puis de privatiser ledit service, à voir l'hôpital, l'éducation, les transports, les médias. Le RN est pour, on ne change rien. 

Par contre, LFI a un programme qui met noir sur blanc un certain nombre de mesures dangereuses pour le portefeuille de ces gens, qui promet quelques réajustements dans les médias, bref, qui ne fait pas plaisir à la clique actuelle. 

Donc, on tape, on calomnie, on déforme jusqu'à l'outrance, jusqu'à la menace physique. 

Le fin mot de l'Histoire est de connaître le degré de maturité du peuple français face à de telles énormités, face à un matraquage incessant, à la boursouflure de cet ostracisme, ridicule parfois mais, mais nous avons bel et bien 120 députés du RN ... avec des personnes ayant glissé leur vote dans l'urne, plusieurs millions ayant voté pour Mme Le Pen en 2022 et s'apprêtant à faire de même l'an prochain. 

Je ne suis pas optimiste, commençant à regarder où je pourrais aller vivre mes vieux jours loin de l'odeur méphitique dégagée par une poissonnière à l'Elysée, sans fers aux pieds, l'insupportable odeur de la peste brune se répandant sur nos campagnes, un peu la même que nos porcheries industrielles bretonnes, que la Terre entière nous envie. 

L'image olfactive correspond à tous égards à ce que m'inspire ce courant. L'inconscient collectif est une notion à laquelle je crois, connaissant la malléabilité de nos esprits, souvent très occupés à gérer le quotidien, ce qui suffit à nos capacités, loin d'une quelconque conscience de ce qui se passe loin de notre vue. Nous allons vers ce qui nous rassure, à savoir la loi du plus grand nombre, la parole du dernier qui a parlé, et la tendance actuelle va vers le côté obscur, la pente glissante du...

On n'a pas essayé. 

Bonne journée

Musique d'un autre âge et image de la Casa de Pilatos à Séville, Palais sévillan, le plus spectaculaire sans doute parmi ceux que la ville possède, dans la même famille depuis plusieurs siècles, reproduction paraît-il, du palais de Ponce Pilate à Jérusalem, d'où son nom mais rien n'est moins sûr. 

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L'éléphant de PATRICK MODIANO aux Ed Gallimard

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L'étrangeté de ce roman confine à un genre dont ne pensait pas trouver une représentation littéraire chez le prix Nobel de littérature. Un personnage central, solitaire comme il se doit, à la mémoire défaillante, normal chez Modiano, travaille dans une maison d'édition parisienne, rien que très prévisible, habite à Paris dans un secteur urbain un peu tristoune, pour celles et ceux qui connaissent. le décor est planté, l'homme a ses habitudes, il n'a même que ça, des rituels, des manies, et la fâcheuse tendance à regarder chez les voisins, jumelles indiscrètes.
Des gens vivent en face, où sont-ce des extraits de sa vie passée ?
Les avatars sont du monde du virtuel, comme nous le savons maintenant à l'heure de la toile numérique. La mémoire défaillante de notre "héros" comble les vides, comme souvent chez l'auteur, par du vécu récupéré dans une circonvolution d'un cerveau sur courant alternatif.
Il va à la rencontre de...
Il parle avec... ? Avec qui parle-t-il ?
Et quand ?
La dame se lève ... Elle est arrêtée.
Lui se lève...brutalement, l'entraîne avec lui, renverse table et chaises :
- Nous l'avons échappé belle dit-elle.
Lui ou elle, il ne saisit pas, la laisse puis rentre chez lui.
Saisi d'un doute, il demande la concierge de l'immeuble.
- Non, elle n'est plus là depuis vingt ans.
Notre homme retourne à ses occupations, s'attelle à un travail personnel, il fait froid, la chaussée est glissante, il tombe, se relève, décline toute aide, il faut dire qu'il est imposant ce monsieur.
C'est l'éléphant.
Nous serions, si j'osais, à mi-chemin entre Kafka et K.Dick, encore lui.
La réalité n'est pas celle que vous croyez voir, méfiez-vous de vos perceptions, le temps altère pernicieusement leur perfection initiale.
Je lis sous l'encadré de cet avis que je divulgue des éléments de l'intrigue.
Que nenni, il faut des repères pour juger d'une oeuvre et le moins que l'on puisse écrire sur un texte comme celui-ci est l'absence d'une réalité incontestable.
Deux, trois images peut-être aideront le futur lecteur à saisir le je-ne-sais-quoi qui fait d'un livre de Patrick Modiano, une oeuvre sans égal.
A lire bien sûr.

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