" Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends ". LOU ANDREAS SALOME
J'ai lu cette phrase tout à l'heure et je la fais mienne, avec conviction. Dans le petit monde de mon blog quotidien, à faible audience, ainsi que dans celui des posts balancés sur Fbk, des mots sont employés, des échanges existent (ou pas), des opinions sont émises, pertinentes ou pas, rarement tièdes, elles sont adressées en général en réponse à une information, à une batterie de réactions qui me semblent idiotes, absurdes ou véhiculant une nauséabonde rumeur. Il y a beaucoup de boulot pour contrecarrer le torrent de vomissures qui souille l'esprit et pollue le débat (quand débat il y a), pour donner de la voix face à de splendides omissions, à des mémoires défaillantes ou à de malhonnêtes accusations, de contre-vérités flagrantes ou à une dérive globale vers un entre-soi confortable de gens bien-pensants auxquels il ne faut pas toucher sous prétexte de respectabilité, d'une façade idéologiquement neutre masquant difficilement une omerta qui arrange l'establishment politico-médiatique.
Je défends une certaine idée, à mon petit niveau, de ce que pourrait être un monde meilleur, face à des gens qui n'en ont cure. La politique, je le sais, demande un certain art du compromis, une gestion d'intérêts divergents à l'intérieur desquels il faut trancher. Les choix opérés montrent en creux une philosophie de vie impliquant des milliers de personnes, dont on a la charge avec, à terme, une influence non négligeable sur leurs existences. Si on élargit le propos, je pourrais utiliser cette phrase :
" La fin est toujours marquée par les moyens que l'on emploie pour y parvenir "
Elle l'est d'autant plus quand l'exercice du pouvoir se pratique sur un temps long, avec une genèse, une réflexion, une rédaction et enfin, une mise en application. Nous pouvons alors, nous citoyens, juger du résultat et donner une opinion par le biais de votes réguliers. Cela est insuffisant. Donner son opinion au fil de l'eau est nécessaire, quelques soient les mots employés et surtout, avec le doigt pointé sur les responsables, si désaccord il y a.
Des partis politiques ont été au pouvoir, droite ou gauche, peu de changement au final, peu de différences fondamentales, preuve en est la montée d'une frange extrêmiste de droite dont l'Histoire est tristement liée à un piétinement des valeurs humanistes qui me tiennent à coeur. Qui est responsable de la montée de ce mécontentement et des manipulations qui en découlent ?
Qui se dédouane, se défausse de cette marée brune ? Qui se trompe d'adversaire en ce moment même ? Tout un personnel politique est aux abois, ex-stars d'un système, botte en touche et invoque une tendance générale en Occident, façon déguisée de noyer le poisson.
Droite et gauche traditionnelles se retrouvent à endosser la responsabilité de ce glissement, de cette banalisation avec, en prime, une course à l'échalote derrière les thèmes de prédilection du moteur idéologique d'aujourd'hui, immigration et insécurité.
Désolé mais que cela fasse plaisir ou non, je resterai droit dans mes bottes, avec maladresse parfois, mais toujours avec ce qui me reste d'idéalisme.
A bon entendeur...
Bonne journée
P.S / J'ai appris le décès de Charles Josselin, ex-député et ministre socialiste, que j'eus l'occasion de rencontrer dans ma prime jeunesse, qu'il repose en paix.
En bande-son, un furieux besoin, en images assouvies.